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MessageSujet: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Mar 28 Mar - 12:44

Bien sûr la vie nous fait offense
Keaweaheulu L.-O. Alvaro & Elyzio D. Herrera

J
e m’écroule de fatigue dans le canapé. Instantanément, je sens mes paupières se fermer, appelant à elles le sommeil. Sauf que je sais très bien que si je parviens à m’assoupir, dans moins d’une heure je me réveillerai. Parce que j’aurais trop chaud. Ou trop froid. Ou trop faim. Ou trop n’importe quoi. Les hormones qui dansent la farandole partout dans mon corps ne me facilitent pas la tâche. Et font même de ma vie un enfer. Littéralement.
Avec Ciaran parti en vacances, ou je ne sais-où, j’ai l’appartement pour moi toute seule. J’en profite donc pour enlever le plus clair de mes vêtements, restant juste en brassière de sport et en short. C’est à peu près tout ce qu’il me reste de confortable vu le poids que j’ai pris. Ma balance affiche fièrement ses 8 kilos en trop. Ma poitrine et mon ventre, qui n’ont plus rien de la platitude que je leur ai toujours connu, profitent allègrement de ce surplus.

Ayant entamé mon 4ème mois de grossesse, on voit déjà clairement que ce sont forcément des jumeaux, vu l’arrondi tout sauf normal qui me déforme le corps. En plus, avec ma toute petite taille, ça fait vite bonbonne. Mais je commence à m’habituer au fait de ne plus rentrer dans la moitié de mes vêtements. Presque.
Assise devant la télévision, écoutant d’une oreille distraite une chaine d’information en continu, je fais machinalement tourner ma bague autour de mon annuaire. Un moyen comme un autre de me rappeler que, même si mon homme est je ne sais-où loin, j'en a’ quand même un. Eventuellement. Sur un malentendu.

Alors que je commence presque à sombrer dans le sommeil, un discret staccato me sort de ma rêverie. Cela vient vraisemblablement de la porte. Je jette un coup d’œil à l’heure, inscrite dans le coin gauche de l’émission politique qui a remplacé les infos. Même pas 20 heures. J’ai pourtant fini ma journée de travail, et en règle générale mes soirées sont plutôt solitaires. Mettant la télé en sourdine, je pousse un soupir - pour la forme - et me lève sans trop de difficultés du canapé.
Ne comptant sérieusement pas aller me changer, je tire sur mon short pour être un minimum présentable, ébouriffe mes cheveux bruns pour donner l’illusion que je suis en pleine forme et ouvre la porte, me présentant dans l’embrasure pour jauger mon mystérieux visiteur.

Quelle n’est pas ma surprise en voyant un smoking, accompagné d’Elyzio. Malgré le ressentiment que je peux avoir envers mon meilleur ami depuis sa conduite le jour de son arrivée, je ne peux m’empêcher de l’admirer des pieds à la tête. Bah ça alors. C’est bien la première fois que je le vois dans cette tenue. Empêchant de justesse ma mâchoire de se décrocher, je fronce les sourcils, et, bien malgré moi, je me mets littéralement à lui aboyer dessus.
Pour la demande en mariage, c’est un peu tard. Je suis déjà en cloque, tu te souviens pas ? Pourtant, tu avais l’air de m’en vouloir pour ça la dernière fois.
A mesure que les mots m’échappent, je me rends compte de la dureté de mes paroles. Mais il est trop tard ; laissée toute seule, fatiguée et à cran, je ne souhaite même plus me contrôler.

