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MessageSujet: Come just as you are to me | MATT
Lun 8 Mai - 0:21

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
walk through the storm i would

Le soleil couvait l'académie de son regard de braise. Au sens propre comme au figuré. Les beaux jours revenant apportaient avec eux une chaleur à laquelle Curare n'était pas habitué. Il avait ressorti de son placard les Tee-Shirt, et même par moment il trouvait que le bout de tissu était de trop. Il lui faudrait encore vraisemblablement quelques mois pour s'habituer à ce nouveau climat, bien trop tropical à son goût. Ou tout simplement pas assez hivernal.
La journée touchait à sa fin, pour le letton. Plutôt matinal, habitué à se lever tôt pour aller ramasser les derniers légumes pour le marché du jour, il partait souvent avant Matt. Même si l'envie de rester au lit quelques instants supplémentaires avec lui ne le dérangerait pas le moins du monde. Voire plus que quelques instants, vu l'attraction presque irrépressible que son homme exerçait sur lui.

Mais le letton, comme tout un chacun à l'académie, devait prouver sa valeur. Il passait donc de nombreuses heures par jour au sein même des écuries, travaillant sa jument ou apprenant à faire connaissance avec elle, si peu encline aux démonstrations d'affection. Passé le stress de ne pas être à la hauteur au début, il s'était petit à petit habitué, et entraînait désormais sa jument comme il l'avait toujours fait, avec des méthodes qui pouvaient paraître peu orthodoxes, mais qui étaient les seules qu'il était capable d'appliquer. Malgré toute sa bonne volonté, Curare n'était pas encore au niveau de certains cavaliers de San Francisco ; mais il ne désespérait pas de pouvoir garder sa place à la fin de l'année de test qu'il était en train de passer.

Ses bottines en cuir avaient connu des jours meilleurs, mais elles soulevaient toujours autant de poussière sur leur passage alors que le tatoué traversait la cour. Il se dirigeait naturellement vers les chambres, son appartement. Ou peut-être celui de Matt directement, comme les derniers jours. Aydan ne s'inquiétait pas plus que cela de l'absence de son colocataire, visiblement. Et c'était tant mieux ; Curare n'était pas certain que le Directeur apprécierait le fait que deux hommes aient légèrement déménagé pour pouvoir dormir ensembles.
Un couple dans la carrière de saut attira son attention. Non pas qu'il avait reconnu le cheval - enfin si, tout de même un peu, n'oublions pas qu'il était monté à cru sur le dos du gris frétillant. Mais son radar-à-amoureux n'avait pas pu louper son homme. Le letton resta quelques instants à une vague distance de la carrière, ne souhaitant pas être reconnu et déconcentrer son compagnon. Il regarda quelques instants évoluer Matt dans un énième milieu de vie, celui du saut d'obstacle. Tellement différent de ce à quoi lui-même, jeune élève de dressage, passait ses journées.

Attiré comme un aimant par Matt, le tatoué s'approcha finalement du bord, accrocha sa bombe - toujours aussi vert pomme - au bois de la barrière et se hissa facilement dessus, après s'être assuré que l'étalon gris l'avait remarqué pour ne pas l'effrayer inutilement. S'installant confortablement, Curare darda à nouveau son regard sur son homme, un franc sourire aux lèvres. Dieu qu'il pouvait l'aimer. Au point de s'arrêter pour le regarder, alors que clairement il n'avait aucune idée de ce que Matt était en train de faire, à part faire mumuse à faire passer son cheval au-dessus de bouts de bois multicolores. C'était d'ailleurs très mal assorti, comme couleurs.
Coucou toi. On t'as déjà dit que t'étais plutôt bel homme?
C'est avec cette splendide phrase qu'il accueillit son homme qui s'approchait de lui. Souhaitant clairement faire passer le message, Curare s'empressa d'ajouter avec un petit clin d'oeil "Je parlais à toi mon cœur, pas au cheval. Mais ne lui répète pas".
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Lun 8 Mai - 1:16

Come just as you are to me

CURARE & MATT


L'air frais enveloppait son corps vêtu d'une tenue d'équitation simple et ébouriffait légèrement ses cheveux. Il s'était levé aux aurores ce matin là et de très bonne humeur, et avec la soudaine envie d'aller faire passer quelques barres à son fidèle étalon pour le délier un peu. Avançant jusqu'aux écuries, il fut accueilli par le long hennissement de son cheval qui comme toujours l'attendait au fond de l'écurie avec grande impatience. Il semblait s'accorder avec sa bonne humeur du jour puisqu'il décupla ses âneries lors du pansage et du sellage. L'australien le fit sortir hors du box, sa bombe bien enfoncée sur sa tête et il le mena jusqu'à la carrière.
La température n'était pas encore trop chaude ce qui rendait le fait de monter assez agréable. Il emprunta le montoir et se mit à cheval après avoir ressanglé. Possédant sa propre selle, il n'avait pas besoin d'en régler les étriers et lança directement l'étalon au pas. Il prit son temps pour le détendre, le plier, l'incurver et le mettre aux ordres. Dans la carrière d'obstacle, deux sauts isolés : un vertical et un oxer était permanent, et il n'avait pas besoin d'aller cherche le matériel mais simplement à réhausser les barres. Il le détendit tranquillement, aux trois allures, tentant tant bien que mal de concentrer son frétillant étalon gris qui ponctua cette fameuse détente de quelques coups de dos et coups de culs.

Il le laissa souffler rênes longues alors que la poussière soulevée par la galopade retombait doucement. Après quelques tours, il remonta sur ses rênes et le lança dans un bon trot actif pour le mener sur un vertical d'une cinquantaines de centimètres. Saut désordonné, mauvaise frappe, il le relança fort dans le trot et serra sa jambe à l'abord, il prit une longue et le franchit aisément passant comme toujours très fort son dos malgré la faible hauteur et demandant à Matt se se porter dans une position en équilibre plus technique. Il le fit revenir au trot puis au galop et continua son travail sur l'oxer avant de descendre pour remonter les barres et d'enfourcher à nouveau son cheval. Il continua son manège en faisant grimper les barres jusqu'à atteindre un bon mètre trente. Le cheval semblait déborder d'énergie et être monté sur ressort. Matt recula sa jambe et le lança dans un bon galop bondissant en le contentant pour qu'il ne précipite pas et qu'il emmagasine de la puissance pour franchir le premier vertical. Le brun serra sa jambe -au cas ou- mais le cheval prit complètement dans l'exercice avala la distance et frappa un grand coup pour survoler le grand vertical accompagné par son cavalier. Il lui fit décrire une large courbe à droite pour le faire partir en diagonale et passant entre les deux obstacles, naturellement, il changea de pied avant de décrire une large courbe à gauche. Matt lui demanda de ressortir franchement de sa courbe pour franchir le gros oxer dans la galopade. Le gris passa si violement le dos qu'il failli presque désarçonné l'homme. Son mouvement de bascule était presque parfait et puissant. Quand il retomba derrière il lança un petit coup de dos, butant contre la main de Matt qui le repassa au trot en le rassemblant sur un cercle tout en flattant légèrement son encolure un peu humide. Il fut soudain interpellé par une voix sur le bord de la carrière.

Compliment physique, il se braqua un peu avant de découvrir son interlocuteur. Son homme se tenait sur l'une des barrières de la carrière . Un instant il regarda derrière lui pour être sur qu'il ne s'adressait pas à quelqu'un d'autres, mais personne. Et il précisa même pour que le cheval ne soit pas inclut dans ce compliment. Le petit surnom lui fit passer le léger pincement au cœur face à ce compliment qui sonnait toujours assez mal dans sa tête.

Il mena le cheval vers son homme, ce dernier tendit directement le nez vers Curare pour le saluer avant de s'ébrouer et de commencer à piaffer d’impatience au bout de quelques secondes seulement.
- Bonjour toi. Bien dormi ? D'ailleurs, ton petit cœur à quelque chose à te demander. Tu voudrais bien monter la barre de trois trous, je veux tester pour voir si il peut sauter 1 m 60.

En bon homme, le tatoué approuva et une dernière fois il recommença l'enchaînement. Le cheval heurta la barre sur le premier vertical et aborda les courbes bouillonnant, effectuant un changement de pieds en l'air puissant qui changea sur ferme à ferme habituel. Il le mena vers l'oxer, prenant garde à garder un parfait équilibre horizontal. Le cheval hésita un instant mais la jambe et la main de Matt l’empêchèrent de dévier. Il frappa un grand coup et sauta puissamment en montant son garrot. Le jeune homme se jeta sur l'encolure et eut soudain l'impression de voler une demie seconde - et sous le regard de son homme - Il bascula vers l'arrière alors que le cheval passait les postérieurs d'un bon coup de reins. Ils atterrirent en souplesse de l'autre côté et au moment ou l'homme posa sa main sur l'encolure du cheval, celui ci exprima sa joie en lançant une demie douzaine de coups de culs en parcourant la longueur. Matt les encaissa avec un grand sourire et le ramena au trot puis au pas alors que l'étalon semblait prêt à repartir sur un parcours amateur. Il le laissa souffler un long moment et le ramena vers Curare :
- T'as vu comme il saute bien mon grand.

