Abygail Clark ♣ UC



 

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MessageSujet: Abygail Clark ♣ UC
Mer 10 Mai - 20:38

Abygail Clark

“ ... ”


nom
Abygail
prénom
Clark
surnom
Abby
sexe
Féminin
âge
23
ans
date et lieu de naissance
particularités
...
orientation sexuelle
Aromantique
nationalité
Américaine
état civil
Célibataire

groupe
Professionnel
métier
Vétérinaire
avatar
Scott Eastwood

discipline de prédilection
Dressage
année de pratique
15 ans
qualités
empathique-loyal-
défauts
renfermé-solitaire-taciturne-discret-
cheval
A soi (Columbine)
Caractère
En 5 lignes minimum. Nemo quaeso miretur, si post exsudatos labores itinerum longos congestosque adfatim commeatus fiducia vestri ductante barbaricos pagos adventans velut mutato repente consilio ad placidiora deverti. Nemo quaeso miretur, si post exsudatos labores itinerum longos congestosque adfatim commeatus fiducia vestri ductante barbaricos pagos adventans velut mutato repente consilio ad placidiora deverti. Nemo quaeso miretur, si post exsudatos labores itinerum longos congestosque adfatim commeatus fiducia vestri ductante barbaricos pagos adventans velut mutato repente consilio ad placidiora deverti. Nemo quaeso miretur, si post exsudatos labores itinerum longos congestosque adfatim commeatus fiducia vestri ductante barbaricos pagos adventans velut mutato repente consilio ad placidiora deverti.
Physique
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Joueur

pseudo
Verlaine
TC de Zia et Aydan chou Bonne chance à celui qui lira toute son histoire !




Dernière édition par Owen Fletcher le Dim 4 Juin - 15:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Abygail Clark ♣ UC
Mer 10 Mai - 21:49

Il était un matin
“ ... ”


"Heure de la mort : 18h32" annonce la sage-femme après plusieurs tentatives de réanimations.
Je suis Owen Fletcher. Né le douze juin mille neuf cent quatre-vingt huit dans un hôpital de l'Alabama. Plus précisément dans le Columbus étant à la frontière de l'Alabama et de la Géorgie. Tout du moins, je suis un bébé en couveuse, fatigué des efforts qu'on m'a demandé de faire aujourd'hui. Venir au monde ce n'est pas rien après tout, n'est-ce pas ? D'un point de vu général, il me semble avoir connu mon père ce jour là. Enfin des souvenirs qu'il m'a raconté. Il m'a dit qu'il attendait qu'on reparte à la maison au plus vite car il avait du travail. Enfin, ça, c'était mon premier jour sur Terre.

▬▬▬▬▬▬


"Vous pourrez donc vous occuper d'Owen chaque jour de la semaine jours et nuits, quand je pars en voyage et quand je serais absent ? Qu'il devienne un bon garçon, sage et bienveillant. Et surtout qu'il fasse ces devoirs correctement ? On est pas dans une maison de miséreux voyez vous."
"Je suis celle qu'il vous faut monsieur Fletcher, vous pouvez compter sur moi." lui rassurait Savannah.
Encore ici, Savannah est un nouveau personnage dans ma vie. Elle m'a raconté ce souvenir qu'elle avait lorsque mon père avait répondu à se demande d'embauche pour une nourisse dès mon premier mois. N'ayant aucune paternité dans le sang ni aucune compassion et bien trop de travail à ce qu'il en dit, il fallait bien élever un enfant sans maman. Et Savannah est apparue dans ma vie. La plus gentille et adorable des nourisse que n'importe quel enfant puisse demander. A savoir quand il ne faut pas pousser les limites mais qui ne criera pas pour rien et n'haussera jamais le ton à tort. Ne prouvant pas l'éducation à la punition physique mais en réglant les problèmes en parlant. Et puis il faut que je vous avoue que je n'étais pas un enfant si difficile que ça non plus. Mais déjà petit, j'étais apparemment à l'aise avec Savannah et ce qui m'entourais sauf avec mon père que je ne voyais pas beaucoup.