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Mar 28 Mar - 22:52

Ne partons pas fâchés
ft Kiwiii ♥

La culpabilité, l'angoisse, les émotions qui se bousculent dans sa tête en se repassant la phrase trop dure qu'il a dit à Kiwi trahissant même une légère pointe d'énervement dans sa voix d'habitude si apaisante et posée. Et puis le rencontre avec la jolie Zia l'avait aussi drôlement retourné, elle avait réveillé des sentiments assez étrangement enfouis et dont il ne pouvait identifier précisément le rôle.
Tournant en rond dans sa chambre faisant les quatre cent pas. Regardant le bouquet de rose rouges et jaunes trônant fièrement sur la table, racines coupées plongées dans un vase d'eau claire laissant ainsi aux fleurs leur beauté éphémère. Il était là, à se torturer l'esprit pour savoir si il devait ou non y aller. Trouver l'appartement de sa meilleure amie, toquer à la porte et lui porter des fleurs pour se faire ridiculement pardonné ? Non, il fallait qu'il trouve mieux. Il réfléchissait à ce qu'il n'avait jamais fait avec elle. Ils avaient partagés toute leur enfance, leur adolescence et même quelques moments d'adultes ensemble. Ils connaissaient presque tout l'un de l'autre, mis à part peut être l'épisode de leur vie avant leur rencontre quelques misérables années qui avaient marquées Elyzio et peut être la jeune femme. Il n'en savait trop rien. Déjà, peut être se rendre plus présentable que dans un vieux jean, et un t-shirt plein de paille. Elle l'avait toujours connu ainsi. Pourquoi pas se présenter sous un autre jour pour aller la trouver et lui demander pardon. C'était décidé et aussitôt dit aussi fait, l'espagnol fit voler son t-shirt par dessus sa tête, déboutonna son jean et se retrouva ridiculement en caleçon en plein milieu de son appartement. Il lança les habits sur un coin du canapé pour les ranger plus tard et se dirigea vers son armoire pour y trouver au fond bien rangé un joli smoking noir qu'il attrapa avant de se hâter vers la salle de bain. Le caleçon vola à son tour après qu'il eut verrouillé la porte de la pièce, il entra dans la douche pour remplacer l'odeur de l'écurie par une délicate senteur de propre. Une dizaine de minutes tout au plus pour shampouiner ses cheveux et bientôt, il se retrouva sec hors de la douche une serviette trempée à ses pieds, le boxer retrouvant sa place attitrée.
Sèchage des cheveux, coup de parfum, petit coup de rasoir pour redessiner sa barbe de dix jours, gel disciplinant sa tignasse en bataille et voilà qu'il se retrouvait à s'apprêter comme une demoiselle en jour de gala. Il enfila le pantalon qu'il fixa d'une ceinture de cuir. Enfila une chemise et passa le veston assorti en ne fermant que le bouton central de celui ci.

Il sortit enfin de la salle de bain embuée par l'eau chaude et se dirigea vers la sortie après avoir téléphoner à un petit restaurant de San Francisco pour effectuer une réservation qu'il annulerait surement si celle ci se décidait à ne pas sortit. Saisissant au passage une petite boite de churros préparée avec amour et le bouquet de roses qu'il cacha derrière son dos, il marcha d'un pas actif jusqu'à la porte de la chambre et se retrouva bien trop rapidement devant le bois de celle ci. Une nouvelle montée de doute, et si c'était Ciaran qui lui ouvrait la porte ? Il essaya de repousser cette idée dans un coin de sa tête et se contenta de toquer trois coups secs en priant pour que Kiwi réponde et qu'elle soit seule.
A son plus grand soulagement, ce fut elle qui ouvrit la porte, exhibant son ventre de plus en plus rond, gardant sa progéniture bien au chaud et en sécurité. Malheureusement, le soulagement ne fut que de courte durée, il l'avait blessé en partant fâché la dernière fois. Il serra les dents face à ses allusions à son bonheur américain mais ne releva pas de peur de la perdre plus longtemps encore cette fois. Il aurait voulu lui dire tout ce qu'il ressentait, la frustration de ne plus être le seul homme de sa vie, d'avoir vécu si longtemps dans l'attente qu'elle revienne à lui, le désespoir face à l'absence de nouvelles, la tristesse lors de son départ d'Espagne, la colère et la jalousie de la voir créer une relation forte avec Ciaran. Tout un mélange de sentiment ajouté à un besoin maladif de possessivité envers elle le tourmentait au plus haut point. Un jour surement il lui dirait, un jour il lui expliquerait qu'il avait eu du mal a encaisser tout cela d'un coup sans craquer. Un jour... Mais pour l'instant, il se contenta simplement de la regarder droit dans les yeux, les pupilles brillantes, détachant ses mains de son dos pour lui tendre les petits présents en prononçant ce simple mot qui voulait tant dire :
- Pardon.
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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Sam 1 Avr - 15:09