Puis soudain une idée germa dans son esprit doucement, il se pencha sur l’encolure de celui ci pour se rapprocher de son homme :
- D'ailleurs mon amour, après la moto, ça te dirait pas de tester l'obstacle ?

Sourire malicieux, quoi de mieux que de voir son homme tenter d'aborder un vertical avec le frétillant gris qui semblait très en forme aujourd'hui et prêt à repartir avec le tatoué sur le dos.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Lun 8 Mai - 18:04

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S'il avait bien dormi ? La question aurait pu paraître risible. Bien évidemment qu'il dormait bien ; fidèle à sa parole, son homme l'accueillait dans son lit toutes les nuits. Cela aurait été horriblement cliché de dire que la présence de Matt à ses côtés permettait au letton de dormir comme un bébé pendant la nuit. Mais c'était vrai. Directement, ou indirectement, l'Australien influait sur son sommeil. Et pas que en lui permettant de finir la journée plus fatigué qu'auparavant.
Aussi Curare ne prit-il pas la peine de répondre, ne voulant pas tomber dans des discours mielleux sur les capacités exceptionnelles que son homme semblait posséder. Il se contenta de sauter de son perchoir avec élégance pour aller tripoter la fameuse barre. Rien de bien compliqué là-dedans ; bien qu'il n'ait jamais touché à un chandelier de sa vie, il avait un cerveau en pleine forme et put surélever la barre.

Un mètre soixante. Bah voyons. Ce devait être plus ou moins la taille de sa mère. Depuis quand les cavaliers voulaient-ils faire sauter à leurs chevaux l'équivalent de petits humains ? Où était l'intérêt ? Le dressage permettait de développer une véritable complicité homme-cavalier ; Curare recherchait la douceur, l'élégance et la maîtrise de sa jument. Pas la force ni le panache que celle-ci pourrait peut-être lui offrir, mais qui ne l'intéressait pas. Le letton ne comprenait décidément pas l'utilité de faire du saut d'obstacle. Des petits, d'accord, lui-même avait sauté des troncs d'arbres quand ils entravaient ses chemins de balade. Mais de là à ce qu'il tombe sur un tronc d'un mètre soixante de haut, il y avait un monde. Voire deux.
Le tatoué se surprit à retenir son souffle lorsque l'étalon passa par-dessus les barres. Il se frottait nerveusement le bras, clairement pas rassuré. C'était trop haut, ce cheval était clairement pas net dans sa tête, et c'était son homme qui complétait la dangereuse équation. Son scepticisme face à cette situation fut clairement transparent dans sa voix lorsqu'il répondit "Mmmmmh. Il saute". Bravo Sherlock.

La tâche se corsa lorsque Matt proposa à son compagnon lui proposa de s'essayer à l'obstacle. Le premier réflexe du letton fut de nier fermement de la tête, faisant ridiculement voler ses cheveux. Il se recoiffa d'un coup de main léger, regardant son homme comme s'il avait clairement perdu la tête. Il avait hurlé de peur sur la moto ; Matt pensait vraiment qu'il allait pouvoir sauter ça ? Ou même plus petit. Sauter tout court.
Inenvisageable pour le letton, clairement couard, mais qui ne s'en cachait pas. S'il avait voulu faire du saut d'obstacle, il s'y serait mis plus tard. Il y avait une raison valable à son amour le dressage ; il mordait rarement la poussière, parce que les chevaux qu'il montait gardaient les 4 sabots au sol la plupart du temps. Ce n'était un secret pour personne : un cheval ne volait pas, et le fait de lui faire essayer pendant quelques secondes au-dessus d'un obstacle n'était clairement pas la plus brillante des idées que l'humanité ait eut.
Dans l'éventualité très éventuelle que j'accepte en baissant les barres, j'y gagnerais quoi ?
Il pouvait toujours essayer de négocier. Il avait obtenu des nuits avec son homme avec le précédent épisode de la moto ; peut-être arriverait-il à obtenir quelque chose contre un saut. Cela ne lui coûtait rien d'essayer.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mar 9 Mai - 19:40

Come just as you are to me

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Son homme paraissait sceptique quand au fait de faire sauter le gris frétillant tel un saumon d'islande par dessus des barres multicolores. Matt avait l'impression de voler, de planer, que le monde s'arrêtait un instant. Au dessus des obstacles, le monde retenait son souffle alors que le cheval et son cavalier insultaient la gravité en s'arrachant à ses règles un trop court instant. Et encore, il était persuadé que Phoenix pouvait faire mieux. Il ne se formalisa pas de la réflexion de son compagnon et se contenta de répondre avec humour :
- N'offense pas son talent, il va être tout vexé après.

Comme pour répondre le cheval s'ébroua et secoua la tête de haut en bas. Matt mis pied à terre et retira son casque passant sa main dans ses cheveux pour donner l'impression qu'il ressemblait encore à quelques chose après une séance aussi conséquente. Il embrassa son homme, chose qu'il n'avait pas eu le temps de faire le matin même. Derrière lui le cheval ronfla en tapant du pieds, surement jaloux qu'il ne lui prête pas attention. Matt sourit et se retourna pour caresser le chanfrein de l'animal et murmura à celui ci :
- Si toi aussi tu deviens jaloux mon grand on va pas s'en sortir tu sais.

Il se retourna donc vers Curare, cherchant quoi répondre. Une contrepartie donc ? Il repassa tout dans sa tête quand soudain, saisissant son courage à deux mains et une poignée d'audace -vraiment prêt à tout pour son homme enfourche son adorable poney donc - Un sourire en coin très inhabituel il lança : - Si tu sautes avec mon cheval, je te promet de laisser le verrou de la salle de bain ouvert la prochaine fois que je prend une douche.

Il hésita et ajouta :
- Et si la barre monte au dessus de cinquante, je vais tenter de pas tomber dans les pommes si tu décides d'entrer.

Il tendit les rênes vers l'avant alors que le cheval posait sa tête sur son épaule les oreilles en avant comme pour tester l'homme en face de lui. Si on avait pu lire dans sa tête on aurait entendu : Allez a toi de jouer, grimpe je serais gentil, enfin peut être ...



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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mer 10 Mai - 16:10

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Enfin, Matt descendit de son cheval gris pour gratifier son homme d'un baiser. Ce dernier, en voyant que l'étalon piaffait derrière, ne put s'empêcher de tirer la langue à la monture pressée. Et bah ouais, lui il avait l'exclusivité des bisous, et puis voilà. C'était l'une des rares choses qu'il avait en exclusivité, autant en profiter. Et le letton, maladivement jaloux aussi bien de ce cheval que de la moto de son homme, ne comptait laisser personne marcher sur ses plates-bandes. Matt était désormais chasse gardée, qu'il le veuille ou non. Et tant pis si le cheval et la moto étaient arrivés avant lui.

