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 Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux. Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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MessageSujet: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.
Lun 2 Jan - 20:23

Casey Angélique Forest-Wyatt

“ Le meilleur moyen de ne pas avoir le cœur brisé est de prétendre que vous n'en avez pas. ”


nom
Forest-Wyatt
prénom
Casey Angélique
surnom
Cay, Cas', Angie, Angel, Wyatt
sexe
féminin
âge
19 ans -bientôt 20 ans-
date et lieu de naissance
04/05/1997 à New-York
nationalité
Américaine

particularités
a un tatouage sous la clavicule gauche qui qui masque une cicatrice
orientation sexuelle
hétérosexuelle
état civil
célibataire

groupe
Heaven
avatar
Willa Holland

discipline de prédilection
complet, dressage
année de pratique
16 ans
qualités
ferme, main juste, bonne assiette, courageuse, loyale, bavarde  
défauts
brusque, violente, impulsive, imprudente, condescendante, ambitieuse, arrogante
cheval
à sois
Caractère
Casey est régulièrement considérée comme une adorable peste, plutôt emmerdeuse sur les bords mais attachante. Toujours souriante, bavarde, très sociale et sympa, elle a le contact facile avec les autres. Mais elle juge très rapidement les autres, dès le premier abord, ce qui la trompe souvent. Très ouverte blagueuse, extravertie, la brune arrive à se mettre n'importe qui dans la poche avec son grand sourire et ces jolis mots. C'est aussi une fille qui a du mal à pardonner et qui ne donne jamais de seconde chance, elle n'a aucune limite dans la vengeance et son esprit rancunier est présent plus que chez quiconque. Directe et franche, c'est une fille entière, qui laisse souvent place à ces sentiments tout comme elle les passe sous silence quand il le faut. Elle ne baisse jamais la tête, de battra toujours pour ces convictions et pour elle-même. Toujours avec son éternel sourire sur les lèvres, elle ne lâche jamais rien. Imprudente, brusque, violente même, désinvolte et désabusée, elle peut paraître blasée de la vie et totalement inconsciente, mais elle profite tout simplement du temps qui lui reste à s'amuser avant de devoir prendre ces responsabilités.
Physique
Belle brune aux yeux orageux, Casey a toujours adoré son physique. Plutôt grande, un corps musclé par des années de compétitions et un poids très surveillé, elle y fait très attention. Des cheveux bruns, souvent bouclés, qui lui arrivent aux épaules et les mêmes yeux que son père, d'un bleu profond. Des pommettes rondes, un petit nez retroussé et un sourire quasiment permanent qui cache des dents parfaitement blanches. La jeune femme a aussi beaucoup de charisme et une assurance hors du commun qui lui confère beaucoup de charme. Elle fait aussi très attention à comment elle s'habille, utilisant uniquement des vêtements de créateurs qui mettent en avant son physique. Robe de soirée, robe d'été, jean's ou short, elle varie énormément en fonction de son humeur. autant adepte des baskets Vans que des sandales à talons Channel, elle nous surprend souvent avec son style vestimentaire. Egalement très coquette, c'est rare de la voir sans maquillage ou pas apprêtée.

Joueur

pseudo
Bambi
âge
19 ans
où as-tu connu le forum ?
par Lev
des remarques ?
nope
règlement lu
yep
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Dernière édition par Casey A. Forest-Wyatt le Dim 8 Jan - 21:45, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.
Lun 2 Jan - 20:26

Il était une fois
“ Mes frayeurs sont tenaces, elles tenaillent ma désinvolture. Je n'ai que l'audace, de caresser mes écorchures. ”

Prenant une profonde inspiration, Casey se décida enfin à baisser cette poignée et pousser la porte en bois clair qui se dressait devant elle. Le bureau qui s'ouvrit devant elle était claire, spacieux et la luminosité artificielle crée par les différentes lampes avaient quelques chose d'intimidants. Le bureau en métal avait été poussé au fond de la pièce, entouré de large fauteuils en cuir noir qui avaient  l'air tellement moelleux que Casey avait envie de sauter dessus. Au centre de la pièce, le large divan couleur émeraude claire faisait face à un petit canapé aux même couleur métallisée que le bureau. Le tout était parfaitement assortis, visuellement sympa et accueillant.

Mais surtout, le point de mire de ce bureau se trouvait devant elle, lui faisant face avec un sourire des plus gentil. Plutôt grand, avoisinant facilement le mètre quatre-vingt, des cheveux poivre et sel habillement coiffés et des prunelles bleus, profondes et intrigantes.
     Dr. Eden « Mademoiselle Wyatt, enchantée. »
    Casey « Forest-Wyatt. Mais appelez-moi Casey »

Corrigea immédiatement la jeune brune. Depuis que ces parents c'étaient finalement mariés, elle portait leurs deux noms. Tout comme sa mère qui avait refusé d'abandonner son nom. Relevant ces yeux bleus vers ceux du psychiatre, elle lui tendit la main. Son père lui avait toujours appris à serrer la main. Ça donnait également une bonne indication de la personne qu'on avait en face de nous. Une poigne sûre et assurée, ce qui ne suffisait pourtant pas à mettre Casey en confiance. Suivant le regard du docteur Eden, la jeune femme alla se glisser sur le divan. Comme chez elle, Casey attrapa un coussin et le serra sur sa poitrine, a moitié avachie contre le repose-coude. Et avant qu'il n'ait eut le temps de parler, Casey commença immédiatement.
    Casey « Savez-vous pourquoi je suis ici docteur ? »

Sans détour, Angie prenait les rênes.
    Dr. Eden « Non, mais dites-le moi »

La jeune femme posa enfin ces yeux sur le psychiatre, arrêtant de fuir le contact. Un sourire passa sur les lèvres foncée par le rouge à lèvre Chanel, prête à parler.
    Casey « J'ai perdu ma mère il y a un mois et demi. C'était le dix-huit juin deux-mille-quatorze. Elle est décédée à dix heures et huit minutes, à la clinique privée J. Spencer. Je l'ai appris le jour même, à quatorze heures et trente-deux minutes. Vous savez ce qui explique une telle différence ?

