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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Ven 4 Aoû - 23:41

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Il aurait pu se cacher derrière la porte pour tout écouter. Néanmoins, il lui restait un minimum de fierté et d'honnêteté, et le letton s'éclipsa véritablement. Il savait exactement à quelle sauce Matt allait être mangé, il connaissait suffisamment sa mère pour ça. Et il savait donc qu'il n'avait pas à s'inquiéter ; elle serait certainement indiscrète, mais ne le torturerait pas pour obtenir les réponses. Bien qu'elle soit particulièrement douée pour mettre en confiance et soutirer même les pires secrets à beaucoup de monde, son fils y compris.
Curare s'éloigna donc vers le jardin, non pas pour y éteindre un quelconque arrosage, mais pour s'autoriser quelques pas en plein air, loin de son homme qui coupait toute circulation, respiration et surtout réflexion chez lui. Il shoota machinalement dans un des nombreux cailloux qui parsemaient le petit chemin qui menait jusqu'aux champs les plus éloignés de la maison de bois. Mine de rien, la réaction virulente de Matt, qui ne s'atténuait pas le moins du monde avec le temps, l'inquiétait. Il ne savait pas quoi faire pour se faire entièrement et parfaitement pardonner. Et il redoutait plus que tout le jour où son compagnon retrouverait la mémoire à propos de ce qui c'était passé avant l'accident.

Cette petite marche ne l'aida cependant pas à remettre de l'ordre dans son esprit. Il était toujours un peu troublé, un peu torturé, et tous les plans qu'il échafaudait dans sa tête ne semblaient mener nulle part. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait avoir une lumineuse idée qui pourrait le sortir de ce marasme dans lequel il finissait par s'enliser tout seul, malheureusement pour lui. Il se dirigea à nouveau vers la maison, décidé au moins à sauver son compagnon des incessantes questions que devait lui poser sa mère depuis déjà un moment qu'il ne tarderait pas à trouver trop long.
Connaissant par cœur sa vieille maison de bois, c'est dans un silence parfait que Curare rejoignit la cuisine. Il savait exactement quelles étaient les lattes de parquet qui grinçaient, et il prit grand soin de s'adosser au chambranle à gauche de la porte, qui ne grinçait pas comme son comparse de droite.

Et il se félicita mentalement de cette discrétion parfaite. Pas le moins du monde alerté, Matt continua à se livrer à la mère du trop curieux tatoué. Ce dernier, un sourire attendri aux lèvres, se délecta de cette déclaration d'amour indirecte que lui faisait son compagnon. L'Australien se plaignait toujours de ne pas savoir manier les mots aussi bien que le letton ; juste avec ce discours-là, il le dépassait largement. Incapable de l'interrompre, sachant pourtant parfaitement qu'il était indiscret à écouter ainsi, Curare se mura dans un silence religieux, gravant à jamais ces mots dans son esprit.
Il s'en souviendrait, de cette visite-surprise en Lettonie.

Mais quand même, Matt finit par remarquer sa présence. Un sourire léger et lumineux s'afficha sur le regard du letton, ce qui n'échappa d'ailleurs pas à sa mère. Cette dernière, affichant un sourire apaisé que Curare n'avait que peu vu, s'adressa à son fils dans un letton qui semblait teinté de soulagement. "Il te ressemble". Le tatoué n'eut même pas le temps de hocher la tête que déjà son compagnon réclamait un baiser. Bien incapable de lui refuser, le letton se dressa sur la pointe des pieds et profita de leur tendre moment pour étreindre son compagnon, posant assez impudiquement ses mains à la lisière de la ceinture du pantalon. Lorsque sa mère s'adressa à nouveau à lui en letton, il eut un petit rire lourd et quitta momentanément les lèvres de son homme pour lui traduire, fortement amusé par la nonchalance dont pouvait faire preuve sa mère.
Elle veut dire "Montez dans la chambre". Tu en penses quoi ?
Toute gêne était absente, aussi bien chez Curare que chez sa mère, suffisamment ouverte d'esprit pour s'imaginer facilement que même deux hommes étaient capables de consommer un mariage. Mais, abandonnant l'idée de porter son compagnon sans aucune permission jusqu'au lit le plus proche à la manière d'un homme de Cro-Magnon, le letton préférait s'assurer que cela ne dérangeait pas son amant...
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 0:17

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Alors qu'il lui rendait le baiser qu'il demandait, la main s'approchant trop dangereusement de la ceinture alors que le corps en ébullition abandonné à quelques secondes de son point d'extase le plus intense se réveillait franchement. Quelques mots aux sonorités de l'est gagnèrent ses oreilles rapidement traduites en anglais. Le rouge lui monta certainement aux joues suite à la traduction. Il étaient terriblement ouvert dans ce pays qui abritait un régime si fermé d'esprit. La petite maison était un paradoxe mais au vu des questions de sa mère, il ne doutait pas qu'elle avait du en voir d'autres. Il enviait presque cette complicité familiale si intense qu'il n'avait jamais vraiment connu. Il se contenta de murmurer à l'oreille de Curare :
- J'en dit que je suis affreusement gêné...

Il se coupa un instant, baissant encore le ton et jetant un coup d'oeil furtif à la mine rieuse du petit bout de femme à leur côté :
- .. Mais je ne peux pas nier que l'idée de finir ce qu'on a commencé ne me déplaise.

Le simple fait que la mère de son homme sache pertinemment ce qu'ils allaient faire en montant dans cette chambre le fit quelques peu paniquer même si il tenta de le cacher. Partager entre l'envie folle et la gêne, il ne savait plus vraiment que faire. Entre un regard désespéré à son homme et un furtif à la maman ce fut celle ci qui reprit la parole comme pour le rassurer au vu de ses joues embrasées :
- Pas de jugement sous ce toit. Monte sans crainte.