Le tatoué jaugea tour à tour son homme, le cheval qui faisait le pitre, et les rênes tendues dans sa direction. A vrai dire, son homme l'avait aisément convaincu de grimper sur cette machine à rodéo avec sa proposition. Mais plutôt mourir que de l'avouer ; il fallait qu'il donne l'impression d'hésiter un petit peu. Histoire que Matt ne se rende pas compte à quel point la moindre chose pouvait rendre son compagnon heureux.
Curare attrapa sa bombe, l'enfila après avoir passé la main dans ses cheveux par pure coquetterie, et s'approcha de l'étalon. Déjà alors qu'il récupérait les rênes, le gris commençait à frétiller sur place. Le letton le jaugea d'un œil sceptique ; il avait l'habitude des étalons trop remuants, mais il n'aimait pas se faire embarquer.
Je te préviens, le ressort sur pattes. Un pas de travers, et tu finis en steak haché. Je fais ça pour Matt, pas pour toi.
Il se hissa rapidement sur le dos de l'étalon, qui déjà faisait quelques pas. Loin d'être d'accord, le letton le fit s'arrêter et le surveilla du coin de l’œil pendant qu'il réglait les étriers à sa propre taille. S'assurant que le gris restait sage, il récupéra ses rênes et commença, toujours à l'arrêt, à chercher une longueur convenable pour parvenir à diriger sa monture sans lui cisailler la bouche. Il mit Phoenix au pas et se retourna vers son homme, un immense sourire aux lèvres, pour lui annoncer clairement son intention de profiter de sa contrepartie au plus vite.
De toutes façons, tu sens le poney, il va pas falloir que tu tardes à prendre une douche.
Un clin d’œil plus tard et il se remit droit sur sa selle. Adoptant un coin de carrière, il commença prudemment à prendre ses marques sur l'étalon pendant que Matt se chargeait de baisser le niveau de l'instrument de torture qu'allait être la barre. Se plaçant sur un large cercle qui permettait à Phoenix de trotter et galoper sans être gêné par une courbure trop intense, il tenta rapidement d'obtenir un cheval qui, à défaut d'être totalement à l'écoute tant il voulait se rapprocher des barres, comprenait au moins le principe du avancer-tourner à gauche-tourner à droite.
Cavalier de dressage suffisamment expérimenté pour ressembler à quelque chose sur une selle, il fit rapidement abstraction de la présence de son homme pour se concentrer sur son objectif, à savoir rester en selle. Après avoir encaissé quelques coups de cul au moment de galoper, Curare décida qu'il était prêt. Ou plutôt, qu'il en avait assez, et que plus vite il redescendrait de ce machin, mieux il se porterait.

Aidé par Phoenix qui semblait vouloir revenir comme un boomerang vers son cavalier habituel, le letton se rapprocha de Matt et de la barre maudite, un sourire aussi rassuré que lorsqu'il avait du grimper sur la moto flanqué sur le visage.
T'es sûr qu'elle fait bien 50 centimètres ? Non pas que je doute de Phoenix si elle fait 51. J'ai plutôt un manque extrême de confiance en moi sur ce coup-là.
Et ça lui coûtait de l'avouer, lui qui avait tellement l'habitude d'apparaître sûr de lui. Mais au moins, s'il mordait la poussière, Matt aurait été prévenu, et il n'avait pas intérêt à en rire...
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mer 10 Mai - 21:49

Come just as you are to me

CURARE & MATT

A sa grande joie, le letton finit par attraper les rênes qu'il lui tendait, non sans menacer son cher "poney" d'un morne avenir dans le domaine de l'alimentaire. Il était vrai que le drôle d'animal était aujourd'hui d'humeur assez joviale voir même hystérique, stimulé par la montée des barres assez intensive. Alors que le tatoué se mettait à cheval et s'éloignait -non sans lui rappeler avec humour que la douche serrait donc de rigueur en contrepartie de cet acte généreux - Matt lui tira la langue avant de se remettre à sourire de toutes ses dents et se dirigea vers le vertical pour en descendre la barre jusqu'à une hauteur ridiculement proche du sol et qui dépassait à peine ses genoux. Il regarda son homme évolué en cercle, le cheval bouillonnant d'envie d'avaler la distance qui le séparait des barres et le faisant savoir par quelques excès d'impatience au niveau de l'arrière main. Le cheval trotta fièrement la queue en oriflamme alors qu'il revenait vers lui, son homme sur le dos. Si ce n'était pas magnifique ce tableau, les deux êtres chers de sa vie à San Francisco réunit en un seul et même point. En entendant les paroles de Curare il sourit et s'approcha du cheval gris en flattant son encolure trempée de sueur :
- Promis elle est bien à 50. Ce cheval est assez franc sur des petites hauteurs, mais parfois négligent et très distrait, il a tendance à oublier qu'on est sur son dos, donc tu places ta jambes à  l'abord et surtout à la réception si tu veux pas qu'il te fasse un planter d'antérieur digne de ce nom. Allez en avant. Et Phoenix pas de bétises.

Le cheval na parrut pas tellement convaincue du discours, sentant surement le changement de cavalier, il commença à trotter avec un rebond bien trop exagéré en se dirigeant vers l'obstacle. S'attendant surement à voir à nouveau l'oxer de plus d'un mètre, il chauffait sur place ravi d'aller sauter. Matt lança quelques indication à Curare :
- Calle le sur un cercle, ouvre un peu tes doigts, laisse le monter sa tête si il a envie. Voilààà. Bon maintenant tu coupes un peu ta courbe pour qu'il vienne pas de trop loin, et prend ta crinière si tu le sens mal !

Il regarda son homme s'élancer sur le fameux cercle puis sur la courbe qui les ménerait au fameux vertical. A l'instant même où il vit les oreilles du cheval se redressée et son nez se tendre vers l'avant. Il sut que le saut allait être bien trop formidable pour une si petite barre. Le cheval maintenu au trot se montait en pression de lui même. Joueur comme tout, il prenait à comme un challenge à relever. Arrivé en face de l'obstacle il réussit à place rune immense foulée de galop, parti très tôt,  et leva bien trop haut les genoux. Accumulation de détail à laquelle son homme ne s'attendait surement pas, il tint quand même bon en accompagnant tant bien que mal l'obstacle -pas si mal pour quelqu'un de peu serein-. Mais Matt n'eut que le temps de crier : - Ta jambe !

Que le cheval avait déjà piler net, les deux antérieurs dans le sable et la tête entre les jambes, sautillant sur place et envoyant valser par la même occasion son cavalier déjà déséquilibré par dessus bord. Le grand gris s'arrêta net en dévisageant l'homme à terre comme si il se demandait ce qu'il pouvait bien faire là. Puis réalisant surement qu'il était sur son dos il y a quelques minutes, reparti dans l'autre sens en pivotant sur ses postérieurs juste avant que Matt ne l'attrape pour partir dans une galopade effrenée, les étriers battant ses flancs. L'australien le laissa se défouler tout seul et se précipita donc vers Curare pour s'assurer qu'il allait bien. Apparemment plus de peur que de mal. IL s'accroupit près de l'homme assis dans le sable et lança l'air inquiet : - Ca va Curare ?

Voyant qu'il n'y avait plus de peur que de mal, il retrouva son sourire et lança :
- Bon et bien je crois que Phoenix est effectivement jaloux et qu'il veut éliminer la concurrence.

Il aida son homme à se relever, et attrapa au passage la rêne du gris qui s'était curieusement approché voyant que plus personne ne lui prêtait attention et lui lança d'un air faussement fâché :
- Je t'avais dit de faire attention toi non ? Pour te punir, demain ce sera assouplissements, et tu as interêt d'être sage vilain poney.

Les assouplissements, chose que son cheval détestait faire, trop ennuyeux pour lui surement, mais que l'australien adorait pratiquer, la punition parfaite.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mer 10 Mai - 23:28

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
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Trop vite - bien trop vite - Curare se retrouva la tête dans le sable. Un peu sonné, il toussa quelques instants pour expulser les grains qui étaient venus se loger dans sa gorge. Un bruit de cavalcade derrière lui lui fit prendre conscience qu'il fallait qu'il essaye de recoller les morceaux de sa mémoire pour parvenir à expliquer cette position pour le moins originale pour un cavalier sensé sauté par-dessus une barre d'obstacle.
Il avait pourtant respecté toutes les consignes de son compagnon. Alors certes, il n'était pas vraiment fait pour le saut d'obstacle, mais il avait suffisamment de bases pour se mettre en équilibre et accompagner un saut de 50 centimètres. Du moins le pensait-il. Parce que la position du letton, le derrière planté dans le sable, laissait clairement supposer le contraire.

Matt vint rapidement s'enquérir de son état - au moins, c'était déjà ça. Pour toute réponse à sa question, le letton se fendit d'un grognement peu avenant, qui eut peut-être pour effet de faire se détourner son homme rapidement, qui semblait plus plus occupé à récupérer sa bête sauvage. Car c'était décidé. Phoenix, tout gris et tout cheval qu'il était, était devenu une véritable bête sauvage aux yeux de Curare. Sauvage. Imprévisible. Indomptable. Et ouais, rien que ça. Et pour clôturer ces adjectifs tous plus charmants les uns que les autres, le tatoué gratifia l'étalon d'un regard noir. Si un regard avait pu pétrifier, il l'aurait certainement fait. Et il aurait fonctionné sur Matt aussi ; après tout, le saut d'obstacle, c'était son idée. Il devait être pétrifié lui aussi.
Toujours au sol, il ôta sa bombe, ébouriffa ses cheveux et tenta de se redonner une contenance. Peine perdue. Il était couvert de sable, il allait en mettre plein l'appartement juste en se déshabillant. Encore heureux, il pouvait toujours aller chez Matt ; sa chute mémorable valait bien un coup d'aspirateur.