Bien sûr la vie nous fait offense
Keaweaheulu L.-O. Alvaro & Elyzio D. Herrera

J
Au moins Elyzio a-t-il la décence de ne pas répondre à mon attaque gratuite. Même pas drôle, si on ne peut même plus se disputer comme des chiffonniers… Au lieu de ça, il sort une véritable surprise de son chapeau, ou presque. Le smoking est vite caché par un bouquet de fleurs et… une boîte. Assez mystérieuse, la boîte, mais le connaissant, c’est l’équivalent du calumet de la paix. Je soupçonne rapidement une de ses spécialités culinaires ; quand mes propres talents se bornent à réussir à faire brûler du riz - sisi, je vous jure - les siens ont toujours été impressionnants. Surtout face à ma propre incompétence.
Ses excuses et son air de chien battu - le fourbe sait très bien que pas grand-chose ne parvient à m’émouvoir, sauf ça - achèvent de briser toutes mes défenses. Je pousse un grand soupir sonore avant de m’écarter définitivement de l’encadrement de la porte et de la lui ouvrir en grand. Mon homme n’est pas là, je devrais réussir à éviter de déclencher une Guerre Mondiale en acceptant Elyzio chez nous. Ou chez moi, pour l’instant.
Allez va, pasa. Ton ennemi n’est pas là.
Je me dirige ensuite vers la cuisine pour trouver de quoi présenter mes fleurs. Parce que je suppose qu’elles sont pour moi. Ce n’est pas vraiment le style de Ciaran de se faire offrir des fleurs. J’attrape un vase, le remplit d’eau et retourne dans le salon avec mon butin. J’attrape le bouquet avec un sourire, signe que malgré tout ses cadeaux font un peu effet sur mon humeur, et le pose sur la table basse devant la télévision. Mine de rien, ça habille un peu l’endroit, que je n’ai pas encore eu le temps de décorer correctement. Seuls des coussins multicolores viennent égayer les canapés formels qui trônent au milieu du salon.

Je récupère la boîte et me pelotonne confortablement dans le canapé pour l’ouvrir et découvrir son contenu. A peine l’ai-je entrouverte que l’odeur me fait saliver. Comment voulez-vous que je reste fâchée, aussi ? Il sait mieux que personne que je ne peux pas résister à ce genre de cadeaux. Les churros d’Elyzio, voilà bien trop longtemps que je n’ai pas pu m’en gaver. Quand nous étions plus jeunes, je pouvais en avaler jusqu’à l’indigestion, incapable de m’arrêter.
Je jette un œil à l’horloge de la télévision. Non, ce n’est décidément plus l’heure pour le goûter. En même temps, je suis une femme enceinte, connue pour ses soudaines envies de nourriture. Mais mon médecin va encore criser s’il sait que j’ai avalé une telle quantité de sucre et de gras avant un repas.
Dios mios, tu veux me tuer ?
Craquant finalement, j’attrape une friandise et commence à la grignoter du bout des doigts. Je lèche précautionneusement mes doigts couverts de sucre ensuite, comme d’habitude. Puis, pour résister à la tentation, je referme la boîte, avec l’air de quelqu’un à qui on est en train d’arracher le cœur. Ce qui n’est pas loin d’être le cas, en fait. Mon ventre gronde, signe que l’heure du repas approche et qu’il ne se contentera pas d’un pauvre beignet. Mais, autant pour moi que pour les bébés, il faut que je mange équilibré. Pas que du gras et du sucre, bien qu’au point où j’en suis, un ou deux kilos supplémentaires ne seraient pas bien graves.
Je savais même pas que tu avais un smoking dans tes affaires. Mais c'est pas trop mal, tu ressemble presque pas à un pingouin.
Plus aucune rancœur dans mes paroles, pas plus que de l'inimité. Je me contente d'énoncer un fait, pas intéressée par le moins du monde par le flatter ou le vexer. Je suis simplement agréablement surprise de le voir arborer cette tenue... pour le moins originale, le concernant.