Matt hésita encore un peu pour la forme avant d'attraper la main de son homme pour le suivre dans la chambre acquiesçant d'un mouvement de tête, un peu tremblant, très fébrile face à l'assurance de l'éphèbe tatoué. Il lui signifia :
- Je .. Ta mère est quelqu'un d'exceptionnel pour être si compréhensive.

Assit sur le lit alors que la porte se refermait derrière eux pour le sortir de l'embarras, les doigts entremêlés. Les pulsions reprendrait bientôt le dessus, au moindre mouvement de la part de son homme, il ne serait plus qu'un pantin à la merci de son propre désir. Il l'embrassa du bout des lèvres signe qu'il n'objectait plus à se laisser aller. Changement d'avis soudain et caractéristiques chez lui, il ne savait jamais vraiment ce qu'il voulait et changeait sans cesse d'opinions sur les choses. Avec le temps le letton devait y être habitué.




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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 0:35

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Sans surprise, Matt fut ballotté entre les différentes possibilités qui s'offraient à lui. Calme et silencieux, le letton se garda bien d'interférer dans son jugement, il ne souhaitait pas le pousser à faire quoi que ce soit qui lui aurait déplu, ou qui l'aurait gêné. Lui, il savait à quel point sa mère s'en moquait - après tout, elle avait vu ses deux fils dormir dans le même lit pendant plus d'un an, après s'être longuement tourné autour. Elle avait vu pire. Et elle semblait apprécier Matt, et cela confortait le tatoué dans son idée ; rien ne la dérangerait. Pas même les cris et les gémissements que l'un comme l'autre ne tarderaient pas à pousser, et qui ne seraient pas suffisamment arrêtés par les fins murs de bois.
D'ailleurs, ce fut elle qui décida finalement l'Australien à se laisser aller. Tout de même légèrement rosé sous l'effet de la honte, Matt se laissa mener à l'étage, tandis que Curare adressait un regard plein de gratitude à sa mère, qu'il abandonnait momentanément pour profiter de son homme. Avec une fausse mine narcissique, qui cachait néanmoins à quel point il était agréablement touché par la remarque de son compagnon envers sa mère, le tatoué répondit.
Tu croyais que je tenais ça de qui ?
Sur ces sages paroles il referma la porte derrière eux et tira sans ménagement son compagnon sur le lit. Habitué, le letton s'allongea, et attrapa les hanches de son homme pour que ce dernier se place à califourchon sur lui. Curare lécha sa lèvre, trahissant ainsi le désir qui refaisait surface tout aussi rapidement qu'il avait été interrompu précédemment. Il se prélassa quelques instants sous les baisers que Matt voulait bien lui donner. Il se laissa aller de longues minutes, s'autorisant de légers gémissements sous les caresses de son homme, avant de brusquement reprendre ses esprits.
Sans crier gare, il attrapa les hanches de son amant pour allonger ce dernier sur le lit, à côté de lui. Plongeant ses prunelles grises dans les yeux emplis d'incompréhension de Matt, le tatoué dut s'y reprendre à plusieurs fois avant de lâcher la phrase qui lui brûlait la gorge.
Matt... Il faut que je t'avoue quelque chose. A propos de... ce qu'il s'est passé avant que tu tombes à moto.
Il avala bruyamment sa salive, anxieux à l'idée de la confrontation qui ne manquerait pas d'avoir lieu.
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 1:00

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Il laissa quelques instants ses doigts se balader contre lui avant de se retrouver plaqué au contre le matelas son homme à ses côtés. Ses prunelles grises avaient des airs presque affolés, il le savait très peu pudique et la remarque de sa mère ne pouvait donc pas y être pour grand chose. Il l'encouragea du regard, l'observant ouvrir et fermer la bouche comme si il voulait dire quelque chose qu'il allait regretter. Enfin les mots s'échappèrent de sa bouche. Quelque chose qui s'était produit avant l'accident ? Il ne se souvenait plus de rien, le noir complet, de longues heures, il avait cherché à se concentrer pour rassembler des bribes de souvenirs mais le plus loin qu'il parvenait à se rappeler était le retour de Phoenix aux écuries. L'appréhension le gagna en voyant son homme à ce point perturbé :
- Qu'est ce qu'il y a ?

Il sentait l'hésitation, le déchirement dans la voix alors que les paroles émergeait avec grand mal de la bouche du letton. L'australien essayait de comprendre, de se concentrer, la scène lui revenait peu à peu, tout se reconstruisait autour de lui. Immergé dans un déferlante de souvenir comme si les connexions neuronales abimées pendant la chute se reliant soudain entres elles pour former le souvenir si douloureux qui semblait brûler la gorge de Curare. Il revoyait les corps bouger sans plus de détails, puis son amant plaqué entre ses bras. Et le gémissement qui avait tout fait basculé, qui l'avait envoyé à l’hôpital. Centis .. Une nouvelle fois. Une nouvelle sonorité douloureuse. Il roula sur le dos et se prit la tête entre les mains. respirant profondément. Il aurait pu répondre, il aurait pu crier et s'énerver, il ne savait pas vraiment si il admirait l"honnêteté ou si il lui en voulait de l'avoir ainsi trahi et de lui avoir remémorer ce moment qu'il aurait préféré oublier à tout jamais.