Le letton ne cracha cependant pas sur l'aide que son compagnon lui proposa pour se relever. Il se redressa, fit bouger ses bras l'un après l'autre autant pour vérifier qu'il n'avait pas été blessé que pour désengourdir ses muscles, un peu - rien qu'un peu hein - tendus après sa chute. Néanmoins, en voulant poser sa cheville gauche, toujours bandée avec soin pour éviter que l'articulation ne souffre davantage vu son rythme de vie trépidant, Curare ne put retenir ni la grimace peu élégante qu'il afficha, ni le "Sasodīts !" et la foule d'autres jurons dans sa langue maternelle qui l'accompagnait. N'importe qui comprenant cette langue aurait naturellement pris peur ; mais élevé par une paysanne qui passait son temps à se plaindre de sa terre, il avait développé un vocabulaire pour le moins développé dans ce domaine. Et bien que s'exprimer ainsi comme un charretier ne lui ressemblait pas, il devait bien avouer que sa cheville lui faisait un mal de chien.
Il était bon pour une nouvelle visite chez l'infirmière de l'académie. Au moins, une personne sur Terre se réjouirait de cette chute impromptue. Et le tatoué n'allait pas se gêner pour le faire remarquer à son homme, histoire de le rendre jaloux. Œil pour œil, dent pour dent. Bien malgré lui, le letton tenait son homme pour responsable.

Il fit un premier pas en claudiquant pour sortir de la carrière, et repoussa vivement la main de Matt qui semblait pouvoir l'aider. Le visage fermé, il ne put retenir les mots qui lui brûlaient la langue de franchir la barrière de ses lèvres.
Laisse. Va t'occuper de lui. Moi, je peux attendre.
Nulle négociation possible. Curare était blessé dans son ego, et tenait Matt pour responsable aussi bien de la honte qu'il ressentait d'avoir chuté devant un obstacle si ridicule que de la douleur qui le lançait dans sa cheville. Bien que l'Australien n'y soit clairement pour rien dans les deux situations, le letton, vexé, avait besoin de trouver un responsable. Et Matt était la victime idéale, bien qu'innocente.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Ven 12 Mai - 18:48

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CURARE & MATT

Matt se mit soudain à paniquer quand il vit son homme marcher en boitant vers la sortie de la carrière alors qu'il tenait le cheval, repoussant l'aide qu'il aimait pourtant tant offrir. Son regard alterna un instant entre son son cheval et son compagnon. Il repoussa complètement ses instincts profonds qui le poussait toujours à s'occuper correctement de son cheval, le menant à la suite de son homme, il rencontra par le plus grand des bonheurs une jeune femme dont le blouson était brodé : groom-palefrenière.
Précipitement, il commença à lui déblatérer tout un tas d'informations :
- Bonjour, je suis désolé, c'est pas dans mes habitudes mais Curare bien de tomber de cheval, il faut que je l'aide, est ce que je peux vous laisser mon cheval. C'est Phoenix, il faudrait, le desseller, le brosser et lui poser des bandes froides s'il vous plait. Envoyer la facture à ma chambre, et n'hésitez pas à mettre un supplément pour votre bienveillance. Merci beaucoup

La jeune femme enregistra avec professionnalisme et un grand sourire les informations, attrapant les rênes du cheval et lui promettant d'en prendre soin, surement au vu de la tête paniquée de l'australien qui posa une caresse sur l'encolure du cheval avant de repartir en courant vers son homme :
- Attend Curare, laisse moi t'aider, je suis désolé, je pensais pas qu'il se comporterait comme ça !

Il posa ses mains sur ses hanches pour l'arrêter sans sa course et le faire se retourner ce qui fonctionna à merveille. Sans lui laisser le temps d'ouvrir la bouche, il plaqua ses lèvres contre les siennes et l'embrassa avec passion, sa manière à lui de lui présenter ses sincères excuses. Le visage collé au sien, il murmura doucement :
- S'il te plait, laissa moi te ramener jusqu'à la chambre, l'infirmerie, ou tu veux, mais avec moi. Je ne voulais pas te fâcher, ni te blesser et crois moi ça me fait mal au cœur de me dire que j'ai fait du mal à quelqu'un, tu n'imagines même pas, surtout quand cette personne c'est celle que j'aime.




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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Ven 12 Mai - 20:33

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
walk through the storm i would

Curare avançait en claudiquant, mais il avançait. Pas très vite, mais il avançait. Il s'éloignait de son homme, mais il avançait. Et au fur à mesure des pas, il réussissait à moins souffrir. Peut-être parce que sa cheville se réchauffait. Ou qu'il trouvait la bonne façon de poser son pied sans grimacer à chaque fois. Il avait l'habitude de ce genre de problèmes. Il lui suffirait de quelques jours d'arrêts - c'était l'infirmière qui allait être contente, depuis le temps qu'elle lui demandait de se reposer - et sa cheville serait comme neuve. Sa jument saurait se contenter de pré et de marcheur ; elle n'était de toutes façons pas très regardante sur son cavalier.
Mais des mains posées sur sa taille l'interrompirent dans sa course progression. Puis un baiser tendre, qu'il ne put s'empêcher de rendre, malgré le léger ressentiment qu'il gardait. Et encore. En écoutant son homme s'excuser, le ressentiment disparut bien vite. Comme sa volonté de bouder son homme. Et tout plein d'autres choses, à savoir en vouloir à Phoenix et rester vexé pour le restant de la soirée. Un simple sourire vint éclairer son visage, alors qu'il rassurait Matt.
Ne t'inquiètes pas, ce n'est la faute de personne... Ça fait des jours que j'aurais dû arrêter de monter selon la jolie infirmière que je commence à bien connaître.
Il ajouta un petit clin d’œil à sa déclaration. Certes, elle était jolie. Mais clairement trop féminine pour lui. Assez étrangement, le letton avait un faible pour les énergumènes plus grands que lui, qui l'emmenaient à cru, à moto ou à cheval d'obstacle par monts et par vaux. Assez étrange, avouez-le.
Il ne se fit pas prier cependant pour passer son bras autour de la taille de son homme pour claudiquer patiemment jusqu'à leur chambre désormais presque commune. Histoire de ne pas rendre jaloux plus que nécessaire Matt, qui avait fait de grooooos efforts en abandonnant son cheeeer poney aux bons soins d'une autre, le letton se pencha vers lui pour lui murmurer à l'oreille "Mais si c'est avec toi que je peux passer mes jours de repos, je suis plutôt content de m'être blessé".

Ils montèrent les escaliers - non sans peine, mais Curare en profita pour se coller davantage à son homme. Arrivés dans l'appartement de Matt, le letton s'assit nonchalamment sur l'accoudoir du canapé pour ôter ses chaussures et se défaire du bandage qui n'avait pas empêché la chute de le blesser davantage. Pas de bleu, pas trop gonflé ; il s'en remettrait sans peine. Il avait juste dû tirer sur son tendon, déjà abîmé par ses années aux champs.
Tu vois ? Plus de peur que de mal. J'ai l'habitude.
D'un geste, il attrapa son homme par les passants de la ceinture, plus ou moins seul endroit du corps qu'il pouvait atteindre depuis sa position. Une fois Matt collé à lui, le letton se redressa - il était déjà suffisamment petit comme ça, n'allons pas aggraver son cas - et l'enlaça, le gratifiant au passage d'un baiser léger, avant de se blottir dans son cou comme un enfant.
Mais je t'aime quand même hein. Même si j'ai l'impression que la vie avec toi, c'est Koh-Lanta.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Ven 12 Mai - 21:50

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Les simples mots que prononcèrent Curare firent sourire Matt qui ne pensa même pas un instant à tiquer sur les mots : jolie infirmière. Il savait son homme attiré par les personnes du même genre que lui, et puis le simple fait qu'il lui ai rendu son baiser pardonnait tout. Il aida Curare en l'épaulant et en le menant naturellement jusqu'à sa propre chambre, qui était devenu la leur en quelques sortes puisque son homme semblait laisser champs libre à son fameux colocataire à l'esprit fermé pour passer du temps dans sa chambre vide de toutes autres âmes vagabondes de l'académie. Alors que son homme le rassurait encore une fois sur sa blessure, il ne put s'empêcher d'avoir un pincement au coeur. La gentillesse qui régnait dans son coeur et son cerveau en prenait un sacré coup. Il répondit tout de même avec humour :
- Tant que tu ne me demandes pas de porter la même tenue qu'elle, je veux bien jouer les infirmières.