C'était une question rhétorique, mais la jeune femme marqua quand même une pause. Chaque détails étaient gravés dans sa mémoire, les heures, les minutes, les visages et les noms, elle se souvenait de tout ce jour là. Et parler des faits lui permettait de ne pas parler de ces sentiments, de son ressentis, de ces peurs et de ces doutes.
    Casey « L'incompétent et arriviste assistant de ma mère. Elle s'appelait Brittany, Brittany Wyatt. Le nom doit vous dire quelques chose non ? Wyatt Industries est active dans le domaine de l'armement depuis trois générations. Je serais la deuxième Wyatt qui va reprendre l'entreprise. Ma mère l'a dirigé depuis ces vingt-deux ans, quand son frère aîné est décédé dans un accident de voiture. Pendant trente-six ans, elle a mené l'entreprise pour devenir le n°1 mondial dans ce domaine. On a actuellement des contrats avec l'armée américaine, des prototypes en test à l'autre bout du monde dans des sous-marins nucléaires dont vous-même devez ignorer l'existence. De l'armement de guerre aux 9 millimètres vendus en armurerie, on est partout. »

Wyatt Industries c'était son héritage. Celui de sa mère. L'entreprise était au main de la famille Wyatt depuis la prohibition, se transmettant de génération en génération. Jusqu’à ce que Brittany brise les traditions en prenant elle-même les rênes de l'entreprise. La première femme a la dirigée et quelle femme. Une femme d'affaire hors du commun, mais une piètre mère.Voilà pourquoi Brittany Wyatt avait refusé d'abandonner son nom, c'était son identité. Et Casey était bien décidée à faire honneur à son nom. Reprendre l'entreprise familiale. La logique aurait voulu qu'elle continue d’assister aux conseils d'administration, qu'elle fasse des études de management à Columbia, Brown, Harvard ou Yale, une université de l'Ivy League en somme. Et qu'un fois qu'elle ait toutes les cartes en main, Casey aurait repris les rênes de l'entreprise, d'ici une petite dizaine d'année. Mais le destin en avait décidé autrement.
    Casey « Ce mercredi-là, le conseil d'administration devait se réunir à dix heures trente. Le renouvellement du contrat avec la société de sécurité privée AJP Security. C'est un de nos plus fidèles clients, un contrat renouvelé chaque cinq ans, a hauteur de plusieurs millions de dollars. Ce matin-là, j'ai vu ma mère avant de partir. C'est rare, en général je ne croise que mon père le matin. Ma mère est souvent déjà au bureau à l'heure où je me lève. Je suis une lève-tard. Mais ce dix-huit juin, elle était là, prenant son café dans la cuisine. Elle n'a pas levé les yeux de son journal quand je suis rentrée. Mais elle m'a demandée si j'avais bien dormi. La réponse était positive, j'adore dormir. Je peux dormir n'importe où, dans une voiture, en avion, dans un bar, à l'école. N'importe où, vraiment, j'ai aucun problème pour dormir. Maintenant, je la vois en général quand je ferme les yeux. Je revois son sourire ce matin-là, quand elle m'a souhaité une bonne journée et qu'elle m'a dit à ce soir. »

Pause. Casey parlait beaucoup. A vrai dire, elle n'avait pas envie de voir ce psychiatre, mais son père pensait que c'était une bonne idée. La vérité, c'était que Dominic gérait encore plus mal que sa fille le décès de Brittany. Et il se sentait incapable d'aider sa fille à surmonter ce décès, alors il l'avait envoyé chez un professionnel. Et elle se pliait aux règles, ça ne pouvait pas lui faire de mal.
    Casey « Arrivée au bureau, elle ne se sentait pas bien. Elle a fait un malaise à neuf heures trente-six. Elle s'envoyait la tête contre les murs tellement la douleur était insupportable. Neuf minutes plus tard, son assistant se décida enfin à appeler une ambulance. Il la rassura, il ne fallait pas s'inquiétait, la réunion tenait toujours. Il allait s'en charger personnellement. Il connaissait très bien le sujet. Elle lui donna même les derniers conseils tandis qu'elle montait dans l'ambulance. Et elle partie seule en direction de la clinique. Elle est finalement décédée avant d'arriver là-bas. Une rupture d'anévrisme. »

A nouveau une pause, la gorge serrée. Reparler du décès de sa mère était toujours aussi douloureux. Un instant, elle ferma les yeux, ravalant des larmes silencieuse.
    Casey « Un éclair dans un ciel bleu. Personne ne peut deviner à quel moment ça va se passer, on ne peut pas l'anticiper. Il y a cinquante pour cent de chance de mourir sur le coup. Les survivants restent la plupart du temps handicapés. Mais mère ne l'aurait jamais supporté. C'est probablement mieux ainsi. Elle n'a pas énormément souffert, c'est l'important. On est seul avec sa conscience lorsqu'on meure. Et elle devait être paix avec elle-même, pour partir aussi vite. »