▬▬▬▬▬▬


Je vous passe les premiers âge; là où j'apprends à marcher, parler et manger. C'est toujours ennuyant et même si Savannah m'a beaucoup conté mon enfance, elle n'est pas si importante que ça. Tout ce qu'on peut retenir de mes cinq premières années c'est que j'étais visiblement hyperactif et agité et que je ne cessais jamais d'être en mouvement; donnant parfois à tort de la peine pour m'endormir. Mais encore une fois ce sont des coins un peu poussés sur ce que je voulais vous raconter.
"Owen, je te présente Kate. Ta nouvelle belle-mère."
Si je ne comprenais pas pourquoi à cet âge, je sais qu'elle râlait à chaque fois que je tenter de capter son attention. A cinq ans on ne comprends pas grands choses. Ne rien piger et une chose mais l'enfermement d'esprit d'un gamin en manque d'attention en est une autre. Je ne comprenais pas encore ce qu'il allait m'arriver mais, petit à petit, mon environnement changea du tout au tout.
Ma chambre n'avait plus aucun jouet que je pouvais laisser trainer et était accessible à certaines heures. Aucun droit de sortir, d'intervenir comme une intrusion dans la quotidien fastidieux de la peste Kate.

▬▬▬▬▬▬


Un an. Trois cents soixante quinze jours d'enfermement pur. Kate m'avait fait arrêter l'école pendant une année complète pour faire croire à mon père qu'elle pouvait me faire des cours sur mesure pour "m'améliorer plus vite". Cette phrase m'a toujours donné des frissons encore aujourd'hui. J'ai toujours cette impression qu'elle cherchait à faire progresser un robot. Elle vidait le portefeuille de mon père en sacs à mains et bijoux de luxe alors qu'elle flemmardait sur le canapé toute l'après-midi en gloussant au téléphone avec ses amies. En attendant je travaillais du matin après le petit déjeuné jusqu'au soir encore après le souper. C'était en plus il fallait le dire un parcours très compliqué. Les livres que Kate me donnait à faire et apprendre était dédiés aux enfants plus âgés que moi d'environs trois ans. Je voulais toujours faire mieux, ne pas décevoir mon père pour ne pas me faire gronder les seules fois où nous nous voyons. Mais même avec ces efforts ça ne lui suffit jamais et trouve toujours le bon moyen pour me réprimander d'une manière ou d'une autre.

▬▬▬▬▬▬


"Tu sais Owen, si je suis revenue c'est parce que j'ai vraiment besoin d'argent pour financer les études de Paul et parce que tu es comme mon fils." s'attendrit Savannah en s'agenouillant devant moi.
Ce jour aura été un des plus marquant dans ma vie. Un grand tournant vers mes cinq ou six ans qui m'avait permit de ne pas m'arrêter aux détails que l'on me proposait mais de chercher au-delà de ce qu'on me demandait. Je peux me souvenir avec exactitude l'heure qu'il était lorsque Savannah venait me prendre dans ses bras. Je peux aussi vous dire dans quelle pièce de la maison, où était situé le fauteuil par rapport à la table basse et combien j'étais heureux de retrouver ma mère dite de substitution.
"Même si Kate est partit c'est pas une bonne raison pour commencer à faire dans les sentiments Owen."
C'est de cette porte à droite dont je viens de me souvenir, celle que mon soit disant père avait fait claquer, furieux de remarquer une trace d'amour entre Savannah et moi. Chose qu'on ne retrouve nulle part dans notre relation précaire.
"Je ne vous paye pas pour faire des câlins à mon fils ! Au travail ! Tout les deux."
Il venait de la traiter comme une moins que rien et de m'attraper le poignet en me tirant de cette étreinte qui me rendit sans arme. Ca doit être à ce moment que j'avais compris qu'au final, mon père n'était pas quelqu'un de bien. Bien que je n'eus pas fait la différence étant enfant puisque Savannah était pour moi la seule personne que je connaisse et était semblable à moi. La porte claque et nous restons seuls, je n'arrive pas à me souvenir la façon dont ma nourrice avait fait pour implorer mon père de me lâcher mais elle semblait terrorisée.
"Pourquoi papa t'aimes pas Savannah ?" avais-je prononcé avec ma voix enfantine.
"Parce que je suis différente mon ange."
C'était pourtant évident pour certains et moins pour d'autres. L'homme qui venait de casser un énorme scandale dans des retrouvailles n'était autre qu'un raciste qui se croyait encore à l'époque de l'esclavagisme envers les personnes de couleurs. Bien que je trouve ça absurde depuis mon enfance, cette graine a fait germer de la haine envers cette personne malveillante. Savannah était noire, et peut importe sa couleur ou ce qui l'entoure, rien ne l'empêchait d'être quelqu'un de formidable.