Il se leva hors du lit sans dire mot. S'approchant de la commode, il attrapa une vogue. dans son paquet. Il savait parfaitement que l'indifférence était la plus douloureuse des choses. Saisissant un briquet, il s'éclipsa de la pièce sans plus rien dire, laissant le silence glacé les prendre en proie. Il descendit les marches d'escaliers sans trop savoir ou il allait, glissant la cigarette au coin de ses lèvres avant de sortir et de s'asseoir par terre, adossé au mur de la vieille bâtisse, laissant les composés chimiques s’immiscer dans son corps le temps de reprendre ses esprits. Après le discours romantiques voilà qu'il quittait la chambre sous les yeux de la lettonne qui ne semblait plus vraiment comprendre ce qu'il se passait. Seul, il tira sur la cigarette, conscient de l'immaturité de son geste, il avait besoin de se détendre pour pardonner une nouvelle fois à l'homme qui le rendait fou.



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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 20:33

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Il n'avait pas l'habitude d'être aussi peu sûr de lui. Surtout face à Matt. Mais à présent, le letton était redevenu un petit garçon, un enfant en train d'avouer ce qui semblait être la plus grosse bêtise de sa vie. Et il n'en était pas loin d'ailleurs ; la seule différence résidait dans le fait que l'Australien n'était pas son parent, mais son compagnon. Et cela compliquait davantage la chose : un parent l'aurait pardonné, à plus ou moins long terme, parce que c'était son rôle. Mais un amant... il avait tout à fait le droit de décider qu'il ne voulait plus lui laisser de chance supplémentaire.
De chance supplémentaire pour le rendre heureux. Ou de chance supplémentaire pour le blesser. Car en ce moment, le tatoué excellait particulièrement dans la seconde activité, à son grand désespoir.

Il débita des mots hachés, tentant de minimiser autant que possible la chose tout en se forçant à ne rien omettre, ne rien oublier, et ne pas s'excuser. Matt n'avait pas besoin de ses excuses, il en était certain. Car l'Australien devait savoir à quel point Curare était désolé. Cela ne suffirait néanmoins pas à le pardonner, et le letton le savait bien. Aussi il ne s'opposa à rien lorsque Matt se leva sans dire un mot et s'enfuit de la chambre comme s'il avait le diable aux trousses. Il resta prostré sur le lit, ignorant tout de ce qu'il devait faire.

Plongé dans un état comateux dont il ne voulait pas sortir, il ignora superbement ce qui se passa par la suite. Matt qui partit se réfugier dehors, adossé contre un mur. Sa mère qui, intriguée, le suivit des yeux, avant de prendre les choses en main. Se dirigeant vers les albums photos qu'elle empilait sur le montant de la cheminée, elle en attrapa un et rejoignit sans un mot l'Australien dehors. S'installant à ses côtés, elle en profita elle aussi pour allumer l'une de ces cigarettes de mauvaise qualité qu'elle continuait à acheter. C'était guère le seul luxe qu'elle s'autorisait. Relâchant une bouffée de fumée, elle ouvrit l'album et le posa sur les genoux de Matt, à qui elle ne donna pas le choix.

Vieille femme à l'instinct maternel sur-développé, elle avait opté pour l'un des albums qui présentait Curare et Centis. Loin d'être douée de tact, elle confrontait directement Matt avec cette réalité qu'il n'appréciait pas. Le tatoué, avec la plupart de sa peau encore vierge - même pas le lotus rouge - avec quelques années en moins, mais toujours cet éternel grand sourire. En arrière-plan, Centis qui le couvait du regard. Et elle continua à tourner les pages, sans s'arrêter, s'attardant tout juste lorsque Matt semblait manifester un quelconque intérêt pour l'une d'entre elles.
Il a goûté au bonheur. Tu ne peux pas lui demander d'oublier qu'il l'a vécu, car je suis certaine qu'il ne te demande pas d'en faire autant. Mais il en a aussi été soudainement privé. Curare est doux et attentionné ; son frère lui a infligé une rupture violente et égoïste. Il en souffre certainement encore, bien qu'il se garde bien de te le montrer. Ne prends pas ce qu'il fait pour un manque d'amour ; ce sont de simples erreurs de jugement que le grand enfant qu'il est n'arrive pas à empêcher.
Elle arriva à la dernière page de l'album. Au fil des photos, Centis apparaissait de moins en moins, pour finalement faire la part belle à Curare. Le lotus n'avait pas tardé à rejoindre les images, ainsi que la déesse, encore un peu plus tardivement. Et la constante dans tous ces clichés restait l'air heureux du letton.
Tu ne le vois pas, toi. Mais il est différent avec toi. Ce n'est pas le même regard qu'il pose sur toi. Il veut te protéger, férocement. A tel point qu'il en oublie de se protéger lui-même. Je ne l'excuse pas pour tout, bien au contraire. Tu peux le blâmer pour ce qu'il t'a fait. Mais tu n'as pas le droit de le faire si tu n'as pas cherché à le comprendre.
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 21:33

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La fumée s'éleva d'entre ses lèvres tout comme d'entre celles de la lettonne.Un album photo se déposa sur un bout de ses genoux alors que s'affichait face à lui les images de Curare et de son frère. Un instant il songea à détourner le regard mais respectueusement il regarda les pages qui défilait face à lui. Confronté à la réalité du passé de son homme autant par le discours de sa mère que par les photographies de l'enfant qui devenait grand. Il se sentait idiot et blessé, oscillant entre la jalousie et la peur de le perdre mais aussi submergé par une certaines compassion. Le letton avait du vivre des moments difficiles, cette rupture familiale et amoureuse avait du être dure à vivre pour lui. Il n'aimait pas être fâché avec son homme. Il laissa le goudron prendre sa place dans son organisme et le détendre comme il le pouvait. Il était immature, il réagissait comme un enfant, il tentait de comprendre, de s'imaginer la souffrance ressentie par ce dernier mais rien n'égalerait tout cela. Enregistrant chacune des paroles, il tira une dernière latte sur sa cigarette avant de s'appuyer contre le bois fixant le lointain :
- Il avait peur de tomber amoureux. J'aurais du comprendre... J'ai du mal. Ce n'est même pas le fait qu'il ressente toujours des choses pour lui ou qu'il l'aime ou même qu'il ai prononcé son nom. J'ai peur de l'enfermer dans une relation et de lui briser le cœur en le séparant de quelque chose de plus fort. Je ne veux blesser personne.