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Sam 1 Avr - 19:17

Ne partons pas fâchés
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Après lui avoir spécifié que l'ennemi qui lui servait de mari n'était pas présent au domicile, elle l'invita à entrer trouvant un vase pour y plonger des fleurs. Il entra dans la nouvelle maison de la jeune femme, regardant partout autour de lui, découvrant celle ci, analysant un peu l'organisation de celle ci. Il avait l'impression de redevenir enfant quand il était entré pour la première fois dans sa chambre. Il vint s'asseoir au côté de Kiwi sur le canapé alors qu'elle ouvrait la petite boite contenant les churros qu'il aimait à préparer et encore plus souvent en ce moment. Elle craqua, mangeant un des gâteaux en lui spécifiant qu'il essayait de la tuer. Il sourit, en la regardant posée dans le canapé, refermer doucement la boite et la poser sur la table avant de le détailler pour rebondir sur sa tenue si inhabituelle.
Il sourit à sa remarque, il était vrai que ces vêtements étaient atypique pour quelqu'un qui passait sa vie dans la paille. Il rétorqua du tac au tac, un air faussement narcissique sur le visage :
- Ouais je trouve que ça me va bien, je pourrais peut être m'y faire.

Il se laissa tomber dans le canapé un peu lourdement il fallait l'avouer. Il réfléchit un court instant, il avait l'impression que tout avait changé en l'espace d'une année. Eux qui jadis se chamaillaient pour tout et rien, ne se prenant la tête pour presque aucune occasion se retrouvaient à demi changé par la distance. Elyzio la regarda soudain d'un air malicieux, sachant pertinemment qu'il allait dire une imbécilité pour charrier Kiwi, il posa un doigt sur son ventre découvert :
- Tu sais qu'à ce train là tu va finir par ressembler à Cadence.

Il rigola lui même intérieurement en repensant à la drôle de poulinière des écuries espagnoles. Une bouille d'ange mais un ventre aussi énorme que celui d'une baleine. Jolie comme un coeur tout de même, la remarque n'était pas trop insultante. Il lui lâcha un immense sourire prêt à se faire sauter dessus ou envoyer bouler sous le ton de la plaisanterie, essayant tant bien que mal de retrouver cette drôle de complicité quasi fraternelle qu'ils avaient développés au fil des années.

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Sam 1 Avr - 22:03

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A
vec tout le narcissisme naturel qui lui sied pourtant tant, Elyzio s'amuse de ma remarque sur sa tenue. C'est sûr que face à lui, je fais piètre figure ; mais j'ai une bonne excuse. Les vêtements de femme enceinte, c'est tout sauf élégant. Puis il fait trop chaud, dans cet appartement, du moins pour l'instant. D'ici une ou deux heures, j'aurais froid, quand mes hormones se remettront à faire des tours de grand huit dans mon ventre.
Avec un petit sourire, je pense à mes propres tenues "élégantes". Avant de partir en Espagne, mon placard en était désespérément vide. Avec Ciaran, et sa générosité sans bornes, cette erreur de jeunesse est maintenant réparée. Non pas que nous sortions beaucoup, la vie aux écuries est suffisamment fatigante pour nous inciter à rester casaniers le soir venu. Mais sait-on jamais, parfois je suis bien heureuse d'avoir autre chose que mes pantalons moulants d'équitation à me mettre.

Lui adressant un sourire quand il vient me rejoindre sur le canapé, qui s'enfonce un peu plus, je ne peux m'empêcher de rétorquer, presque sérieusement.
Tu provoquerais une émeute, si tu te baladais comme ça dans les écuries.
J'ai tout à fait conscience du pouvoir de séduction de mon meilleur ami. Outre le charme espagnol - qui fait déjà beaucoup de choses, il est vrai - il possède ce petit quelque chose supplémentaire qui plait à tout le monde. Une sympathie naturelle. Il attire l’œil, et les intérêts, bien que cela n'ait jamais vraiment fonctionné comme ça chez moi. Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu'il plaît. Dans le style hombre espagnol, si on aime.