▬▬▬▬▬▬


Les pieds à nus traversant les champs de hautes herbes, je piétine chaque branche qui ne veut pas me laisser avancer. Un sac de cuir sur mon dos ballant d'un côté à un autre dans mon élan, j'arbore un sourire grandit et satisfait.
"Savannah, hé, Savannah ! J'ai réussis tout mes tests aujourd'hui !"
Ma voix est encore perçante comme celle d'un enfant mais mon physique a changé. Le retour du petit enfant de l'école le bras levé pour attirer l'attention de sa nourrice assise à l'ombre. Un sourire radieux accroché au visage, elle se lève pour l'accueillir dans ces bras. Devant eux s'étendait un pré où habitait deux poneys.
"Je suis fier de toi mon garçon, viens." Lui prenant la main, elle l'emmène à l'intérieur du carré verdoyant pour s'approcher d'un des petits poneys blancs. "Je te présente Atak, c'est le poney de mon fils mais maintenant qu'il a grandit, il ne le monte plus, grimpe."
Paul était le fils de Savannah, âgé de presque cinq ans de plus que moi, il devait être bien trop grand pour le petit être qui avait un licol fait de ficelle en vitesse.
"Vas-y tiens toi droit. Attends, ne tombe pas en arrière !"
Mes jambes de part et d'autres du dos d'un poney, je jouais le cow-boy alors que j'avais un piètre équilibre. C'était pour moi une première fois et de tout les sports que j'avais pu essayer, l'équitation était une découverte très positive.
La gentillesse d'Atak venait de lui donner une image nouvelle. Voir le monde en hauteur avec des êtres capable de nous laisser explorer toutes les possibilités avec eux; les pieds ne touchant plus terre, frôlant les herbes que l'on traversait.

▬▬▬▬▬▬


L'élève plutôt discret au fond de la classe. Le second tabouret en partant de la gauche du fond de la classe pour être exact. Je n'étais pas du genre à parler, à me sociabiliser franchement avec les autres. Depuis petit, on m'a toujours écarter du monde je ne comprenais pas pourquoi maintenant il aurait fallu que je doive entamer des discussions avec les personnes dans ma classe. Je ne répondais pas aux questions du professeur mais était appliqué et sérieux dans tout ce que j'entreprenais. Jusqu'à la fin de mes études je demeure un élève studieux. Ne pas sortir le soir au risque de me faire reprendre violemment par mon paternel, d'avoir une longue discussion avec Savannah pour m'expliquer comme quoi mon père n'était pas quelqu'un de méchant et que dans le fond il ne me voulais que du bien. J'en avais marre de toujours entre les mêmes contes. Mon père était un légende vivante dans les chiffre et finances mais n'était pas l'as dans l'art d'aimer son enfant comme il se doit.
"Ca fait trois fois que je te dis de ne pas mettre tes chaussures sales dans l'entrée ! Tu veux salir la maison entière ? Je paye assez cher pour qu'on nettoie." argumente mon père en m'infligeant une claque derrière la tête.
Ce sont les chaussures usées et sales que mon père veut me forcer à me faire jeter. Mais ce sont les anciennes chaussures d'équitation de Paul en cuir avec des fils assez fins. Quand je sortait des cours parfois, j'allais monter le deuxième poney de la pâture de Savannah. Un peu plus grand et depuis les quelques années passées, j'avais pris un peu d'expérience mais restait à monter à cru avec un simple licol de ficelle où je ne devais pas forcer. Ma seule qualité véritable est mon équilibre. Passez donc cinq ans à monter à cru et sans bombe, vous aurez une assiette en fer.
Le monde équestre et l'histoire des chevaux m'intéressait de plus en plus, fuguant souvent la nuit pour me retrouver dans le pré avec les poneys. Il avait pu se documenter, en apprendre plus sur eux, sur leurs fonctionnements, leurs nourritures, habitudes, les disciplines et je découvris un monde totalement différent, mais extraordinaire.