    Casey « Je disais donc, son incompétent et arriviste d'assistant. Arriviste, car il a attendu onze minutes avant d'appeler une ambulance. Car il ne voulait pas annuler cette réunion de première importance. Arriviste, car quand on s'appelle John Smith on ne peut pas espérer devenir cadre supp, à moins de faire quelque chose d'incroyable. Comme négocier le nouveau contrat d'AJP Security. Pour son assistant, c'était la chance de sa vie de se faire une place dans se monde. »

    Casey « Voilà. Vous avez toute l'histoire. »

Termina Casey, posée et calme. Comme si toutes ces émotions étaient bien cachées au fond d'elle-même. Comme si donner chacun de ces détails n'étaient là uniquement pour lui assurer que c'était bien la réalité. Comme si elle avait peur d'être dans un horrible cauchemar, et de ne jamais pouvoir se réveiller. Elle releva la tête, agrandit son sourire et releva ces yeux vers ceux du psychiatre, lui laissant enfin la parole.
    Dr. Eden « Toute l'histoire. Je ne sais toujours pas pourquoi vous êtes ici, Casey. »

Frustrée devant une telle ineptie, Casey se releva, reprenant contenance en se tenant le dos droit, le menton haut. Délicatement, elle coinça une de ces mèches derrière son oreille.
    Casey « Que vous faut-il de plus Dr. Eden ? Est-ce à moi de vous apprendre votre boulot ? Vos six années d'études à Princeton ne vous l'ont-ils pas apprit. Ça fait, elle regarda sa monter un instant, onze minutes que je parle. Et c'est la seule chose que vous trouvez à dire ? »

Son regard flamboyant attendant impatiemment une réponse. Son impulsivité lui jouait régulièrement des tours de ce genre, où de simple parole lui servait de moteur pour démarrer au quart de tour.
    Dr. Eden « Casey, vous m'avez parlé de votre mère ce jour-là, et vous, que faisiez vous ? Vous ne m'avez pas dit pourquoi vous l'avez apprit à quatorze heure trente-deux ?»

La jeune femme soupira, lascivement. Elle avait espéré qu'en dévoilant tout d'un coup au docteur Eden, il allait pas poser plus de question. Et elle c'était trompée.
    Casey « J'ai croisé ma mère ce matin-là. J'ai pris mon petit déjeuner et je suis partie. Dom venait de partir. Le mercredi, c'est le seul jour où il est attendu chez Forest & Associés. Je dis siéger, mais il fait surtout décoration, il déteste ce monde-là. Mais la tradition veut qu'un Forest soit présent dans chacune des succursales du cabinet, chaque Forest depuis des générations devient avocat, c'est la tradition familiale. C'est facile en même temps, le siège social est à Washigton et la seule filiale à New-York. Bref, il était partit plus tôt, je ne lui ai pas dit au revoir. Ce n'était pas grave, j'allais le voir le soir, après les cous, dès que j’allais monter à cheval. Alex est venu me chercher avec Evy, et on est parti au lycée. Je ne rentre jamais à la maison la journée, même si j'ai du temps libre, je flâne dans la ville. Je suis au lycée privée Saint-James. Vous devez connaître. Je suis sûre que vous avez été à Morgan-Evans. Non ? »

Il hocha la tête, validant la réponse de Casey. Saint-James abritait la partie féminine du lycée tandis que Morgan-Evans la partie masculine. C’était le meilleure lycée privé du pays. Des fils de diplomate, de PDG ou CEO, de mannequin vedette ou des meilleures acteurs du pays.
    Casey « L'après-midi, je commençais avec deux heures de littérature française. Le Siècle des Lumières. Voltaire et Rousseau. C'est probablement passionnant, mais je n'y vois aucun intérêt. La sonnerie sonne, prévenant d'une annonce. J'étais convoquée dans le bureau du directeur. J'étais à mille lieux de penser que c'était pour m'annoncer le décès de ma mère. A vraie dire, on avait organisé une fête dans le complexe aquatique du bâtiment le week-end précédent. Avec Evy, Alex, Ty et Kyllian. J'avais volé les clés au capitaine de l'équipe de natation et la fête a vite dégénérée. »

Grand sourire en y repensant. Cette fête avait été mémorable, jusqu'au moment où la police avait débarquée à cause du bruit, de l'alcool et de la drogue. Quelques personnes c'étaient faites embarquée finalement, mais Casey avait réussit à se faufiler par les vestiaires.
    Casey « J'ai cru que c'était pour sa. Qu'il savait que c'était moi qui avait volé les clés. Mais quand j'ai poussé la porte de son bureau, j'ai vu Jana. Elle avait les yeux rouges, s’interdisant de pleurer. Elle m'a dit trois mots. »

Sa voix tremblait en repensant au moment où son monde c’était effondré.
    Casey « Je suis désolée... »

C'était les seuls mots de Jana. Quatorze heures trente-deux. Pas de cris, pas de larmes. Juste la douleur, silencieuse, lui transperçant le corps de part et d'autres. Aucun mot ne pouvait expliquer une telle douleur. Pour la première fois, Casey laissa enfin couler les larmes sur ces joues rosées. C'était la première fois qu'elle pleuré. Pas une fois avant. Ni lorsqu'on avait porté le cercueil dans l'allée de l'église, ni quand il avait été mit en terre, ni quand les journalistes c’étaient agglutinés à la sortie de l'église, devant le lycée ou devant Wyatt Industries. Pas une fois. Ni devant son père, ces amis ou Jana. Et elle se rendait compte à ce moment là, que si elle criait à qui voulait bien l'entendre  que son deuil était fait, c’était loin d'être le cas. On ne peut jamais faire le deuil de sa mère.
Août 2014