Son dos se pose sur mon ventre, et je sursaute sous l'attaque. J'ai encore du mal à ne pas réagir au moindre toucher, ce qui a au moins le mérite de beaucoup faire rire le médecin. Alors qu'il me compare à une poulinière qui, malgré le fait qu'elle était adorable, a ressemblé à une bonbonne sur pattes au moins la moitié de sa vie, je m'offusque. Presque pour de vrai. Lui jetant un regard par en-dessous faussement énervé, je croise mes bras sur ma poitrine pour raffermir mon image de parfaite petite princesse boudeuse.
Ouais, mais ça va être des bébés de compet' !
En un geste de véritable jeune maman attentive - ce que je ne suis pas, ne vous leurrez pas - je pose mes mains sur mon ventre rebondi. Je lorgne une énième fois sur la boîte de churros, puis je détourne ostensiblement vers les yeux vers Elyzio. Au moins, lui, il me détourne un peu de cette envie de sucre qui me tiraille. Un peu comme la légende des fraises chez les femmes enceintes, j'ai l'impression de lutter contre un caprice. Sauf que moi, je suis nettement moins regardante, espérant juste qu'on me fournisse du saccharose. En intra-veineuse même, si possible.
En vérité, je ne pourrais certainement pas les garder jusqu'au 9ème mois, je suis trop petite.
Je hausse les épaules, comme pour montrer que je m'en moque. Beau mensonge, mais également vraie fatalité. Après tout, je n'ai pas le choix, et malgré ma farouche impression d'être une mauvaise mère à cause de ça, je ne peux rien y faire.

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Dim 2 Avr - 10:15

Ne partons pas fâchés
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Légèrement flatté par le compliment de sa meilleure amie, Elyzio laissa échapper un sourire. Il était vrai qu'en repensant à ces précédentes rencontres, il s'était retrouvé torse nu devant chaque demoiselle qu'il avait croisé. L'air américain le changeait surement. Il sourit :
- Si je veux te rattraper en moins de 7 mois, il faut que je mettes toutes les chances de mon côté.

Un grand sourire, puis voilà qu'elle se renfermait en croisant ses bras sur sa poitrine, l'air faussement boudeur, en spécifiant que ses enfants allaient être des enfants de compétition. Il ne doutait pas un instant de ça. Le voyant poser ses mains sur son ventre comme pour protéger les deux êtres à l'intérieur, il se rendit compte à quel point il avait été stupide de lui avoir si mal parlé. La jalousie surement, la jalousie de voir qu'elle avait réussi à se détacher un tant soit peu de tout, pour s'ouvrir au monde, trouver quelqu'un avec qui partager sa vie. Et lui qu'avait-il fait ? Des relations courtes, pas plus sérieuses que ça et il avait l'impression de recommencer tout et n'importe quoi sans trop savoir où il allait. Il fallait qu'il accepte de devoir la partager avec deux petits êtres minuscules et celui qui avait aidé à donner la vie à ceux ci. Les quelques mots qu'elle prononça l’effrayèrent un peu, trop petite ? Donc, physiquement elle ne pourrait peut être pas assumer la grossesse jusqu'à terme ?

Il se tendit un peu avant de retrouver son sourire pour la rassurer :
- Je suis sur qu'avec une maman de compétition comme toi, quoiqu'il se passe, tout ira bien.

La regardant loucher avec envie sur la boite de churros, il se rappela soudain pourquoi il était venu ici dans un premier temps : pour l'inviter à manger un morceau en ville. Il sourit :
- Et au fait, que dirais-tu d'aller manger en ville avec moi ce midi ?

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Jeu 13 Avr - 22:17

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Keaweaheulu L.-O. Alvaro & Elyzio D. Herrera

A
lors comme ça, il a vraiment l’intention de me rattraper en 7 mois ? Je me permets d’en douter quelques instants ; non seulement il n’a vraisemblablement pas trouvé la bonne personne, mais même s’il le faisait demain, il ne risquerait pas de mettre un bébé en route de sitôt. Et encore moins deux d’un coup. Il n’y a vraiment que moi pour réussir à avoir un accident aussi irrattrapable de la sorte. Encore plus après à peine deux ans de relation.
Il s’empresse de me rassurer, et je retiens de justesse un cinglant « Et après tout, qu’est-ce que tu en sais ? ». Ciaran parti, tous les doutes possibles et imaginables s’installent chez moi, dont celui de n’être clairement pas qualifiée pour le job. Et ton condescendant de tous ces hommes - et ces femmes - qui croient en moi aveuglément a tendance à me faire sortir de mes gonds. Mais Elyzio n’y est pour rien ; ce ne sont certainement pas ses spermatozoïdes qui ont donné vie aux deux gloutons dans mon ventre.