▬▬▬▬▬▬


"Salut, c'est bien toi qu'on appelle le mec du deuxième tabouret au fond de la classe ?" demande Barbara, une fille qui prétend attirante physiquement par les autres gars qu'il entend parfois.
"Owen, et c'est le second tabouret." affirmais-je avec un sourire.
Pour finir, les années avaient encore coulées et je n'avais jamais changé de place, toujours en arrière plan pour laisser régner les perturbateurs en plein devant la scène. Mais je ne compris pas pourquoi une fille aussi réputée qu'elle puisse venir parler à un mec solitaire qui ne parle qu'à quelques groupes de temps à autres. Il se fringuait bien mais n'avait rien pour qu'elle vienne lui parler. A moins qu'elle ne veuille un stylo.
"Sa te dirais de venir avec moi à la soirée de fin d'année ?"
Cette question me rend perplexe et je ne peux m'empêcher de froncer les sourcils. Juste, pourquoi ? Je ne lui avait jamais parlé, on ne se regardait presque jamais. Sauf la fois où elle m'a demandé mon livre de math lorsqu'elle avait oublié le sien mais cette seule justification était absurde. Le temps de réfléchir, la sonnerie retentit et Barbara me tend un bout de papier.
"Je ne dois pas louper mon bus, tiens, envoie-moi un message."
Elle n'en dit pas plus et sort de la salle alors que je reste planté là incrédule.

Le chemin jusque la maison se fait toujours à pied et quand je rentre je fais un détour pour voir les poneys. Atak avait prit de l'âge et était atteint d'arthrose. Je culpabilisais, me retrouvant dans l'impossibilité de pouvoir l'aider, mes connaissances ne s'étendant pas jusque là. Tantôt il boitillait, tantôt restait couché à ne plus vouloir se relever. Sa souffrance me touchais beaucoup et je le couvrais de caresses impuissantes tout les soirs.
"Savannah où sont les chemises que je vous ai demandé de repasser ?!"
La porte claque et je file dans ma chambre sans demander quoique ce soit, déposant mon sac près de mon bureau pour finir mes devoir. A entendre les furies et insultes que proférait mon père telle une vipère que Savannah qui n'était plus là que pour le ménage et la cuisine et d'autres tâches que je ne tolérais pas, elle s'aventure dans ma chambre entre deux crises infernales.
"Ca a été ta journée mon grand ?" demande-t-elle en déposant du linge propre sur mon lit.
"Oui merci. Tu sais je peux faire mon linge, ne t'embêtes pas. Dis j'ai un avis à te demander Savannah."
Je ressors le numéro de Barbara de ma poche de jean et le déplie. Son numéro me laisse toujours autant indécis et je ne sais pas quoi en penser. Il ne comptait pas y aller de base mais maintenant qu'elle veut y aller et avec lui il ne sait pas comment se comporter, si il doit accepter ou non.
"Que ce passe-t-il ?"
"Une fille m'a demandé d'aller à une .. Soirée de fin d'année du lycée avec elle mais je sais pas si je dois accepter ou non ?" je lui tends le papier quand elle s'assoit à côté de moi.
"C'est son numéro de téléphone ça ? Et une, soirée là ... On danse ? Dis-lui oui, c'est une fille, c'est toujours ça de prit." rit elle en se relevant et partant de la chambre.
Sur le coup je ne compris pas. Mais si Savannah disait elle-même qu'il fallait que j'accepte sa demande, alors je le ferais. Peut-être que Savannah y voyait un honneur à y aller avec une fille. Plutôt étrange je n'avais jamais été vraiment attiré par les gens en couple, ne comprenant pas leurs lubies de s'afficher en public.

▬▬▬▬▬▬


"Attends, ta poche est ressortie."
Inquiètes, Savannah voulait que je sois un jeune homme propre sur lui et parfait. Avec tout les sports que j'essayais en plus du cheval, j'avais développé une carrure plus musclé que la moyenne et à ce que j'entendais, j'étais beau en costume. Enfin tout ça, c'était une question de point de vue. Tout le monde devait aimer une partie de lui-même pour s'en sortir et ne pas sombrer dans les méandres de la vie. C'est vrai, je me trouvais pas si mal dans cette chemise et ce pantalon dit du trente-et-unième jour. La modestie cependant toujours présente, je ne me jetait pas des fleurs pour autant.
"J'espère que tu lui plairas autant que moi tu me plais mon grand."
Prenant ma tête entre ces mains pour l'abaisser, elle dépose un baiser si tendre qu'il ne fut que de courte durée sur mon front. Son regard brillant vieillit d'année en année mais je garde l'image d'une mère divine à mes yeux à tout jamais. Pourtant, ces paroles me laisse perplexe. Pourquoi je devrais plaire à Barbara ?
"Savannah, pourquoi je ..?"
Ces mains me poussant dans le dos, elle ne me laisse aucunement le temps de finir et grommelle pour que je me presse.