Il s'arrêta un instant alors que sa mère niait, lui affirmant qu'il était différent avec lui. Le tatoué avait surement chercher à se justifier mais il ne s'en souvenait pas et cela le frustrait au plus haut point.
- Il a du m'expliquer.. Mais avec l'accident je ne me souviens plus de rien. Mais il n'a pas à se justifier de ça. Les sentiments ne se contrôlent pas.

Caressant du bout des doigts l'une des magnifiques photos de son homme, il se ressaisit et se redressa brusquement, écrasant la cigarette, porté par un élan soudain de courage pour se confronter à son homme. Il l'aimait, il était à lui, il ne laisserait personne lui prendre et aucune banale erreur sur son chemin l'empêcher de l'aimer pour de bon. Il remercia la mère de ce dernier et lança :
- Vous avez raison ! Je l'aime. Chacun son passé, tant que je fais parti de son futur tout m'ira.

Le parquet grinçant lui annonça justement l'arrivée de l'homme qu'il désirait voir. Il ne savait plus, à la limite de la bipolarité, le simple air penaud et perdu de son mari suffit à le faire fondre. Il lui pardonnerait tout.

Il l'enlaça tendrement, passa ses bras autour de sa taille et le serrant fort contre lui :
- Je ne veux plus en parler. C'est derrière nous et si on regarde en arrière en avance plus. Je veux vivre maintenant.

L'embrasant doucement dans le cou pour conclure. Il avait eut le courage d'avouer alors qu'il aurait pu le laisser dans le flou toute sa vie. Il lui susurra doucement à l'oreille :
- Quoique, si tu me remémorais le reste de cette journée ce ne serait surement pas pour me déplaire.

Il n'en manquait jamais une. Un air rieur dans la voix, il essayait de dédramatiser, de retrouver son naturel optimiste qu'il détestait perdre. Parce qu'il y a avait lui, Curare, la lettonie et leur amour et c'est tout ce qui comptait.


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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Sam 5 Aoû - 23:12

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Enfin Curare eut le courage de se lever de son lit, de quitter le réconfort du matelas et d'affronter le monde extérieur. Il se déplia lentement, grimaçant en sentant ses muscles, bandés par la tension qui habitait son corps, se rebeller contre cette soudaine activité. Combien de temps était-il resté prostré là ? Il n'en avait aucune idée. Cela pouvait tout aussi bien être quelques secondes que plusieurs heures. Il était dans un épais brouillard.
Et malgré cela, il savait exactement où il devait aller. Vers qui. Et, quitta à décevoir sa mère, ça n'était pas à elle qu'il pensait.

Le parquet craqua lorsqu'il s'approcha de la porte d'entrée, ayant vaguement entendu des voix venir de l'extérieur. Presque aussitôt, son compagnon se levait, s'arrachant à la compagnie de la vieille lettone. A peine eut-il le temps de pardonner Curare que ce dernier leva un sourcil interrogateur vers sa mère, toujours assise et terminant de fumer sa cigarette. Au moins, elle avait ça de commun avec son homme. Et bien qu'il ne sache pas par quel miracle Lyla avait bien pu convaincre l'Australien de tout lui pardonner aussi parfaitement et brutalement, il n'allait pas se faire prier pour accepter de faire comme si rien ne s'était passé.
Je t'aime. Et ça c'est tout aussi valable aujourd'hui que ça l'était hier.
En gratifiant son amant d'un baiser volage, il aperçut l'album photos posé sur le sol, à côté de sa mère qui se relevait tranquillement. Il grimaça. Elle n'avait pas osé montrer des photos de lui quand il était bébé ? Elle en serait pourtant bien capable... Il glissa , taquin, un "Rassures-moi, ce n'était pas les photos de moi dans mon bain ?" à l'oreille de son compagnon, avant de le prendre par la main et l'éloigner de la maison. Ils ne retournaient pas dans la chambre. Pas tout de suite. Un élément avait attiré l’œil de Curare, et c'est vers l'immense arbre au beau milieu du champ derrière la maison qu'il s'avança.

A son plus grand bonheur, les marches qu'il avait passé des heures à tailler dans l'écorce de l'arbre étaient toujours là. Et s'il ne voyait plus les planches en raison de l'épais feuillage d'été de l'arbre, il se doutait que sa cabane était toujours en haut. Depuis sa fenêtre, la corde qui lui servait de tyrolienne pour faire le trajet arbre-chambre lui avait semblé intacte. Il n'y avait aucune raison pour que les planches de bois qu'il avait mis des mois à monter jusqu'en haut aient été altérées par ces quelques mois d'absence.
Tu n'as pas le vertige, rassures-moi ?
Il n'attendit pas la réponse et commença à grimper avec une efficacité synonyme d'habitude chez lui. Lorsque le feuillage et le branchage se fit plus dense, il arrêta de se coller aux marches du tronc et escalada aisément les branches les plus épaisses, capables de supporter son poids, pour rejoindre le plancher de sa cabane. Il était ainsi perché à plusieurs mètres du sol, isolé de tout, loin de tout. Sauf de son compagnon, qui avait tout de même nettement plus de difficultés que lui à monter dans cet arbre qui pouvait sembler parfaitement inhospitalier.
J'aurais du monter après toi, la vue sur ton derrière doit être sympa d'en bas.
Et il lui tira la langue sans aucune honte, se fendant même d'une main tendue vers lui pour l'aider à gravir les derniers mètres avant le plancher des vaches. Ou, dans le cas présent, le plancher des oiseaux.
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Lun 7 Aoû - 19:06

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Curare & Matt

Son homme lui rendit son calin et lui offrit même un baiser chaste du bout des lèvres en lui demandant ce qu'elle avait bien pu lui montrer.
- Il va falloir que je trouve cet album ! Mais si ca peut te rassurer j'ai simplement vu un de tes plus beaux sourires.