    Dr. Eden « Vous m'avez parlé de vous, de votre mère mais pas de votre père. Vous n'avez rien à dire sur lui ? »

Si elle n'en n'avait pas parlé avant, c'est qu'elle attendait la deuxième séance. C'était le minimum, une séance entière pour son père. Elle avait tant à dire sur lui.
    Casey « Dominic Forest. On se ressemble beaucoup il paraît. C'est normal je pense, je passais beaucoup plus de temps avec lui qu'avec ma mère. C'est lui aussi qui m'a mis pour la première fois à cheval aussi. Et je n'ai jamais arrêté. Son truc, c'est le dressage. Il était sélectionné pour les JO il y a plusieurs années. Il a déclaré forfait la veille, son cheval présentait un boiterie et il refusait de se présenter avec un autre cheval. Il est partit à la retraite et Dom a ouvert une écurie de compétition pour enseigner sa passion. Il a toujours poursuivit ces rêves. Il ne voulait pas reprendre le cabinet familiale. Les plus fidèles clients du cabinets n’étaient pas tout blanc, et il aurait détesté aider un meurtrier ou un arnaquer à sortir de prison, alors il l'a laissé à son frère. Steven. Je l'ai vu... hum.... une fois. En seize ans. Il vit à Washington avec son fils unique – que je n'ai jamais vu- Et Dom lui s'occupe vaguement de la succursale de New-York. Il assiste à un conseil d'administration une à deux fois par mois. Et c'est tout. Il n'a jamais aimait ce monde, de paillette, d'argent et d'hypocrisie. Je me demande aussi alors pourquoi il aimait ma mère ? Elle était tout ce qu'il déteste. »

Et cette question lui tournait sans cesse dans la tête, elle avait déjà surpris des conversations. Casey savait que sa mère avait eut une autre vie avant elle, qu'elle n'était pas prévue et souvent, ces questions lui brûlaient la bouche. Mais Brittany faisait systématiquement la sourde oreille. Doucement, la brune se redressa sur le canapé, avançant ces fesses jusqu'au bord. Elle ne l'avait jamais dit. A personne. Jamais.
    Casey « Je suis née Wyatt. Mes parents n'étaient pas mariés à l'époque. C'est normal, Dominic avait vingt et un ans et Brittany en avait quarante deux. Elle était veuve. Son mari était décédé une année auparavant. Elle avait eut un fils, Caleb, qui était décédé quelques années auparavant. Il avait dix-sept ans quand il se serait noyé dans la piscine. J'utilise le conditionnel, car le dossier a été classé comme accident. Pourtant, la thèse de l'assassinat été plausible, mais personne ne l'a suivie, tout comme le suicide. Savez-vous pourquoi ? L'avocat en charge de l'affaire c'est arrangé pour que le dossier soit traité très rapidement. C'était Rick Forest. Mon grand-père. Mes parents se connaissaient déjà depuis longtemps. Elle ne voulait pas d'autres enfants. Et pourtant je suis arrivée. Un imprévu. Dès qu'il a su qu'elle était enceinte, il m'a aimé. Il voulait tellement avoir des enfants. Ils se sont installés à New-York et je suis arrivée. Mais ils ne se sont pas mariés pour autant. »

    Casey « J'avais six ans quand ils se sont mariés. J'avais surpris une conversation peu avant. Les époux ne peuvent pas témoigner l'un contre l'autre. Alors le mariage était la solution pour éviter la prison.C'est ce qu'elle avait dit à Dominic. »

Et l'amour là-dedans ? Tellement futile dans ce monde.
    Casey « Et un mois plus tard, ils étaient mariés. Et ils ne se sont plus jamais disputés. Jamais. Dix ans de mariage et plus une seule dispute. Alors j'ai demandé à ma mère si on se mariait parce qu’on s'aimait. Elle m'a répondu oui. Alors je lui ai demandé pourquoi elle l'avait fait alors qu'elle n'aimait pas Dominic. Elle m'a répondu qu'on ne faisait pas toujours ce qu'on voulait dans la vie, surtout quand on est une Wyatt et qu'il fallait souvent mettre de côté ces certitudes. Et que la seule certitude qu'elle avait, c'était qu'elle aimait Dominic. Alors, je n'en n'ai plus jamais parlé. Elle non plus. Et lui non plus. »

Pause. Encore.
    Casey « J'aimerais bien avoir un mariage comme eux. J'aurais probablement un mariage comme ça avec Thomas. Je veux dire, ils étaient heureux. On avait notre villa, note immense villa. Ma mère avait son entreprise qui prospérait, elle aimait sa vie de femme d'affaire plus que celle de femme au foyer. Ça allait bien, Dominic aimait être père au foyer., plus que d'être un homme d'affaire. Il s'occupait de moi, de son écurie de compétition et il était heureux. Elle aussi. On était tous heureux. Maintenant, elle n'est plus là. Les chacals se battent pour récupérer la place de PDG de Wyatt Industries et Dominic ne s'en remet pas. Il ne s'en remettra jamais. »