La fin de soirée approche et Barbara était dans une longue robe qui lui descendait jusqu'aux chevilles et laissant son dos à nue. Elle devait être la fille la plus désirable de la soirée et c'était avec moi qu'elle avait passé la soirée. J'avais du passer toutes les mélodie douces en boucle sur un rythme lent enlacé avec elle pendant plusieurs heures et pas une seule fois je n'avais cette lueur dans le regard comme elle avait. C'était assez étrange d'ailleurs.
"T'es vraiment quelqu'un de bien Owen tu sais ? T'es plutôt unique en ton genre." lui glisse Barbara alors qu'on marchait près d'un lac derrière la salle.
"Je sais du moins je ne fais pas exprès."
Son doigt vient arrêter tout mouvement de mes lèvres, m'obligeant à me taire par cette simple barrière. Prit de court, j'avale ma salive, la suite de l'histoire reste exclusive.

▬▬▬▬▬▬


Mon téléphone vibre sur ma table de chevet.
"On peut se voir mercredi ? Barbara"
Depuis ce soir. Depuis ce fameux soir de débauche et de découverte elle ne me lâche plus. Me traquant nuit et jour comme si j'avais de l'importance pour elle. Elle me dit avoir ressentit un sentiment plus fort que de la simple attirance. Elle ose appeler ça de l'amour. C'était sympa, c'était tentant, on appelle ça la première expérience. En attendant je suis pas d'accord alors retente ta chance. Pas à un seul moment je n'avais pu entrevoir un rapport plus intime entre nous. Jamais de la vie, enfin je ne savais pas du tout comment tout ce bazar fonctionnait et ça ne le tentait pas. Déjà que j'avais été pris au dépourvu quand elle s'est approché, mon cœur n'a pas su s'emballer comme le sien au même moment.
"Oublie-moi, je sais pas ce que tu me veux."
Au moins, c'est clair. La tête ailleurs, il n'avait pas besoin de cette merde pour sentir battre son cœur, la première et dernière fois qui lâchera une fille aussi méchamment.

▬▬▬▬▬▬


"Mon fils à un problème docteur ! A vingt ans il est vagabond, fumeur, toxicomane et alcoolique ! Je vous passe le nombre de filles chez qui il dort en revenant le matin mais il ne nous en présente aucune."
La salle est entièrement blanche. De quoi filer de l'asthme à une sourie blanche. Oui c'est vrai, les soirées à l'université de médecine sont parfois un peu mal comprises. L'alcool est là pour décompresser et la drogue récréative à relaxer. Bien évidemment, il ne fallut que peu de temps avant que je ne devienne une vraie loque et que mon père ne le remarque. Le décès d'Atak m'avais décidé à me lancer plus en profondeur sur la santé de ces bêtes que je chérissais depuis tant de temps maintenant. Devenir vétérinaire sera mon but premier, je ferais tout pour y arriver. Mais bien sûr c'était sans compter sur l'intervention de mon père qui eut vite trouvé une idée pour mettre des bâtons dans les roues de mon plan d'avenir.
"C'est simple ! Le camp militaire t'attends au bout du chemin mon fils. Ils vont savoir te dresser correctement puisqu'une bonne incapable n'en est pas en mesure !"