Lorsque mon meilleur ami me propose un repas, je m’apprête à refuser fermement. Je suis fatiguée, jeune maman qui a besoin de repos et… mon ventre grognant répond le contraire, bien malgré moi. J’éclate de rire devant cette flagrante connexion entre mon cerveau et mon estomac, avant de m’étirer comme un chat dans le confortable canapé.
Je n’ai pas le choix, une maman de compétition doit s’alimenter de temps en temps. Laisse-moi dix minutes, je ne suis clairement pas habillée pour.
Je cours - ou plutôt je trottine, ne soyons pas fous - jusqu’à ma chambre, où j’ouvre à la volée la porte de ma penderie. Si d’habitude je peux hésiter des heures sur la tenue à mettre, aujourd’hui c’est plutôt facile : il me faut un vêtement lâche, qui pourra laisser rentrer mon ventre dedans sans ressembler à un saucisson. Le choix est assez limité, je suis petite, je n’ai pas l’habitude d’acheter des vêtements dans lesquels je nage.
Je déniche une robe bleu clair, en tulle, avec un dos nu qui me permettra au moins de rivaliser avec le smoking. Je l’enfile, essayant de ne pas trop penser que la mousseline souligne encore plus la bouée de sauvetage qu’est devenu mon ventre. Je rajoute une paire de ballerines bleues, bénissant mon amour pour les chaussures qui me permet d’avoir exactement la bonne teinte. Un détour par la salle de bains plus tard, et j’ai fait disparaître les valises qui me soulignaient fort peu élégamment les yeux. Ayant renoncé à dompter mes cheveux trop épais, j’espère que l’effet « coiffé-décoiffé » donnera quelque chose de concluant. Je me plante, toute petite - trop petite, n’aurait-il pas encore grandi lui - devant Elyzio, un sourire désarmant accroché aux lèvres.
Tadaaaaaam. C’est moins classe que toi. Mais j’espère que tu souligneras au moins l’effort.
Couleurs sobres, pas de pantalon d’équitation et même une touche de maquillage. Il n’y a clairement pas grand-monde pour qui je fais ce genre d’effort vestimentaire.

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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Lun 24 Avr - 21:53

Ne partons pas fâchés
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Elyzio connaissait son amie comme sa poche et même mieux encore, dans son regard, il vit passé une étincelle de doute, d'hésitation et même un excès de colère refoulé. Elle doutait d'elle même et il la comprenait. Lui même (mais si cela était physiquement impossible - paniquerait surement à l'idée de devoir donner vie à deux nouveaux petits êtres qui habiterait au fond de lui pendant 9 longs mois. Il sourit et comme pour la rassurer lança :
- Et puis si la maman de compétition faiblit, je serai là pour l'aider à présent.

Elle n'en avait pas besoin surement, mais lui en avait besoin, il avait besoin de retrouver de l'importance dans sa vie, besoin de refouler un peu de sa jalousie de ne plus être le seul pour Kiwi, et c'était ainsi qu'il l'exprimait. Mais à coup sur sa meilleure amie devait l'avoir deviné puisque inconsciemment il avait toujours agit ainsi. Il avait l'impression de que son petit monde avait changé que la bulle où il n'était qu'eux deux, señor Alavaro, le soleil espagnol et les chevaux, s'était étendu jusqu'en Amérique oubliant de l'emporter au passage. Mais il ne laissa pas paraître plus de ses émotions et laissa la jeune maman aller s'habiller. Elle revint avec une sublime tenue. Robe bleue, dos nu, seul le ventre rond jurait un peu avec celle ci qui aurait parfaitement épousé ses formes en tant normal mais elle n'en restait pas moins superbe. Et elle avait même pris le temps de se maquiller, bel effort. Il sourit en répondant à son sourire (beaucoup de sourire effectivement). Il soulignait effectivement l'effort.
- Parfait.