Regardant son homme s'asseoir sur le bord du canapé en enlevant ses chaussure pour constater de l'état de sa cheville qui ne semblait pas trop enflée. Soudain, il se sentit attiré vers lui par des mains au niveau du passage de ceinture alors qu'il se retrouvait collé à son homme qui se redressa pour atteindre ses lèvres et y déposer un léger baiser, bien trop léger au gout de Matt. Curare avait raison, d'un côté, l'australien était toujours prêt à donner sa chemise pour les autres et d'une gentillesse à tomber par terre, mais de l'autre, il était mené par le destin, aimait repousser ses limites et vivait simplement au jour le jour. Il profitait de l'instant et tant pis si demain tout cela était fini, au moins il avait vécu les derniers moments avec le même engouement qu'au premier jour. Un grand sourire et il continua :
- Et je te remercie de me suivre dans toutes mes folles idées d'enfants.

L'homme se blottit contre son cou, Matt passa délicatement sa main dans les cheveux de l'homme. avant de les descendre jusqu'en bas de son dos. Mais au lieu de rencontrer l'habituel tissu et la peau encrée, il sentit le letton d'une manière plus .. Granuleuse ? Le sable de la carrière surement. Il lança :
- Mon pauvre, tu es plein de sable.. Tu veux prendre une douche ? Ou que je te fasse couler un bain chaud peut être ?

Pour achever de le convaincre, il finit son propos d'une voix qu'il voulait traînante et presque langoureuse :
- Je peux même rester avec toi ... Pour m'assurer que tu ne te fasses pas mal avec ta cheville bien sur.

Un joli sourire toujours sur les lèvres, comme à chaque fois qu'il était auprès de lui.

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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Sam 13 Mai - 10:51

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
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Il soupira d'aise lorsque Matt le caressa. Chute ou pas chute, il aurait pu passer des heures dans ses bras, à ne rien faire, si ce n'était se shooter à l'odeur de son homme. Le nez dans son cou, il respirait à même sa peau, s'enivrant passablement de son parfum, mélange de gel douche et de tout ce qui faisait le quotidien de l'Australien.
Mais déjà, Matt s'écartait légèrement, pour lui proposer d'aller ôter le sable qui parsemait le corps du letton. Le premier réflexe de ce dernier fut de hausser les épaules ; le sable, ce n'était pas grand-chose. Il avait davantage l'habitude d'être couvert de terre, de boue, ou de feuilles de salades humides. Et ça, c'était autrement plus difficile à faire partir à la machine. Néanmoins, il s'entendit demander "Je veux bien un bain..." et avant qu'il ait pu ajouter qu'il voulait - bien évidemment - que son homme vienne avec lui, ce dernier s'était déjà précipité vers la salle de bain, certainement en vue de prendre de l'avance.

Curare le regarda, le rire pétillant dans ses prunelles grises. Il était quand même drôle, son compagnon, même s'il ne le faisait pas forcément exprès. Mais il était mignon. Au summum de la mignonerie, mignonitude, ou n'importe quel mot qui se rapportait de cette notion. Malheureusement pour lui, le letton avait toujours eu un faible pour ce qui était mignon. Avant même de l'embrasser, cet Australien porteur de licorne géante l'avait conquit. Aucune justice, rien n'avait pu protéger le romantique tatoué.
Et maintenant, il se retrouvait à sautiller jusqu'à la salle de bains. S'il avait su... Il serait venu à San Francisco avant ? Peut-être. Certainement. Même si ce n'était pas dans ses habitudes de courir après l'amour ainsi.

Il entra dans la salle de bains, offrant un sourire lumineux à son amoureux, avant de s'approcher plus près. Il fit mine de vouloir l'embrasser, faisant s'effleurer leurs bouches avant de se reculer brusquement, un sourire mutin sur le visage. Il adoooorait le faire languir. Puis après tout, il l'avait bien mérité. Ou presque.
Curare ébouriffa ses cheveux au-dessus du lavabo, le remplissant de minuscules grains de sable. Il soupira un bon coup : à quoi servait donc la bombe si c'était pour se salir quand même les cheveux en tombant. Il fit jaillir l'eau, qui emporta le sable sur son passage, comme un torrent à qui rien ne résistait. Mais c'est qu'il était poétique ce soir, cela ne lui ressemblait guère. Quoique. Avec son amoureux près de lui, ceci expliquait peut-être cela.

Le letton commença à soulever son Tee-Shirt, avant de s'arrêter net, happé par le regard de Matt. Un fin sourire accroché aux lèvres, pas super-sûr de son coup, il tenta tout de même.
Tu veux le faire ? Après tout, je suis un grand blessé...
Il en profitait. Honteusement. Mais sans en avoir honte. Tout était dans la nuance, décidément.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Sam 13 Mai - 14:25

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Alors qu'il acceptait sa proposition du bain avec tout de même un semblant d'hésitation, l'Australien de peur qu'il ne change d'avis se dirigea avec hâte vers la salle de bain pour faire couler de l'eau et la laisser chauffer en s'écoulant pour qu'elle soit à bonne température lorsqu'il boucherait la baignoire pour la remplir. Son homme arriva en sautillant, l'embrassant du bout des lèvres ou justement ne faisant que les effleurer en se faisant languissant alors que l'Australien n'avait qu'une envie et c'était de l'embrasser jusqu'à ce qu'il ne puisse plus respirer.. Il retira le sable de ses cheveux. Il le regarda doucement commencer à retirer le tissu quand un sourire apparu sur ses lèvres. Tentante proposition, vraiment tentante. Il hésita un peu, mais finalement, il s'approcha de lui passant ses mains doucement sous le t-shirt. Il voulait le faire languir ? Et bien il allait entrer dans son jeu. Ses mains glissèrent sous le tissu, passant sur les abdos dessinés par des heures de musculation avant de rejoindre les pectoraux.

Ses doigts rencontrèrent le piercing de métal puis redescendirent jusqu'à s'échapper du t-shirt pour en saisir doucement les bords de ce dernier pour découvrir la peau qu'il venait de toucher. Il se rendit compte qu'en le faisant attendre il se faisait lui même attendre. Un très délicat baiser sur les lèvres de l'homme et il dit doucement, un sourire rieur aux lèvres :
- C'est drôle, j'essaie d'être aussi languissant et romantique que toi, mais je me fais attendre tout seul, je crois que j'arriverai jamais à rivaliser.

Sur ces mots, il acheva de faire tomber le tissu dans un avalanche de sable. Matt recula d'un pas pour dévorer le corps de son homme des yeux puis s'approcha une nouvelle fois en lui lançant :
- Oh et puis tant que j'y suis, autant arrêter d'attendre non ?

Ouvrant la bouton du jeans, il passa ses doigts près de la ceinture, et fit glisser le fameux jeans. Il se colla à son homme et l'enlaça, pliant légèrement les genoux pour parvenir à avoir une accroche au niveau du bassin, il le souleva momentanément de terre pour le débarrasser du fameux pantalon sans qu'il ne soit obligé de sauter à cloche pied et le reposa plus proche de la baignoire. Bouchant le fond de celle ci, il la laissa se remplir doucement, laissant tomber une bille de bain moussant dans ce dernier avec un sourire. La mousse était une très bonne chose puisqu'elle rendait la baignoire moins monotone. Étrangement grande d'ailleurs cette baignoire pour une petite chambre d'élève. Il se laissa aller à sa contemplation, hypnotisé par les tatouages dont il connaissait à présent la signification. Et par ses yeux gris profonds. Il lui tourna encore un peu autour avant de venir dans son dos pour se coller à lui passant ses mains autour de sa taille et lui embrassant doucement le cou avant de simplement poser sa tête sur son épaules. Ses mains firent descendre la dernière couche qu'il l'empêchait d'entrer dans les bains - aucune autre raison à ce débraillement impromptu bien sur -

L'eau montait rapidement, ainsi que la mousse qui se formait au niveau de l'arrivée d'eau. Il lui murmura à l'oreille :
- Votre bain est avancé.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Sam 13 Mai - 15:09