Il omit volontairement de revenir sur le sujet de la discorde et suivit l'homme qui le menait on ne sait ou. Il le suivit jusqu'à se retrouver face a un immense arbre surement centenaire gravé avec un travail d'orfèvre. Il monta a la suite de Curare sans poser de questions. Il avait fait de l'escalade dans sa jeunesse et grimpait assez aisément malgré la légère douleur dans son bras. Un instant il releva les yeux pour profiter de la vue qui s'offrait a lui. La lune en plein jour, il se mordit une lèvre frustré d'avoir repoussé son homme un peu plus tôt face a ce spectacle.

Alors que les marches laissaient place aux branches, il grimaca lorsqu'il tenta de forcer sur son épaule. Aidé par le tatoué il gagna enfin la cabane perchée. Il avait toujours rêvé d'avoir ça quand il était enfant mais faute d'arbre, de moyen et d'attention, il n'en avait jamais eu. Il rattrapait les années perdues. Explorant le lieu et regardant le paysage alentours.

Il releva la remarque de son homme avec un sourire lubrique :
- Moi je peux te dire que la vue était très belle.

Il couva le paysage verdoyant du regard avant de se reconcentrer sur Curare, il glissa le dos contre le bois jusqu'à se retrouver assis dans l'angle de la cabane les yeux posés sur son homme, détaillant les tatouges des jambes et des bras qu'il connaissait déjà par coeur. Il lui sourit et tapota le sol comme pour lui demander de s'asseoir a ses côtés.
- C'est toi qui a construit tout ça ?

Si c'était le cas il était franchement doué, Matt savait bricoler et travailler le cuir mais de là a construire une cabane de ce genre.
L'australien posa sa tête sur l'épaule de ce dernier et l'écouta avant de reprendre soudain :
- Tu sais. Moi aussi je t'ai menti.

Levant les yeux vers le visage perplexe de son homme il hésita un instant et reprit :
- Quand je t'ai dit que je savais pas nager.

L'Australien ressemblait presque à un gamin pris la main dans le sac entrain de voler des bonbons :
- En fait, j'ai juste peur de me retrouver en maillot de bain devant tout le monde.

Un poids de moins sur sa conscience. Il lui en fallait très peu. Il effleura les hanches de son homme du bout des doigts et celui ci chatouilleux commença a se tortiller un peu sous ses doigts. Tous les éléments réunis dans le côté gamin de la force, il se mit a le chatouiller franchement changeant de position pour faire courir ses doigts joueurs au dessous des côtes de ce dernier rien que pour le voir rire et sourire comme dans l'album photo.

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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Lun 25 Sep - 0:09

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Curieusement, malgré les mois d'abandon, la cabane n'avait pas trop bougé. Elle ne s'était pas délabrée, et même s'il y avait quelques branches qui avaient profité de l'absence de Curare pour pousser, il n'y avait rien d'irrattrapable. Les meubles sommaires - à savoir une sorte de table et un coffre - étaient encore entiers, ce qui ravissait le letton, qui se souvenait très nettement avoir sué sang et eau pour les monter à la force des bras. Il n'avait jamais écouté les cours de Physique. Mais il avait facilement retenu le principe de poulie, et il s'en était allègrement servi lors de la construction de son petit refuge.
Le tatoué resta silencieux pendant que Matt observait sa petite cabane. Centis ne s'y était jamais risqué ; c'était la propriété de Curare, et lorsqu'ils avaient été réellement ensemble, il n'avait pas cet esprit enfantin qui plaisait tant au letton chez l'Australien. Il le couva d'ailleurs d'un regard énamouré ; nul besoin de se cacher, il était fait comme un rat. Amoureux, pour le coup.
J'ai arrêté l'école. Pendant l'hiver, on cultive pas grand-chose, j'avais tout mon temps pour ça. Et il y a un système de tyrolienne qui relie la cabane à ma chambre, même si je ne m'y suis pas risqué depuis des années.
Un système D, qui ne supporterait certainement plus son poids. Mais un jour, à l'occasion, il faudrait qu'il réessaie. Au pire, en balançant un sac de grain en premier pour lui servir de cobaye. Ou Matt  :trigg:

Le letton fronça les sourcils devant la fausse révélation de son compagnon. Son regard s'éclaira de l'amusement continuel qu'il ressentait aux cotés de Matt, avant de secouer la tête comme s'il était véritablement désespéré. Taquin, il passa furtivement sa main sous le Tee-Shirt de son amant pour caresser ce torse qui n'était que très - trop - rarement dénudé.
Heureusement pour moi. J'aurais été fort embêté que tes camarades de piscine puissent en profiter. Qui sait. Certains auraient pu se révéler gays. Et alors je n'aurais jamais réussi à te mettre le grappin dessus.
Le regard lubrique qu'il lui lança sembla du même coup réveiller Matt. En vain, le letton tenta de se soustraire aux chatouilles de son compagnon, mais c'était peine perdue. Entre deux éclats de rire qui lui laissaient l'estomac à l'envers et le cœur en vrac, Curare réussit tant bien que mal à poser son homme sur ses genoux. Il le gratifia d'un baiser brûlant qui, pour son plus grand plaisir, dévia rapidement. Sans trop savoir comment, le letton se retrouva à mordiller la lèvre inférieure de Matt, qui semblait ravi de se laisser faire.
Là-haut, dans cette cabane, la température semblait monter rapidement. Et, alors même que le jour commençait doucement mais sûrement à décliner, l'air se réchauffait. Curare laissa échapper un gémissement sonore, et il lui sembla que son compagnon sourit contre lui. Se réfugiant dans le cou de l'Australien, le tatoué se retint à grand-peine de mordiller ici aussi la peau tendre.