En plus des visites régulières chez le médecin de la famille qui était aussi un charlatan ami de mon cher père, j'avais eus le droit à de multiples psychologues qui ont tentés de résoudre le dernier et plus lointain souvenir en date : la gente féminine.
"Explique moi ce que tu ressens lorsque tu vois une fille par exemple dans la rue."; "Et jamais depuis tes premières fréquentations tu n'as eus de sentiments forts pour l'une d'entre elle ? Une plus fort même un peu qu'une autre ? Non, jamais ?"; "Et quand tu couches avec ces filles, tu n'as aucune émotion qui resserre vos liens ?"
Toutes ces questions qu'on me pose à chaque fois. Non je n'ai aucune attirance pour les filles, encore largement moins pour les mecs. Je peux trouver une fille intéressante, jolie, les deux si vous voulez, ça ne changera pas le fait que je me sentirais plus proche d'elle qu'une autre. Plusieurs d'entres elles auraient tentés par des faits et gestes de m'indiquer ce que les psys appellent un "panneau de détresse". Celui qui avertis en grandes lettres capitales : youhou, je suis là, je t'aime ou je veux vraiment apprendre à te connaître fais un effort s'il te plaît."
Et pourtant, tout les facteurs possibles et inimaginables "d'occasion" que j'aurais soit disant loupées me semblent irréelle. Et c'est enfin la dernière personne que j'ai pu consulté qui à su mettre le doigt sur le problème majeur.
"Monsieur Fletcher votre fils est atteint .. Disons il est aromantique."
Mon père crispe le visage, tendu en réfléchissant comme si on lui demandait un effort extrême.
"Ce n'est pas grave vous savez, c'est une orientation sexuelle qui est moins marquée que les trois principales que nous connaissons tous actuellement. Owen n'est pas malade il a juste des maladresse avec le genre féminin quel qu'il soit. Il n'arrive pas à émettre ou provoquer d'émotion ou encore de sentiment amoureux lorsqu'il est en présence d'une femme. Ce n'est pas grave bien que cela puisse parfois faire du tort à ces dames mais j'ai appris peu à peu à Owen à devenir plus sociable et moins brute pour ne pas faire de dégâts."
Encore une des collègue de mon père qui voulait me manipuler comme un robot mais, marqué par mes propos, ne voulait pas me transformer entièrement. C'est quand je vis la tête de mon père se tourner subitement sur moi que je compris que ça n'allais pas tourner en ma faveur. Dites madame la psychologue, et le secret professionnel alors ? Vous en avez peut-être trop balancer. Un regard de détresse et elle se reprit presque immédiatement.
"Vous savez M.Fletcher, ce n'est pas grave et cela peut passer avec le temps. Ne cherchez pas à changer votre fils."
Je n'eus pas vraiment le temps de réaliser ce qu'il s'était passé l'instant d'après. Le seul souvenir que j'ai c'est en sortant de la salle, la main frottant comme pour refroidir la main sale et grasse qui venait de s'écraser sur mon visage.

▬▬▬▬▬▬


"Owen Fletcher. Je m'appelle Marc. Mon père m'a envoyé te chercher. Il t'a demandé de faire une valide normalement."
C'était un homme en uniforme militaire, deux tête de plus que moi et une véritable armoire à glace. C'était donc pour ça qu'il m'avait demandé de préparer juste le premier nécessaire. Je ravale la bile en le suivant à contre cœur, sans avoir pu dire au revoir à Savannah.

Ma chambre, je la partageais avec plusieurs autres hommes parfois plus musclés et plus sanguins que moi. Je n'étais pas le genre de mec violent à frapper sur tout ce qui bouge de base, je ne vois pas pourquoi ça changerais.
"C'est bien toi Owen Fletcher ?"
L'interpellation venait de derrière, quand je me retourne je vis une magnifique femme brune à la coupe courte et en bataille. Elle n'avait aucun sourire sur les lèvres et pourtant elle s'empressait de venir à moi.
"J'ai entendu parler de toi. Fais gaffe aux bizutages le bleu. Ici, on m'appelle Vivi mais c'est Vivienne."
N'étant pas grand parleur, je la suit jusqu'à manger devant elle, elle m'en apprenait plus de mes nouvelles conditions de vie alors qu'elle me donnait la fin de son plat. C'était une fille très intéressante, qui voulait bien vivre à ce qu'elle en disait. Elle était ici pour servir le pays, car elle avait besoin de sentir qu'elle aurait aidé au moins une fois. Et elle voulait voyager. Voilà tout les sujets qui faisaient d'elle une femme parfaite. La franchise et la générosité en une personne ne pouvait être que parfaite de mon point de vue.

▬▬▬▬▬▬


Un bruit sourd. Une planche de bois à plusieurs mètres reçoit un impact de balle sur le côté.
"Tu paniques trop. Calmes toi, penses à respirer et si tu veux viser à gauche places-toi toujours un peu plus à droite. On a tendance à faire l'inverse de ce qu'on veut avec une arme dans les mains."
Vivienne supervisait quelques compétences que j'apprenais petit à petit. Je n'avais jamais tenu de pistolet entre mes mains et voilà qu'on me demande un changement physique et mental radical pour coller au parfait petit soldat. Parvenir à l'opposé de ce que l'on est réellement est intense, surtout quand on ne nous lâche pas d'une semelle.
J'inspire, et expire tout en appuyant sur la gâchette qui détonne et fait partir la balle. Elle se rapproche du centre et Vivi me tape dans le dos après plusieurs essais, toujours aussi bourrin quand elle veut.
"Et bien c'est parfait Wiwi, aller on rentre."

Wiwi était le surnom qu'elle m'avait donné avec le temps. En quelques mois, j'avais eus le temps de me faire un planning d'entraînement de force pour ne pas perdre pied. Puisque c'était une obligation, autant s'y faire à la lettre et ne pas riposter. Ca ne pouvait m'apporter que du bien.
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