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
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La salle de bains se réchauffait lentement. Curare aurait aimé croire que c'était uniquement dû à la température de l'eau chaude qui venait remplir la baignoire petit à petit ; mais le miroir était encore vierge de toute buée, et la pièce n'allait pas ressembler à un sauna de si peu. C'était donc lui qui avait chaud. Les caresses de son homme, se faufilant sous le Tee-Shirt qu'il aurait simplement voulu enlever, y étaient certainement pour quelque chose. Néanmoins, le letton se laissait complètement aller contre ces mains, qu'il commençait à bien connaître. Il s'autorisa quelques petits soupirs alors que, les yeux fermés, il se retenait de se coller davantage à Matt. Cela n'aurait pas été particulièrement pratique pour enlever le haut, avouez-le.
Les quelques paroles de son homme réchauffèrent le cœur du letton. Avec un air grave et sérieux, il s'empressa de le rassurer sur l'effet que l'Australien pouvait avoir sur lui.
Et pourtant... tu es devenu l'une de mes plus grandes faiblesses, chéri.
Lorsque Matt proposa de continuer le déshabillage, le letton ne fut pas assez fou pour lui dire non. Il se laissa faire, tout en soupir et en caresses, vu qu'il ne parvenait pas à tenir ses mains loin du corps de son compagnon. Toujours sage, trop bien conscient du mal-être de son homme lorsqu'il s'agissait de se déshabiller, Curare gardait ses doigts par-dessus le Tee-Shirt, cette barrière ne l'empêchant cependant pas de parcourir les hanches si honteusement offertes à ses caresses. La dernière barrière de tissu tomba, et Matt proposa au tatoué - c'était le cas de le dire, maintenant qu'ils étaient tous révélés - de rentrer dans le bain. Chaud et moussant, clairement toute cette eau l'appelait, et Curare ne rêvait plus que d'une chose, c'était s'y plonger pour y faire sa nuit.
Mais le letton jaugea ensuite son homme. Le choix était fait. Il se pencha vers la baignoire pour éteindre l'eau, histoire que le bain ne déborde pas. Car il doutait que ce qu'il allait tenter de faire serait rapide. mais même s'il devait y passer des heures, même si le bain devait refroidir, il essaierait. C'était sa toute nouvelle résolution. Et dès lors qu'une résolution concernait Matt, le letton avait la fâcheuse habitude de s'y tenir coûte que coûte.

Le tatoué s'approcha alors de son homme d'un petit pas, collant presque leurs deux corps. Il le gratifia d'un baiser tendre, sensé camoufler le fait qu'il attrapait innocemment le bas du Tee-Shirt de Matt. Néanmoins, ni très patient ni très discret, le letton se vit rapidement obligé d'exprimer son souhait à voix haute.
Je... peux ?
Il doutait de la réponse, et ce doute transparaissait clairement dans sa voix. Mais Curare, jamais à court d'argument, fixa ses yeux dans ceux de son homme, refusant de les lâcher. Il voulait juste l'emmener dans le bain avec lui, pas le déshabiller pour profiter de la vue. Ou presque pas pour ça. Mais il voulait que son homme comprenne bien qu'il ne voulait en aucun cas le juger. Juste profiter de lui ; profiter de ce bel Australien qui, malgré leur tendre complicité, persistait à se dérober à lui.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Sam 13 Mai - 16:18

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Matt fondait, il fondait totalement, et il s'estimait heureux de ne pas être un glaçon à cet instant. Extérieurement il ne laissait pas paraître grand chose mais dans sa tête c'était tout simplement l'apocalypse. Il ne comprenait toujours pas comment quelqu'un comme Curare pouvait être tomber un amoureux de quelqu'un comme lui. Comment quelqu'un qui paraissait presque parfait à ses yeux avait il pu craquer pour lui ? Cette question lui revenait sans cesse dans la tête et il n'y avait jamais trouvé de réponse, tout ce qu'il savait c'est que son corps était collé conter le corps nu de son homme qui avait décidé de ne pas entrer dans le bain mais de l'embrasser. Il sentit les mains qui soulevait son propre t-shirt. Il se détacha de ces lèvres comme si il venait de recevoir une décharge électrique. Son homme lui demanda son autorisation. Si il s'était écouté Matt aurait reculé, ce serait enfui de ce contact. Pourquoi ... pourquoi donc était il comme ça. Il aurait voulu être "normal", ne pas avoir peur de se montrer. Il était son homme, il l'aimait ou au moins disait l'aimer. il avait surmonté ses peurs en grimpant sur sa moto et à l'obstacle alors que Matt n'était simplement pas capable d'enlever son t-shirt.

Son coeur bondissait dans sa poitrine, battant la chamade, son teint semblait devenir pâle, il avait l’impression de manquer de sucre et d'air. Une crise d'hypoglycémie en quelques sortes, ou un mini malaise peut être ? Enfin quelques choses d’indescriptible, il avait juste l'impression qu'il était sur le point de défaillir à chaque fois. Que le monde allait s'arrêter de tourner pour se moquer de lui. Les yeux brillants, il ferma ses paupières et respira un grand coup, les minutes parurent longues très longues, essayant d'amener de l'air désespérément dans ses poumons. Il aurait presque pu pleurer si il n'avait pas eu un ce fameux self contrôle qui lui faisait prendre sur lui. Il sentait simplement les mains de son homme attendre patiemment sur ses hanches. Il passa sa main dans son cou, rencontrant le très fin relief de la peau piquée à l'encre. Une chose à la fois avait on dit. Il avait attendu longtemps alors que certaines étapes avaient été brûlé. Il n'avait plus aucune notion du temps mais son homme attendait. Il prit sur lui et réussi à laisser passer quelques mots entre ses dents :
- Tu.... (grande inspiration) Tu peux.


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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Sam 13 Mai - 16:54

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
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Quoiqu'il se passe sous le crâne de son homme - et clairement ça devait être une véritable tempête - Curare resta avec lui. Parfaitement immobile, ses mains ne bougeaient pas d'un millimètre, de peur de déconcentrer encore davantage son compagnon. Il gardait ses yeux rivés sur son amant, son amour. Il ne le lâcherait pas, quoi que soit la réponse. Quelle que soit la profondeur de sa peur ; quel que soit le temps qu'il devrait attendre pour obtenir cette approbation. Il resterait aux côtés de l'Australien, prêt à le soutenir presque aussi efficacement que ce dernier l'avait soutenu pour le ramener jusqu'ici avec sa cheville blessée. Parce que, tout de même, il était plus musclé que psychologue ; mais il ferait un effort. Pour Matt. Tous les efforts du monde en valaient largement la peine.

Le souffle léger, il garda un air sérieux, tout juste agrémenté d'un léger sourire. Jusqu'à ce que son homme réponde par l'affirmative, après ce qui ressemblait à un long monologue intérieur. Le letton, qui était resté plus qu'incertain sur l'issue de cette auto-parlementation chez son homme, haussa un sourcil d'étonnement. Allons bon, il ne s'y était pas préparé. Il ne l'attendait pas, cette réponse affirmative. Ou pas si vite, du moins.
Mais l'idée de vraiment soulever le Tee-Shirt ne lui effleura pas un instant l'esprit. Il ne voulait pas forcer son homme. Il ne voulait obtenir ainsi quelque chose après l'avoir mis au pied du mur. Et vu le souffle court de Matt et l'air perdu qui traînait dans ses yeux, c'était ce qu'il avait fait.

Alors, adoucissant son sourire - si tant était que cela soit possible, Curare avait l'impression d'être réduit à l'état de guimauve tant son homme avait le don de le faire fondre - le letton laissa le bout de ses doigts effleurer les hanches de son homme, frissonnant lui-même de ce timide contact peau contre peau. Puis il abandonna la partie : ses mains relâchèrent les pans du vêtements, abandonnèrent la peau et il s'écarta légèrement de Matt. Levant ses mains, il en posa une sur le visage de son amant, et glissa l'autre derrière la nuque de l'Australien. Du bout des doigts, Curare effleura le précieux tatouage, en même temps qu'il murmurait dans sa langue "Viena lieta laikā". Puis il offrit à son homme un tendre baiser, ne cessant de caresser la nuque, sa deuxième main finissant par quitter la joue pour aller s'entremêler avec les cheveux de son compagnon.