Mais leur étreinte passionnée à peine commencée fut interrompue par... un craquement inopportun. Mû par un réflexe qu'il ne se connaissait pas, le letton s'avança en avant pour éviter de partir avec le morceau de planche qui, décroché, venait de s'écraser au sol avec le craquement caractéristique du bois soumis à une trop forte contrainte. Pendant quelques secondes un peu déboussolé, Curare finit par éclater de rire, autant amusé par la situation rocambolesque que par l'air frustré de son compagnon que ce dernier n'arrivait plus du tout à cacher.
Heureusement pour la planète qu'on est pas sensés la repeupler, sinon on serait vraiment mauvais...
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Lun 25 Sep - 1:04

I won't let this plane go down

CURARE & MATT

Matt restait admiratif devant les talents cachés d’ébéniste de son homme. Un tyrolienne ? Son âme d’enfant était stimulée par cette indication. Il ne répondit pas mais les étoiles qui brillaient dans ses yeux devaient surement amplement suffire à lui faire comprendre qu'il trouvait ça merveilleux.

Du point de vue de Curare, le moindre défaut qu'il aurait pu se trouver était soudain tourner en une chose positive. Les complexes étaient balayés. C'était peut être un coup du destin ça aussi ? Pour lui faire rencontrer cet homme qui lui était promis ? Il garda cette réflexion pour lui et pourtant intimement il s'y raccrocha. Chacun sa croyance après tout. Il le gratifia des trois simples mots qu'il ne lui disait surement pas assez souvent et qu'il avait mit un temps monstrueux à lui offrir :
- Je t'aime.

Les doigts qui se glissèrent sous le tissu le firent frémir. Un léger soupir et il détourna l'attention en s'amusant à chatouiller le sensible letton. Il était bourré de frustration, coupé au mauvais moment bien plus tôt, il était à fleur de peau. Comment tout cela était-il physiquement possible ? Il ne le saurait sans doute jamais. Les mouvements du brun qui se tortillait sous son bassin était un véritable supplice mais quand le gémissement s'échappa d'entre les lèvres de ce dernier, il crut qu'il allait rendre les armes sur places. Dans son esprit les défenses ne pouvaient même plus s’ébranler puisqu'elle n'était plus depuis bien longtemps. Un baiser aussi passionné que l'étreinte qu'il partageait. Il émit un son des plus rauques lorsqu'il atteignit le point sensible du coup.

Un grand craquement les interrompit à nouveau. Matt grogna alors qu'il se retrouvait légèrement écarté de lui, peinant à comprendre ce qu'il venait de se passer. Une planche cassée. Le bois grinçant était décidément contre eux aujourd'hui. Une petite boule de nerf et de frustration, voilà an quoi l'australien était changé, il garda pour autant un ton amusé, un sourire lubrique :
- Ca je te le fais pas dire.

Il se mordit ostensiblement la lèvre, se rapprochant de son homme avec précaution de peur qu'il ne s'écrase tous les deux tout en bas :
- Tu crois que le bois va supporter toute la lubricité ce que j'ai actuellement envie de te faire ? Ou bien il faut que je te traîne en d'autres lieux ?

Il y mettait de l'effort pour qu'il ne se désiste pas, il le savait tentateur alors qu'il était vulnérable et complètement dénué de volonté lorsqu'on abordait le plan physique de leur amour. Il ne connaissait que peu les lieux et encore moins l'état du bois. Les cartes entres leurs mains, le suppliciant de l'un et le joueur de l'autre.

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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Mar 3 Oct - 22:04

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curare feodor ostrov & matt ostrov
Il n'était pas prêt d'oublier ce voyage en Lettonie de sitôt. Outre la joie de revoir son pays, sa maison, sa mère, Curare se souviendrait de son homme. De tout ce que ce dernier lui faisait vivre, ressentir. Et tout ce qu'il lui faisait oublier. Jamais le tatoué n'aurait pensé qu'il était aussi facile d'oublier son frère ici ; et pour cause, il avait des mois à essayer, avant de finalement s'exiler aux Etats-Unis pour fuir ce souvenir bien trop mémorable.
Mais désormais, tout cela n'était que du passé. Matt était son présent. Un présent bien vivant, qui ne cessait de rappeler au letton à quel point il était chanceux de vivre dans ce présent-là. Tout aurait pu tourner si différemment... Bien plus mal. Bien plus tristement. Bien pire, en somme. Il avait trouvé sa moitié. Et désormais, cela lui permettait d'être certain de vivre correctement. Curare se sentait complet, pour la première fois de sa vie.

Néanmoins, il ne se sentait jamais aussi complet que lorsqu'il régressait à 2 ans d'âge mental, il fallait bien l'avouer. Et l'air gourmand et quémandeur de son homme n'aidait pas à prendre une sage décision. Aussi, tentateur, le letton s'approcha millimètre par millimètre de son compagnon, posant sa main sur le torse de ce dernier pour l'empêcher d'avancer sans son consentement. Qui n'arrivait pas, par ailleurs. Et c'est avec un sourire mutin que Curare approcha ses lèvres à un souffle de celles de son mari.
Avant de, sans crier gare, se glisser dans le trou laissé là par la planche déserteuse. Il connaissait cet arbre par cœur, il se rattrapa facilement à la branche située juste en-dessous et, avec une dextérité acquise par l'habitude, il descendit sur le plancher des vaches en quelques secondes, sous le regard de son compagnon, très certainement étonné d'un tel revirement de situation. Surtout que Matt, avec son bras, allait avoir nettement plus de difficultés à descendre de là, ça donnait le temps au tatoué de le voir venir.
Je pense que tout se mérite. Du coup, si tu m'attrapes...
Il ne prit même pas la peine de terminer sa phrase, qui était bien assez explicite comme ça. D'autant plus qu'il y avait ajouté un regard profond, illuminé de cette même lubrique qu'il semblait avoir piquée à Matt tant les deux étaient semblables.
Faisant mine de se relâcher et de bailler pour signifier à son compagnon qu'il l'attendait, Curare se préparait mentalement à un petit sprint jusqu'à la maison, où il laisserait certainement son compagnon l'attraper. Certainement...
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Mer 4 Oct - 0:35