Sa voix se brisa sur cette vérité tragique. Silencieusement, les larmes salées coulèrent le long de ces joues. Elle les laissa couler un instant, vidant le trop-plein d'émotion qu'elle avait. Puis elle les essuya, prenant garde à ne pas abîmer son maquillage.
    Casey « Je devais partir normalement. J'aurais dû faire ma rentrée en septembre à San Francisco Stable. C'est la plus grande écurie de compétition du pays. Renommée mondiale. Tout le monde sait comment fonctionne ce genre d'écurie. Beaucoup d'argent et peu de talent. Mais c'est pas le cas là-bas. La directrice est une des meilleures cavalières de ce pays, il ne faut pas seulement de l'argent pour y aller, mais aussi les capacités. Et une fois qu'on y est, on passe un test. Pour voir si on est vraiment à la hauteur. C'est un de mes plus grands rêves. Les meilleures cavaliers américains sortent de cette académie. Et j'aime la compétition. Vous pouvez pas imaginer. Le commun des mortels ne peut pas imaginer ce que c'est. Le complet. Rassemblant la grâce et la précisions du dressage, la force et maniabilité du saut, la puissance et l'adrénaline du cross. Je me sens vivante à cheval, tellement vivante quand la cloche sonne et que Sorrow s'élance hors de la boîte. »

    Casey « Mais je ne peux pas abandonner mon père. Il ne survivrait pas. Pourtant il m'encourage à poursuivre mon rêve. C'est ce que lui a fait et ça lui a bien réussi. Mais je ne peux pas partir maintenant. Quand je suis pas en cours ou au cheval, je passe le reste de mon temps avec mon avocat, le notaire et ceux qui en veulent à ma famille, ceux qui ressortent les vieilles histoires pour salir la mémoire de ma mère, qui veulent s'emparer de son héritage. De mon héritage. Je les laisserais pas faire, je me battrais jusqu'au bout. Et j'irais à San Francisco Stable plus tard. Ou jamais. Mais maintenant ce n'est pas le moment. »
    Dr. Eden « Vous admirez beaucoup votre père, n'est-ce pas ? »
    Casey « Qui ne l’admirerait pas ? Il est incroyable. Vraiment. J'ai de la chance de l'avoir. Ma mère avait eut sa vie avant, elle avait eut un fils, un mari et un mariage. Elle n'avait pas besoin de refaire sa vie ainsi. Mais elle l'a fait, et même si elle ne m'aimait pas autant que j'aurais voulu, Dom a toujours été là. Pourtant, il n'a pas eu de chance non plus. Ces parents sont morts dans un accident de voiture quand il avait dix-sept ans, son meilleur ami est mort en même temps. Et il ne parle plus à son frère. C'est pourtant la seule famille qu'il avait. Alors il se concentrait uniquement sur moi. »

Septembre2014




    Dr. Eden « Casey, est-ce que vous ne voulez pas vous asseoir ? »
    Casey « M'asseoir ? »

Elle se tourna vivement vers son psychiatre, les yeux fulminant de rage. Comme si ce mot était tout à coup inconnu pour elle. Pourtant, son psy avait raison. Elle devrait s'asseoir, reprendre sa respiration et son calme. Mais la colère lui brûlait les boyaux avec tellement d'intensité que c'était impossible pour elle de se calmer. Elle tournait en rond dans ce bureau, incapable extérioriser sa rage. Alors elle s'en prenait à la seule personne présente, braquant son regard bouillant sur son psy.
    Casey « M'asseoir. Je vais vous expliquer pourquoi je ne vais pas m'asseoir. Je vous ai parlé de Thomas. Oui Thomas Kane. Mon incroyable Thomas. Ce connard de Thomas. Il avait tout pour lui, fils du gouverneur de l'Etat de New-York, un belle vie, un lycée privé et une petite amie incroyable -moi donc-. Je veux dire, qui pourrait rêver mieux. On était LE couple du lycée. On a passé des moments merveilleux aux Hamptons, à Monaco ou à Rome, je le connais depuis que je suis gamine. Il m'a vraiment aidé lorsque ma mère est décédée. C'était un pilier pour moi. Et soyons honnête, notre avenir était tracé. Les études, le mariage, les enfants et tout ce qui va avec cette vie tellement clichée. Ça me convenait bien quand même. »

Son poing se serra en y repensant. Elle avait réussit à retrouver un semblant d'équilibre. Les compétitions, les amis et Thomas. Et maintenant une de ces fondations venait de s'écrouler. Elle ne pouvait pas rester intact. Elle le connaissait depuis si longtemps, ces sentiments avaient tellement évolués qu'elle ne pouvait pas simplement tirer un trait sur lui et cette trahison.
    Casey « Qu'il me trompe. Je m'en doutais. Qu'il me mente soit. Je ne peux pas l'accepter, mais je passe à autre chose. Je suis pas forcément toute blanche non plus. Mais qu'il mette cette salope enceinte. Caitlin. Elle était mignonne. On voyait tous qu'elle avait pris du poids, elle avait l'air d'un énorme bonbon dans cette robe rose. Mais on ne se doutait pas que c'était parce qu'elle portait un petit Kane dans le ventre. Elle arrêtait pas de me collée, c'était un bon fair-valoir. Je lui ai cassée le nez, c'était dit avec une telle désinvolture que ça pouvait en être effrayant, et si elle ose se repointer à Saint-James... »

Elle fit une pause, elle n'avait pas besoin de mot pour exprimer ce qu'elle ressentait en ce moment et ce qu'elle faisait à la petite Catlin si elle osait revenir à Manhattan.
    Casey « Elle a portée plainte contre moi, pour coups et blessures volontaires. Mon avocat m'a demandé ma version des faits. Je lui ai répondu que je lui avait faite une faveur, son nez était vraiment horrible et maintenant elle allait pouvoir se le faire refaire sans frais. Et qu'on allait se retrouver au tribunal. Elle veut s'attaquer à moi, soit, elle ne sait même pas à quoi s'attendre. »