Simple mais efficace. Il se dirigea vers la porte d'entrée et lui ouvrit en lui tenant la porte avec des airs de faux gentlemen? Mais que lui arrivait-il donc ? Il espérait que les choses redeviendraient plus naturelles quand le temps se serait écouler, qu'il pourrait reprendre comme avant, comme ils avaient tout laissés. Mais il doutait que cela arrive un jour, ils avaient grandit, ils avaient -plus ou moins- construit une nouvelle vie chacun de leur côté restait à savoir si ils parviendraient à lier de nouveaux leur deux univers. Il sortir à son tour de la pièce laissant la soin à la brune de fermer la porte et l'accompagna jusqu'à sa voiture. Une pointe de honte légère face au tas de ferrailles qu'il lui présentait. Très réduit au niveau budget, il préférait garder son argent pour quelque chose de plus utile, et puis elle roulait, c'était le principal non ? Il emmena donc Kiwi vers une sorte de vieux 4x4 bordeaux - couleur que l'on distinguait sous la poussière - Il passa sa main sans ses cheveux, un sourire embarrasé au coin des lèvres :
- Désolé pour la voiture, je te jure que le resto sera en meilleur état qu'elle.

Il la laissa monter et pour confirmer ses dires, dut tourner la clé plusieurs fois en faisait patiner le moteur avant d'enfin réussir à la faire démarrer. Une fois en route elle ne s'arrêtait plus. Les grosses suspensions permettaient un trajet très souple. Il la mena jusqu'en ville devant le petit restaurant qu'il avait choisi en espérant qu'il serait à sa convenance, trouva une place tout près de ce dernier pour qu'elle n'ai pas trop à marcher et indiqua la réservation au serveur pour qu'il puisse prendre place à table. Assis ainsi, un silence s'installa entre eux deux, une phrase piqua la langue d'Elyzio et il ne put s'empêcher de dire en remballant tout son égo :
- Tu m'a manqué tu sais, ça fais un bien fou de te retrouver.
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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Mer 10 Mai - 19:08

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Keaweaheulu L.-O. Alvaro & Elyzio D. Herrera

L
orsqu'il me propose de m'épauler, je sens malgré moi les larmes me monter aux yeux. Les hormones, vous dis-je. Plus le fait que Ciaran demeure loin de moi, me laissant seule avec ses deux enfants à charge. L'aide d'Elyzio, que je n'aurais osé espérer quelques jours plus tôt vu notre dernière entrevue, me touche bien plus que nécessaire. Pour éviter de fondre en larmes en plein milieu du salon sans raison valable, je m'empresse de le remercier d'un franc sourire - qui cache cependant mal mon émotion - puis de filer à l'anglaise pour me préparer.

Une porte tenue élégamment plus loin - où a-t-il bien pu apprendre ces manières ? - nous sortons de mon appartement. Je glisse mes clés dans le grand fourre-tout qui me sert de sac, m'assurant en même temps que j'ai pensé à prendre les divers médicaments adaptés à mon état de femme-hormone. Je hausse les épaules devant la voiture ; je conduis bien des tracteurs pour transporter le foin, j'ai vu pire. Je m'installe, attache ma ceinture - on ne rigole pas avec la sécurité - puis je garde mes yeux fixés sur la route.
Arrivés à destination, détestant toujours autant rester assise à rien faire pendant plusieurs minutes, je jaillis de la voiture, au diable mon gros ventre qui d'ordinaire m'empêche de faire des mouvements aussi brusques. Mais je suis pleine de ressources, quand il s'agit d'échapper à une immobilisation forcée.