Enfin, lâchant Matt, le letton se décala d'un pas, reculant vers la baignoire. Avant de se glisser dans l'eau chaude, il tenta d'expliquer à son amant le pourquoi du comment, après avoir paru envieux de le déshabiller, il le laissait indemne.
Je t'aime, Matt. Et je ne veux en aucun cas te forcer. Le jour où tu me demanderas de le faire, où tu le voudras vraiment, sois certain que je serai là. En attendant... je ne t'en aime qu'un peu plus. Si tant est que cela est possible.
Sur ces sages paroles - du moins espérait-il qu'elles le soient - le letton se glissa dans l'eau chaude avec un bref soupir d'aise. Déjà, il se sentait mieux. Et pas que parce qu'il venait, une énième fois, de réussir à prouver à son homme à quel point il essayait d'être digne de son amour.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Dim 14 Mai - 23:25

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Il n'était peut être pas un glaçon, ni même un être romantique, mais là officiellement il fondait. Les mains de Curare dans sa nuque, sa voix douce et son discours simplement magnifique. Il comprenait, il le comprenait simplement. Le voyant entrer dans l'eau encore chaude en le laissant ainsi, son cerveau planta complètement. Il prit une grand inspiration et s'approcha de lui, intérieurement, il se jura qu'il y parviendrait, que la prochain fois, il le surprendrai en lui demandant de lui retirer ce fichu bout de tissu. Il en comprenait même plus de quoi il avait peur, son homme l'avait déjà vu ainsi et n'avait pas cherché à se moquer. Mais la problème était qu'il ne pouvait pas lire dans les pensées de son homme. Il ne remettait pas en doute son amour, mais il ne l'avait pas non plus remis en cause chez ses exs, et pourtant il l'avait laisser tomber. Mais il avait envie de croire qu'avec lui se serait différent. Il était tellement bien avec lui, il ne voulait pas que ça s'arrête, il n’imaginait même pas que cette histoire s'arrête. Une chose était sure, si cette histoire s'arrêtait, il aurait surement du mal à s'en remettre, beaucoup de mal. Et cela l'effrayait presque autant que de retirer son t-shirt. Il chassa ses idées noires et s'approcha de la baignoire. Il s'accroupit près de celle ci, laissant ses mains effleurer la surface de l'eau. Souriant doucement en plongeant ses mains plus profondément, dans le liquide chaud surmonté de mousse. Il réclama un baiser que son compagnon lui offrit sans rechigner. Matt ne put s'empêcher de dire entre deux baisers :
- C'est la chose la plus mignonne qu'on ne m'ait jamais dites.

Ses mains cachées sous la surface de l'eau se baladèrent en effleurant la peau de ce dernier. Douces senteurs, mousse, humidité ambiante, trop de facteurs réunis en un seul et même lieu. Et puis cette baignoire lui paraissait d'ailleurs grande, très grand, de plus en plus grande même au fil du temps qui avançait et réveillait un tantinet son esprit créatif. Un joli sourire et il fixa Curare d'un air malicieux :
- Dis. Tu penses qu'elle est assez grande pour nous deux ?
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Lun 15 Mai - 20:32

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
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L'eau chaude apaisa instantanément la cheville douloureuse de Curare. Se coulant dans le bain, il profitait de ce luxe à l'américaine : de l'eau à volonté, propre, et chaude. Rien de ce qu'il avait connue avec la tuyauterie rouillée - et centenaire - de sa maison de bois, l'eau gelée et le prix exorbitant de celle-ci par rapport aux faibles moyens de sa famille. Les yeux fermés quelques secondes, il ne les rouvrit que quand il sentit les mains de Matt braver l'eau pour venir le caresser tendrement.
Un sourire niais vint s'étendre sur le visage du letton, causé autant par la demande de baisers que par le discret compliment que son compagnon lui souffla. Il s'empressa de le rassurer ; il ne le faisait pas exprès. Tout ce que le tatoué disait, il le pensait. Et plus encore lorsqu'il s'agissait de Matt. Cet Australien avait le don de le rendre encore plus franc que d'habitude, si tant était que cela soit possible.
Pourtant Dieu sait que je ne le fais pas exprès.
Le letton se laissait aller aux caresses de son compagnon, les yeux entrouverts. Un peu plus, et il aurait presque pu s'endormir, tant il se sentait bien. La proposition de Matt le réveilla pourtant sensiblement rapidement. Les yeux pétillants de malice, il fit mine de réfléchir intensément - ce qui, avouons-le, lui arrivait rarement. Puis, après avoir pesé le pour et le contre - soit beaucoup de choses contre le néant, l'idée d'un bain commun n'ayant pas vraiment de désavantages aux yeux du tatoué - ce dernier finit par conclure d'un ton faussement solennel.
Pour toi, oui. Pas pour le poney et la moto. Juste pour toi.
Il était à demi-taquin et à demi-sérieux. Il voulait son homme pour lui tout seul. Comme la dernière fois dans les bois - et encore, la dernière fois, la moto n'était pas loin. Aussi, accompagnant ses paroles d'un regard digne du Chat Potté - si-si, le petit roux de Shrek auquel rien ni personne ne résiste, exactement le même - Curare se pencha vers Matt pour l'embrasser langoureusement, histoire de le convaincre. Même si, il l'espérait, il n'avait pas besoin d'être convaincu.
Enfin, avisant l'eau et la mousse dont il était recouvert - en plus ça cachait son corps nu aux yeux de son homme, c'était encore plus mesquin qu'il n'y paraissait - le tatoué fut prit d'une riche idée. Se servant de ses deux mains comme d'un récipient improvisé, il balança une gerbe d'eau digne des plus beaux dauphins - un chat puis des dauphins, il était décidément doué en imitation animale ce soir-là - en direction de son homme. Inondant le-dit homme au moins autant que le sol de la salle de bain, sur lequel se mettaient à flotter de petits nuages de mousse.
Et, pour toute explication, il partit d'un rire sonore, léger, clairement hilare devant l'air surpris qu'avait arboré son chéri pendant au moins quelques instants.
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Lun 15 Mai - 21:29

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Un baiser vint lui répondre faisant monter la température encore un peu avant que celle ci ne redescende brutalement dans un flot d'eau qui le trempa. Le fin tissu du t-shirt vint coller à sa peau. Le sol se retrouva rapidement aussi inondée que le tissu. Une nouvelle embrassade aventureuse, le sortie de son état de stupéfaction soudain. Le ton léger de la phrase de Curare qui semblait lui rappeler que les autres passe temps de sa vie était très prenant et n'était pas désiré ici, le fit sourire. Il lança à son homme, clin d'oeil à l'appui :
- Bon, maintenant que je suis trempé, je peux bien te faire profiter du bas si je ne peux pas t'offrir le haut.

Laissant glisser le pantalon d'équitation en bas de ses jambes, il laisserait libre cour à son homme de lui retirer le reste si il le souhaitait. Il entra dans l'eau en prenant garde à ne pas écraser son homme. L'un vêtu de tissu, l'autre d'encre, il se retrouvèrent tous deux dans l'eau de cette baignoire qui décidément semblait avoir été concue pour qu'il puisse y entrer à deux. Il sourit franchement, assis dans cette baignoire, le tissu lui faisant une deuxième peau, si il n'avait pas existé tout aurait été pareil ou presque, la barrière mentale, elle, demeurait au moins intact:
- Moins pratique, qu'une douche, mais ça a son charme aussi.

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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mar 16 Mai - 18:04

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
walk through the storm i would

Il avait plus ou moins deux ans d'âge mental, mais il en était fier. Quand il était plus jeune, c'était avec son frère que Curare jouait avec l'eau ; les tuyaux d'arrosage dans les champs faisaient parfaitement l'affaire pour des batailles mémorables. Et, souvent, une engueulade en bonne et due forme et l'obligation de faire leur propre lessive pour détacher les vêtements qui finissaient maculés de boue.
Et, quoi qu'il en soit, Matt remplaçait son frère sur de nombreux points... De bien nombreux. Et le letton, qui n'avait toujours pas évoqué le sujet de son ex pour le moins original, se sentit presque mal de comparer les deux hommes. Il aimait intensément l'Australien, à un point tel qu'il avait l'impression de n'avoir jamais expérimenté tout cela. Peut-être était-ce vrai, dans le fond. Son compagnon lui faisait découvrir tellement de choses qui, si elles n'étaient pas toujours au goût du tatoué, avaient le mérite de le sortir de sa zone de confort.

Son homme se glissa dans la baignoire, en caleçon et en Tee-Shirt. Curieuse tenue pour cette activité aqueuse. Et pour la piscine, il y allait en combinaison intégrale, aussi ? L'idée fit sourire Curare, qui braqua ensuite quelques instants son regard sur son homme. S'il s'était autorisé à baver, il l'aurait sûrement fait - puis avec toute l'eau qui les entourait, ça serait certainement passé inaperçu. Mais, de peur de gêner son compagnon, le letton releva la tête avec un soupir, appuyant sa nuque contre le rebord de la baignoire et fixant son regard au plafond, là où il ne pouvait plus mater Matt.
C'était plus ou moins une torture. Assis devant lui, le Tee-Shirt rendu transparent par l'eau, l'Australien n'avait certainement aucune idée de son pouvoir de séduction, qui avait plus que conquit son homme.
Tu sais, dans mon pays, c'est interdit d'être gay. Tu passerais une heure avec mes dirigeants, je suis certain qu'ils changeraient d'avis.
Il gratifia son homme d'un petit regard, évitant soigneusement de dériver vers son torse. Histoire de couper court à toute tentation, le tatoué avança un peu dans la baignoire, se rapprochant dangereusement de son compagnon jusqu'à pouvoir poser ses mains sur ses hanches, sous l'eau, sous la mousse, à l'abri des regards indiscrets. Sa voix se fit mielleuse sans qu'il sache vraiment pourquoi. Voilà que la présence de Matt inhibait tous les dialogues entre son cerveau et sa bouche...
Quoique. Même pour le bon de la communauté, je détesterai avoir à te partager...
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Mer 17 Mai - 14:36