La haine transpirait a travers ces paroles. Elle restait cependant calme, calculant parfaitement comment ça allait se passer. Et quel scandale ce serait pour les Kane, de savoir que le fils avait mis en cloque une de ces amies, une boursière même. Casey détenait chacun des as dans la main, il ne restait plus qu'à les abattre au bon moment.
    Dr. Eden « Et Thomas ? »
    Casey« J'ai décidé de le détruire, briser son existence, massacrer son destin, par vengeance et égoïsme. De le choisir, comme quelqu'un qui pourrait être heureux, qui n'a pas encore été corrompu, qui croit en tout, la vie devant lui, l'espoir. Et en faire une épave dans mon genre, il dort en ce moment, rêve d'amour, et d'avenir, sans se douter une seconde que je viens de décider sa perte. Et à ce moment-là, je serais tranquille. C'est la guerre Doc. Et il n'y aura aucun survivant. Ça peut être le fils au Président que le résultat serait le même. La lignée Kane va être anéantie. Il n'en restera plus une miette après ce qu'il c'est passé. On ne s'en prend pas à moi impunément. Et je crois qu'ils ont besoins d'un rappel. C'est une promesse, Doc, pas une menace. Les menaces, c'est tellement banal. »

Novembre 2014




    Casey « Tout le monde attendait, dans un voyeurisme malsain que je m'effondre. Ils étaient là, les journalistes et paparazzis, agglutinés devant les fenêtres, devant mon lycée ou devant les écuries. Partout. Ils attendaient, impatient de pouvoir relater au monde entier à quel point la pauvre Casey Forest-Wyatt allait mal. Je ne leur donnerais jamais ce plaisir. Je ne mettrais pas un genou à terre, même si j'ai tout perdu. Depuis quelque mois, ma vie a pris un tournure horrible. J'ai perdu ma mère, mon cheval, mon avenir et mon petit-ami. J'aimerais tellement être dans un mauvais rêve, et pouvoir me réveiller. Enfin, chaque jour a son lot de malheur, chaque jour je me demande ce qu'il va me tomber sur la tête encore. Ils ont décidés de fouiller, de ressortir les sales histoires. J'ai reçu une injonction, ils veulent exhumer le corps de mon demi-frère pour prouver que ce n'était pas un accident, mais que ma mère y été mêlée d'une manière ou d'une autre. De même qu'ils jugent suspect le décès de mes grands-parents paternels, peu de temps après avoir classé le dossier sur la mort de Caleb, ils sont tragiquement décédés dans un accident de voiture. Ils retournent le passé, pour espérer faire tomber l'empire Forest-Wyatt. Chacun de nos propos est repris et déformé, sorti de leur contexte pour nous mettre à terre. Ils attendent le moindre dérapage pour le faire sortir en Une. Ils n'ont pas autre chose à faire que se régler du malheur des autres. Quel triste métier. »

Le regard vide, le timbre étonnement calme, comme résigné, Angie marque une pause. Un instant, de répit, avant de reprendre.
Casey « On dit toujours que la roue tourne. Mais c'est des putains de connerie, chacun sa chance, pour certain la roue ne tourne que dans un sens. J'ai perdu ma mère, mon petit-ami, mon cheval. Que va-ton me prendre encore. Qu'ils viennent, je les attend. »
Décembre2014




    Casey « Evy Marshall. Du Label Marshall Music. Et M&M pour Marshall Mannequin. Son père gère la partie musical et sa mère l'agence de mannequinat. Qui décide qui sera le prochain hit musical ou plutôt la prochaine Ange de Victoria Secret. C'est eux qui décide qui pourra devenir une star ou qui sera renvoyé dans l'oubli. Le label gère les plus gros chanteurs du monde et c'est le passage obligé pour chaque mannequin qui veut faire carrière. Je peux même vous dire quel sera l'hit de l'été deux-mille-quinze ou qui on aura évincé. Alex Down, le fils de James Down, Down Labs, micro-biologie. Je n'ai pas besoin de vous le présenter. C'est un précurseur en matière de biologie, un piètre père, comme chaque homme ou femme d'affaire. Qui n'accorde jamais de temps à sa famille. C'est assez marrant d'ailleurs. Alex et moi, on est la même chose. Je veux dire, on ne gère pas des mannequins ou de la musique. On fait tourner le monde. Je pourrais déclencher une guerre, je pourrais délocaliser l'entreprise dans un pays sans accord d'extradition avec les USA et décider d'armer nos ennemis. Je pourrais passer un accord avec la Corée du Nord  et leur donner un coup de pouce en terme d'armement nucléaire. Et je pourrais faire tout ça sans qu'on s'oppose à moi. Après tout, je détient la majorité des parts de l'entreprise, aucun des autres actionnaires ne peut s'opposer à moi. N'est-ce pas fou de conférer autant de pouvoir à une gamine ? Alex, avec ce qu'il a dans le laboratoire de son père, il y aurait de quoi exterminer la race humaine. Tuer un pays entier. En gardant ces mains dans les poches, les souches les plus mortelles d'Ebola, de la Peste ou de la Malaria sont stockés là-bas. Les vaccins contre les-dites maladies sont développés au même endroit. On gagne notre vie au détriment de celles des autres. »