I won't let this plane go down

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Refoulé par la main posée sur son torse nu qui l'empêchait d'avancer plus, ses lèvres se rapprochant avec une lenteur presque affligeante. Son homme ne savait que bien trop comme il se sentait actuellement, il avait les nerfs en pelote; frustré jusqu'à l'os, résistant à une envie sourde de lui sauter dessus. Il déclenchait bien trop de chose, bien trop de choses incontrôlables qui naissait dans son esprit. Enfin les lèvres manquèrent de se toucher à quelques centimètres à peine alors qu'il respirait le même air que lui. Et pourtant, rien d'autres, son homme s'éclipsa, un sourire satisfait aux lèvres. Des lèvres de Matt, ne s'échappa qu'une sorte de gémissement mélange de frustration et d'incompréhension alors qu'il lui filait entre les doigts par le trou laissé par la planche manquante. A peine le temps de comprendre et voilà qu'il était déjà en bas de l'arbre à le narguer et à le regarder en mimant un geste de bâillement. Le simple timbre de sa voix lorsqu'il le mit au défi de l'attraper rendait cette sorte de jeu bien plus ambiguë. Son coeur ne fit qu'un bond alors qu'il lançait dans un cri :
- Tu vas voir toi.

Les premières branches furent les plus difficiles à descendre alors que son épaule peinait encore à se remettre pleinement de l'accident. Des que ses pieds touchèrent à nouveau un peu de solides, il acheva sa descente. Il n'avait pas l'avantage dans les arbres c'était sur et certains, mais sur terre s'était tout autre. La cigarette avait franchement réduit son endurance mais un simple sprint ? Ça ne devait pas être si compliqué ? Il se mit à courir sans trop savoir où il allait, ridiculement surement pour attraper son homme qui le prit de court en fonçant vers la maison. Porté par l'énergie du désir surement, il se sentait poussé des ailes. Voilà qu'il déboulait dans la maison à la suite de son homme. Chacun d'un bout à l'autre du canapé, le regardant avec une de ces sourires niais et lubriques, les yeux brûlants d'un désir sourd, sans se préoccuper du monde autour. Le letton fut le premier à repartir en courant dehors. Mais cette fois ci, Matt avait l'avantage de la vitesse et de la surprise, s'élançant derrière lui en oubliant les poumons qui le brûlait. Foutu cigarette. Un seul tournant du mur et il lui sauta presque dessus, bien décider à attraper cet homme qui le tentait bien trop. Ils tombèrent à moitié tous les deux, l'australien au dessus, il ne se fit pas prier pour poser directement les mains à même le torse alors que l'accent bien trop fort reprenait le dessus dans un anglais presque incompréhensible, les pupilles largement ouvertes la poitrine haletante :
- Je t'ai eu.

Une nouvelle fois il le prit de court, en tant normal il aurait ri de cette chute, haleter reprit son souffle, et pourtant il se priva encore un peu plus d'oxygène, donnant à son homme si magnifique les cheveux ainsi en bataille un baiser brûlant.


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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Jeu 5 Oct - 23:58

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Curare n'était pas un bon sprinteur. Même pas un bon coureur tout court finalement. Son truc, c'était davantage les travaux de force ; porter des seaux, des sacs lourds, voilà qui était dans ses cordes. Mais distancer un homme qui avait d'excellentes raisons de ne pas se laisser semer, c'était une autre histoire. Et d'ailleurs, le letton ne resta pas en tête bien longtemps. Il avait l'avantage de connaître la maison, et il parvint à se réfugier de l'autre côté du canapé pendant quelques temps. Juste de quoi souffler un peu. Sans grand succès ; le regard brillant de Matt suffisait à littéralement couper le souffle du tatoué. Dieu qu'il aimait cet homme. Il ne pouvait guère plus s'en passer.

Une feinte à gauche permit à Curare de trouver une porte de sortie, au sens propre comme au sens figuré. De retour dans ce qui servait à la fois de jardin et de champ, le tatoué n'eut cependant pas le temps de tourner. Plaqué au sol plus ou moins élégamment (plutôt moins que plus d'ailleurs), le letton accusa la chute avec un petit bruit de chaton à qui on écraserait la queue. Se retrouvant bien à l'étroit dans le pantalon entre le sol et son compagnon, il n'eut d'autre choix que de s'avouer vaincu. Avant même de pouvoir approuver cette défaite, Matt lui cloua le bec d'un baiser brûlant qui eut le mérite de le laisser tout chose. Le cerveau refusant fermement de fonctionner correctement, Curare se retrouva réduit à un simple "Es tevi mīlu"  que son compagnon sembla reconnaître.
Il n'avait que peu l'occasion de parler sa langue, mais lorsque cela lui échappait, l'air qui apparaissait sur le visage de son homme valait tout l'or du monde. Ces mots incompréhensibles pour la plupart des américains, le letton les gardait jalousement pour son australien.