Come just as you are to me

CURARE & MATT


Il sentit un instant le regard désireux de Curare se poser sur lui. Celui ci repoussa naturellement sa tête en arrière dans un soupir. Matt se rendait compte à quel point il pouvait paraître égoïste. Lui passait son temps à reluquer son homme de la moins discrète des façons et il ne le laissait même pas accéder à cela. Mais Curare était son remède, il l'aiderait à surmonter de complexe idiot rien que pour le rendre heureux. Alors qu'il se mettait à lui parler de son pays, et de ses interdictions, le jeune homme tomba de haut alors qu'il était assis. Tolérant à un point que peu considérait comme possible, il fut outré par tant de restrictions à ce niveau là. Grand libre d'esprit n'ayant connu que les immenses terres australiennes où il allait et venait à sa guise, les terres reculées où rien ne semblait interdit, il imaginait avec grande difficulté les affreux sentiments que pouvait éprouver son homme alors qu'on l'empêchait d'être lui même. Iil ne put s'empêcher d'exprimer son point de vue à voix haute :
- Si peu de tolérance, c'est désolant.

Il releva tout de même le gentil compliment, et la petite pointe de jalousie si mignonne quand elle venait de lui. Il sourit doucement et releva :
- Tu passeras toujours avant tout le reste.

Excès de mignonnerie vite gâché par une petite remarque qui lui trottait dans la tête :
- Sauf peut être Crevette.

Sa voix se brisa quand il prononça le nom de son cheval. Il n'avait pas mentionner Phoenix qui bien sur était important au possible pour lui, mais son petit poney l'avait aidé à surmonté les moqueries, les moments durs, qui lui avait appris à monter à cheval, près de qui il avait trouvé refuge lors des nuits d'orages, lors des nuits d'insomnies ou des moments de doutes. Ce petit poney qui semblait tomber du ciel et qui lui avait tant appris mais qui malheureusement n'était pas immortel. Son coeur était à présent divisé en deux parties, l'une lui hurlait de rester auprès de son cher et tendre, et l'autre lui implorait de repartir en Australie pour profiter tant qu'il le pouvait de son poney malade. Il tira la langue avec un grand clin d'oeil, digne d'un smiley, pour rattraper le coup et chassé cet air préocupé de son visage, comme à chaque fois que quelque chose n'allait pas et qu'il se réfugiait dans la blague, l'ironie, ou tout ce qu'il pouvait. Il lança à Curare :
- Un jour, il faudrait que tu visites l'Australie, c'est magnifique et beaucoup moins ... restrictif.

Tant bien que mal, il se rapprocha de lui pour se blottir contre lui, provoquant un mouvement d'eau et de mousse derrière lui qui le fit glousser doucement comme un enfant heureux de houer dans son bain. Sauf que là le jouet n'était pas un petit bateau mais un grand letton contre lequel il pouvait se blottir sans mal. Son discours était décousu tant les émotions se mélangeait soudain dans sa tête. Il le couva d'un regard amoureux et lui lança doucement :
- Ça peut paraître étrange. Tu ne me laisseras pas hein ? Tu resteras avec moi tant que tu le peux pas vrai ?

Tout était simplement trop beau pour qu'il puisse s'imaginer vivre quelque chose de réel. Pour la première fois de sa vie, il avait besoin d'une confirmation aux sentiments qu'il connaissait déjà.



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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Jeu 18 Mai - 20:14

Curare Feodor Ostrov & Matt Headland
walk through the storm i would

Curare ne s'était jamais posé la question ; la loi était la loi. Dans son pays, les gens un tant soit peu originaux, et pas qu'à cause de leur orientation sexuelle, étaient brimés. C'était un fait. Il avait toujours vécu avec. Et, avant d'arriver aux Etats-Unis, il n'avait même pas idée de la liberté dont pouvait jouir un être humain considéré comme lambda aux yeux du gouvernement.
Digne héritière de l'URSS, la Lettonie ne rattraperait pas l'Occident de si tôt. Et si elle persistait à rester ainsi sous la coupe de Moscou, la situation n'évoluerait pas avant de nombreuses années. Aussi l'expatrié se contenta de hausser les épaules, créant un léger mouvement d'eau qui lui arracha un sourire. Jusqu'à présent, il n'en était pas mort. Il en avait souffert, son précédent couple en avait été détruit, mais il n'avait pas pour habitude de se lamenter sur son sort.

Un léger froncement de sourcils accompagna la révélation de Matt. Puis, le tatoué se souvint de ce nom, que son homme avait déjà évoqué. Son poney, lui semblait-il. Mais à l'entente de la tristesse qui germait dans la voix de l'Australien, Curare se retint de lui demander davantage de détails. Il ne voulait pas le blesser plus qu'il ne le faisait de lui-même. Aussitôt, lorsque son homme se rapprocha de lui, le letton l'accueillit avec un sourire qui faisait trois fois le tour de son visage. Il le souleva même légèrement pour étendre ses jambes et poser Matt sur ses cuisses. Ainsi, il pouvait se coller sans aucune peine au Tee-Shirt mouillé. Et, bien que ce soit un Tee-Shirt, c'était toujours mieux que pas collé du tout.
Je n'en doute pas. Même si je commence à croire que n'importe où, avec toi, ça serait magnifique.
La Lettonie, Curare ne brûlait pas forcément d'envie de la faire découvrir à son compagnon. Mis à part pour la neige 6 mois de l'année... Il habitait dans un village paysan. Dans une maison paysanne. Et si ce n'était pour lui présenter sa mère, qui finirait vraisemblablement sa vie dans cette maison de bois... le pays natal du tatoué n'avait que peu d'intérêt aux yeux de ce dernier.
La dernière question de Matt faillit mettre les larmes aux yeux du letton. Avec un baiser aussi tendre que possible, il rassura son amoureux. Avant de tenter, d'abord en pensée, de trouver une réponse adéquate à la lourde question. Une fois qu'il eut fait un tri préalable sur ce qu'il pouvait dire ou pas, il demanda à son homme "Quoi que je dises, tu me promets de ne pas t'enfuir en courant ?", même si vu leur localisation, ce serait plutôt s'enfuir en nageant. Rassuré par Matt, le letton s'approcha encore davantage et colla son front contre celui de son homme, bien qu'il soit légèrement plus grand que lui. Les yeux dans les yeux, Curare avoua, la voix légèrement entachée de honte à l'idée d'avouer pareille dépendance.
Disons... que si tu pouvais être l'homme de ma vie, le bon, le dernier, celui que je n'aurais jamais à quitter... Et bien ça... me plairait bien ?
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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT
Jeu 18 Mai - 23:10

Come just as you are to me

CURARE & MATT

Cet homme avait un don pour jouer avec les mots et lui dire exactement ce qu'il avait besoin d'entendre et ce que tout homme rêvait d'entendre. Cette rencontre fortuite autour d'une licorne était la meilleure des choses qui ai pu lui arriver. Blotti contre lui autant que la baignoire lui permettait, il se retrouva bientôt sur les genoux de ce dernier. Peut être un peu maladroitement, il se débrouilla pour atteindre les lèvres de son homme. La plus délicate des sensations parcourait son corps à chaque fois qu'il goûtait à ces lèvres. Ces lèvres qui n'appartenait plus qu'à lui. Il l'embrassa doucement, délicatement, comme si il risquait de casser son homme si il allait trop vite. Il se mordit la lèvre en se détachant de lui, les yeux plongés, dans les siens :
- Je crois que tu me le fera répéter un million de fois. Mais si tu savais comme je t'aime.

Les mots étaient cette fois ci sorti de sa bouche avec une déconcertante aisance. Parce que ses sentiments étaient fondés, parce qu'il ne doutait plus, parce que son homme était à ses côtés pour le meilleur et pour le pire. Pas besoin d'officialisation légale pour savoir qu'il serait toujours là. Corps contre corps, dans une position aussi étrange qu'intime. Parce qu'aujourd'hui tout était différent. Parce que Curare l'acceptait tel qu'il était, ses élans de folie, ses attitudes à la limite de la maturité, son romantisme naissant. Il le rendait meilleur sans pour autant le changer.

Parce que dans la vie on a pas besoin de quelqu'un qui nous complète, mais de quelqu'un qui nous accepte complètement.

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MessageSujet: Re: Come just as you are to me | MATT

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