Ces problèmes de consciences, elle en avait déjà parlé à sa mère. Et elle lui avait simplement répondu que si ce n'était pas elle qui 'sen occupait, ce serait quelqu'un d'autre. Et que c'était préférable que ce soit elle.
    Casey « Et Kyllian. Kyllian Cole, son père possède la moitié de de Manhattan. Un monument porte même son nom. Le plus grand magnat de l'immobilier new-yorkais. Et je me demande comment c'est possible, qu'une personne comme James Cole, aussi détestable, méchant, ambition et égoïste a réussi à élever un fils autant gentil, altruiste et généreux que Kyllian. Pourtant, il n'a jamais connu sa mère. C'est le secret le mieux garder de l'Upper East Side. »

    Dr. Eden « Vous m'avez parlé de vos parents, d'Evy, Alex et Kyllian. Mais jamais de Jana. Pourtant je crois savoir qu'elle tient une place particulière. »

Casey esquissa un sourire en pensant à Jana.
    Casey « Ma mère n'avait pas le temps de s'occuper de la villa, de moi, de mon père en plus de son entreprise. Alors Jana était là pour sa. La personne la plus sûre et loyale que je connaisse. Je la connais depuis que je suis enfant, elle a toujours été là, dans les pires moments comme dans les meilleurs. Elle m'a apprit le Russe, elle venait aux conseils de classe avec Dom, elle m'emmenait à l'écurie, en concours. Et pourtant, elle avait une peur bleue des cheveux. Mais elle l'a surpassée, bien qu'elle n'ait jamais posée ces fesses dessus. Pourtant, Jana était là pour chaque compétition, aux côtés de mon père, elle n'en n'a jamais raté une seule. Comme aucun de mes anniversaire. Elle m'accompagne et m'encourage depuis que je suis venue au monde. Elle a séché mes larmes, assisté à mes plus grandes réussites, elle avait toujours les mots juste, pour ne pas que je perde la face. Elle fait partie de la famille. »

Les personnes les plus importantes pour elle pouvait se compter sur les doigts de la mains. Chacun de ces amis, ces frères et sœurs, pas de sang mais de cœurs, qu'elle connaissait depuis toujours. Qui avait toujours était là pour elle, comme elle restait présente pour eux. Le quatuor se complétaient à merveille. Il y avait d'un copain la bimbo blonde, Evy ; le beau-gosse de service qui se cache derrière son côté connard, Alex ; Kyllian, à qui il était impossible de faire perdre son calme, qui voyait le bon côté des gens avant les mauvais, qui ne jugeait jamais, même les pires atrocités; et Casey.
Février 2015




    Dominic « Qu'est-ce que vous avez foutu ?! »

Les yeux bleus de son père fulminaient de rage. Il parlait pourtant avec calme, articulant parfaitement chacun de ces mots, mais elle voyait qu'il était en colère. Assise sur le canapé à côté d'Evy et d'Alex, elle était plutôt mal à l'aise. Elle n'arrêtait pas de gigoter, ramenant finalement ces pieds sous ces fesses, assise en tailleur.
    Casey « Je ne vois pas de quoi tu parle »

Digne d'une actrice, elle se retourna vers ces deux compères pour obtenir leur approbation et planta son regard dans celui de son père avec un tel aplomb, que ça semblait la vérité.
    Dominic « Est-ce que vous savez où se trouve Kyllian ? »
    Casey « Il est en thalasso, à l'étranger. Il avait besoin de changer d'air. »
    Dominic « Et il y est tout seul ? »

Silence. C'était une question pour piège. Pour le père de Kyllian, c'était Casey qui était partie avec lui. Pour le père d'Alex, c'était Evy, et pour la mère d'Evy, c'était Alex.
    Dominic « Quand son père m'a appelé pour savoir si j'avais des nouvelles de ma fille, je ne l'ai pas compris. Mais quand j'ai compris que tu lui avais menti, j'ai appelé ta mère Evy. Et elle m'a dit que c'était Alex qui était parti avec Kyllian. Tandis que pour l'assistant de ton père Alex, c'est Evy qui est à l'étranger. Alors je vous repose une dernière fois la question. Qu'est-ce que vous avez foutu ? »

Elle soupira longuement, ne pouvant plus se retrancher derrière ce mensonge. Son père avait toujours été compréhensif, il allait comprendre.
    Casey « Kyllian a des problèmes de drogues. A cause de moi en partie, et de Enzo. Bref. Il, a voulu retrouver sa mère et il c'est pris un mur en pleine face. Il est en pleine descente en enfer et il est pas prêt de remonter la pente. Pas tant qu'il est ici, entouré de tous ces rats qui veulent juste exercer leur influence sur Kyllian Cole. On pouvait pas le laisser continuer à plonger comme ça, plus on l'aidait plus il s'éloignait de nous. J'pense que tu connais le principe. Enfin on essayait de l'aider. Et vu que son père faisait le mort face aux appels à l'aide de son fils, on a pris les choses en main. Officiellement il est en thalasso thérapie en Argentine avec moi, Alex ou Evy, ça dépend à qui tu pose la question. Pour se ressourcer et prendre du recul. Réellement, il est en cure de désintox dans les Alpes Française, à l'abri des regards et de la presse. Et personne ne doit savoir la vérité. »
    Dominic « Et tu trouve que ça justifie le fait de faire sortir Kyllian illégalement du continent ? Vous êtes sérieux ? Vraiment ? Vous savez ce que mon père m'a dit, si d'ici demain matin il n'a pas de nouvelles de son fils, c'est son ami du FBI qui se chargera personnellement d'investiguer. Est-ce qu'il était consentent au moins ? »