Faisant appel à ces fameux muscles taillés pour la force et non la course, Curare se redressa et, passant ses bras autour de la taille de son amant, il se redressa sans trop de difficultés. Matt était véritablement un poids plume. Devant l'air carrément frustré de son compagnon, le tatoué éclata d'un rire sourd, se permettant quelques pas avant de s'expliquer.
Je commence à comprendre que tu as un truc avec la nature, mais je te rappelle que tu es blessé, alors tu as le droit à un vrai lit.
Pour dormir, bien évidemment. C'était clairement sous-entendu dans sa phrase. Et ça n'avait rien à voir à la sombre évocation de leur première fois au beau milieu de nulle part aux Etats-Unis. Rien rien à voir.
Le retour vers le toit accueillant de la maison fut d'autant plus compliqué que Matt ne semblait pas vouloir laisser beaucoup de liberté de mouvement à son compagnon, qui avançait difficilement sous les assauts de baisers que l'Australien lançait régulièrement. Tant et si bien que le letton finit par plaquer son homme contre le mur, juste en bas des escaliers, pour le tenter avec un baiser volage qu'il ne lui offrit pas, s'armant d'un sourire qui, il le savait, allait d'autant plus décupler l'intérêt que son compagnon lui portait.
Je suis quand même d'avis qu'on arrive en un seul morceau en faut de ces escaliers, tu ne penses pas ?
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MessageSujet: Re: I won't let this plane go down | MATT
Ven 6 Oct - 1:51

I won't let this plane go down

CURARE & MATT



Les limites vitales de son organisme le rattrapèrent bien trop vite et il dut détacher ses lèvres de celles de son homme alors que le message en letton, signe clair qu'il était surement aussi atteint que lui, lui réchauffait le coeur. Pourrait-il un jour se lasser de lui ? Pourrait-il un jour arrêter de réagir à tout ça ? A gémir à la moindre pression ? Il avait fermé les yeux un instant, et lorsqu'il croisa le regard de braise de son homme dans lequel il trouve sa réponse.  Jamais. Non jamais il ne pourrait se passer de ça. Il n'avait jamais été si égoïste qu'avec lui. Il ne voulait plus de préoccuper des autres tant qu'il était heureux dans ses bras. Pour la première fois de sa vie il avait l'impression que ses sentiments importaient pour quelqu'un. Il sentit les mains sur ses hanches et remercia intérieurement son homme de ne pas être parti à nouveau en courant alors que son jeans avait perdu quelques tailles dans la bataille. L’australien avant l'impression que le moindre mouvement aurait pu le faire craquer. Il ne se préoccupait même plus de savoir où était passé la mère de Curare, alors qu'ils courraient dans la maison à la recherche de baisers passionnés. Il entrava le trajet jusqu'aux escaliers par des salves de baisers, attrapant la moindre des parcelles de peau qui passait à porter de bouche, étouffant de petits cris et gémissements contre lui à chaque fois qu'un mouvement laissait les bassin se rencontrer avec trop de force.

Il ne pouvait pas parler, il ne pouvait plus parler alors que l'émotion était trop forte, bien trop forte pour qu'il puisse y résister. Il se laissait porter au gré de son homme. Plaqué au mur par le tatoué qui savait pertinemment l'effet que cette position lui faisait. La tension qui régnait dans la pièce était bien trop forte, le baiser volage qu'il ne voulait pas lui offrir en bon bourreau. Un seul mouvement de bassin et le brun retrouva malheureusement sa voix lâchant un : Cuuuraare. bien trop convainquant et surement bien trop fort. Ses yeux se fermèrent, alors que dans son boxer rien n'allait plus, son estomac vrillait soulevé par des milliers de papillons et des pulsions sourdes irradiaient son bas-ventre, il respira longuement pour éviter de craquer ainsi. Un éclair de lucidité en se souvenant que la mère de ce dernier devait surement être dans le coin, et que cette fois ci, son cri était immanquable. Il balaya nerveusement la pièce du regard. A son plus grand malheur bonheur, il tomba sur les prunelles cendrées qui l'arrachèrent une nouvelle fois a sa raison. Il se mordit la lèvre, lançant un regard à l'escalier qui semblait soudain une épreuve insurmontable alors que sa poitrine se soulevait dans une cadence bien trop irrégulière. Il n'avait jamais su respirer correctement lorsque le letton était dans la pièce.

Le bois grinça à nouveau, une porte claqua. Pourtant cette fois ci l'australien fit abstraction il ferma les yeux se laissa plaquer un peu plus au mur par son homme, entourant les jambes autour de sa taille, profitant en exclusivité de la force musculaire de son mari tourmenté. Il n'osait même plus rouvrir les yeux de peur de fondre instantanément. Il voulait simplement ce doux parfum, il remerciait intérieurement cette bouteille de soda qui avait explosé le jour de leur rencontre. Cette licorne dont il portait un bout sur son trousseau de clé. Tout ce qui avait fait qu'il était là, dans ses bras. Parce qu'il avait chaque jour un peu plus l'impression d'être une fillette qui découvrait le vie. Il avait presque l'impression qu'une larme allait rouler sur sa joue, ses nerfs lâchaient complètement, ses yeux étaient mouillés de longues larmes de joies, ses bras passés derrière sa nuque, il serra encore des jambe autour de lui en l'embrassant tendrement refoulant un instant les instincts animaux.

C'était l'amour, le beau, le vrai. Pour toujours. Il détacha ses lèvres des siennes, il ouvrit enfin les yeux, collant son front aux siens, légèrement surélevé, son cœur semblait au bord de la crise cardiaque. Il avait envie de tant de choses. Autant de choses lubriques et précipitées que de mignons moment d'amour. Une idée qui lui traversait l'esprit depuis longtemps ressurgissait dans son esprit encore et encore. Il se fit comprendre sans esquisser un mouvement, lui murmurant simplement à l'oreille : - Je t'aime



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