Je jette à peine un regard au restaurant, n'étant clairement pas qualifiée pour juger la qualité de ce genre d'établissements, n'en ayant que trop peu fréquenté. Je jette un coup d’œil vague à la carte, pensant ainsi me dédouaner de ce silence pesant qui s'est installé entre nous. Enfin, Elyzio le brise, et sa révélation manque -encore une fois - de me mettre la larme à l’œil. Heureusement pour moi et mes glandes lacrymales décidément très actives en ce moment, une serveuse arrive pour nous proposer de commander nos boissons. Mutine, je commande un mojito, avant d'éclater de rire devant la tête effarée de la jeune femme.
Juste de l'eau pétillante. N'appelez pas encore les services sociaux.
Elle repart rapidement, sans doute afin de raconter au plus vite à ses collègues le drôle de couple dont elle a hérité pour le service du jour. J'adresse un petit sourire à mon compagnon de soirée qui, bien que nous ne formions pas un couple au sens familial du terme, est en ce moment ce qui s'en rapproche le plus. Puis, après avoir longuement réfléchi à la façon de lui répondre - ce qui, avouons-le, ne me ressemble pas - je décide de me lancer.
Moi aussi. Je me sens... mieux ? quand tu es là. Je sais pas. Je peux pas me l'expliquer, mais c'est comme ça. Je suis vraiment contente que tu sois venu. Même si c'est pas forcément facile pour toi je... merci.
Aucune syntaxe correcte dans cette phrase, piquetée de mots anglais ou espagnols selon l'humeur du moment. Depuis que Ciaran est parti et que je ne parle clairement plus qu'à mon cheval, j'ai ré-adopté ma langue maternelle, qui ressort également face à Elyzio, qui s'exprime avec cet accent chantant que j'ai légèrement perdu au fil des mois.

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i will be with you from dusk till dawn
'Cause I wanna touch you baby, I wanna feel you too. I wanna see the sun rise on your sins just me and you. Light it up, on the run, Let's make love tonight. Make it up, fall in love, Try. But you'll never be alone mottroplongpourtricher
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MessageSujet: Re: Ne partons pas fâchés | ELYZIO
Mar 30 Mai - 5:59

Ne partons pas fâchés
ft Kiwiii ♥

Elyzio sourit a la blague de sa comparse et retint un rire face au visage déconfit de la serveuse qui ne tarda pas a s'éloigner.

- C'est drôle mais j'ai l'impression qu'a la fois tout a changé et que pourtant tout est comme avant.

Il ne savait pas vraiment comment exprimer ses sentiments, lui qui ne les exprimaient pas beaucoup. Il préferait de loins essayer de comprendre ceux des autres. Il avait grandi et muri, il se rememora tout de même les instants de chamailleries d'enface, l'époque ou il essayait tant bien que mal de conquérir son amie et de la faire sortir de sa bulle. Elle s'était ouverte a lui, puis a un autre, et puis surement au monde puisqu'elle était partie. Pour sa part, Elyzio ne comprenait pas vraiment pourquoi elle aimait tant ce pays. L'Espagne lui manquait déjà terriblement. Il avait eu son père "adoptif" au téléphone la veille qui lui proposait de revenir pour l'aider pour une très grande fête espagnole se déroulant dans quelques mois de cela. Hésitant il n'avait pas pu donner de réponse concrète. Il y avait vent dans l'académie de la disparition soudain de Ciaran. A son plus grand bonheur surement mais aussi au plus grand malheur de sa meilleure amie. Alors qu'elle portait ses enfants, avait il vraiment pu s'enfuir ? Lâche qu'il était. Il chassa ses idées de ses penses et reprit tranquillement :
- Il est possible que je retourne aider ton père en Espagne. Mais pas avant que je soit sur que toi et les petits monstres dans ton ventre ne soyez au côté de quelqu'un de sur.

Il se reprit rapidement ne voulant pas froisser Kiwi. Il aimait lui parler parcequ'il pouvait enfin parler espagnol et elle le comprenait. Pas besoin de chercher ses mots en anglais, il laissait simplement sa langue natale se dérouler dans sa bouche :
- Enfin je ne doute pas que tu puisses les assumer toute seule et que ton mari ne soit pas a la hauteur. Ce n'est pas ce que je veux dire .... (Il se coupa lui même) Rho et puis tant pis je suis pas doué pour tenir de long discours.

Comme un enfant qui vient de perdre a un innomable jeu de société, il tira soudain une drôle de moue sur son visage. Le côté bavard s'estompait pour en revenir presque bipolairement au côté ombrageux de l'espagnol. La serveuse revient avec les boissons. Pour lui, un simple verre de soda light, pas d'alcool, pas aujourd'hui du moins. Une rapide commande de plat avec des mots à demi mâchés, aucune phrase construite, tel l'escargot, il s'en retournait sanq qa coquille se maudissant une nouvelle fois de gâcher un tant soit peur ce bon moment.
@CookieCat
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