Dans une nonchalance des plus provocante, elle haussa les épaules pour seul réponse. A vrai dire, personne n'avait posé la question à Kyllian, et il c'était retrouvé devant le fait accompli, sans vraiment avoir eu le choix de grimper dans cet avion. Elle ne regrettait pas son geste tout comme elle n'allait pas s’excuser d'avoir aider son meilleur ami à ressortir du trou dans lequel elle-même l'avait mis.
    Dominic « Et tes problèmes de drogue, on en parle ? De ta descente en enfer depuis des mois. Tu en as pas marre de te retrouver au poste chaque week-end. Chaque fois que tu pars sur un cross j'ai peur, que tu ne le finisse pas, tu es devenu imprudente. J'en ai marre moi, d'attendre un coup de téléphone de l'hôpital, m'annonçant que ma fille y es.  »

Cri du cœur. Il perdait son calme face au comportement totalement provocant de sa propre fille. Brusquement, le comportement désintéressé de Casey se transforma en colère.
    Casey « Mes problèmes de drogues,  des gardes à vues, heu ? Pardon, mais je ne vois absolument pas de quoi tu parles. »
    Dominic « Tout comme la voiture volée du week-end passé, là aussi tu ne vois pas de quoi je parle ? Et oui, Casey ton avocat est avant tout le mien. Je suis au courant de toutes tes conneries. Toutes. »

Il se retourna un instant vers Alex avant de reprendre la parole
    Dominic « Et tu crois que tes amis pourront te couvrir toute la vie ? »

Casey « Merci, Papa, lança-t-elle ironiquement, je prend bien note de tes conseils. Maintenant si tu veux bien, je vais me chercher un autre avocat. Un qui connaît le principe du secret professionnel. »
Tonalité froide et ironique, arrogante et impétueuse. Dans le même calme, elle se leva, prenant le temps qu'il lui fallait pour aller chercher son sac à main et sa veste en cuir, ignorant purement et simplement son père. La porte fût claquée derrière elle, ces amis sur les talons.
    Alex « Je suis d'accord avec ton père mine de rien. »

Regard noir, elle n'avait pas besoin d'aide. De Personne. Elle accéléra le pas, ignorant son meilleur ami. Sans qu'elle s'y attende, elle fût déséquilibrée, poussée contre la voiture de sport d'Alex. Il la tenait fermement appuyée contre la carrosserie glacial, d'une main de fer sur l'épaule.
    Alex « Casey. Tu pars en vrille. Arrête de fuir. Pour ce qu'on a fait, on pourrait finir en prison, tous les deux. Evy aussi. Je ferais n'importe quoi mais je te laisserais pas replonger. »

Regard blasé de la jeune brune, rejetant en bloc les paroles du blond.
    Alex « A chaque fois c'est la même chose. Tu pète les plombs quand tu te fait briser le cœur ou quand tu perds le contrôle. La dernière fois, tu as cassé le nez à une pauvre fille, menacer un juge et réduit à néant la réputation des Kane. Cette fois ci, c'est pire, et je resterais pas là les bras croisés. Tu te bats contre toi-même depuis deux ans, bats-toi pour toi pour une fois. Cette fois-ci, on a faillit s’entre-tuer Casey, et je veux pas que ça recommence. »

Et il avait raison, leur amitié avait été mis à rude épreuve ces derniers temps. Mal à l'aise, Angie se mordilla la lèvre, baissant le regard, ne pouvant soutenir un instant de plus celui d'Alex. Il relâcha la pression sur sa main, lui permettant enfin de décoller son dos du métal glacial.
    Alex « J'ai vu le formulaire d'inscription sur ton bureau. Je l'ai envoyé. Tu as un seul objectif dans ta vie, et un rêve. Le premier, c'est de devenir PDG de Wyatt Industries, le deuxième c'est d'intégrer San Francisco Stable. Tu as le niveau, encore plus qu'il y a deux ans. Tu as le cheval pour, le mental et l'expérience nécessaire. Tu es une des meilleures cavalières du pays. Je me suis renseigné -enfin mon détective- corrigea-t-il immédiatement sous le regard surpris d'Evy. Tu as enchaîné trois mauvais classements dans ta carrière, les pires j'veux dire, ceux qu'aucun cavalier ne veut faire. On sait tout les deux pourquoi. Et tu as changé de cheval, tu as recommencés. J'ai jamais vu un esprit de compétition aussi développé que chez toi, tu as la rage Casey, utilise-là à bon escient. »

    Alex « Pars. Tu n'a plus rien qui te retient ici. Jana veillera sur ton père, Evy veillera sur moi, je veillerais sur Kyllian et lui veillera sur moi. Tu as besoin de prendre du recul. »

Et il avait tellement raison. Ces derniers temps, elle semblait être spectatrice de la chute de sa propre vie. Tout s'effondrait tel un château de carte sur lequel on avait soufflé. Et elle se sentait enfin prête à laisser sa vie new-yorkaise derrière elle, pour reprendre à zéro à San Francisco. Elle se traînait trop de problèmes depuis des années, et c'était le problème de trop. Prenant une profonde respiration, Casey se décida enfin à baisser les barrières.
    Casey « Je vais y aller. Mais Alex, fait-moi une promesse. Tu t'occupe d'Enzo, on est d'accord. Je veux qu'il plonge, si profondément que jamais il ne pourra s'en sortir. On est d'accord ? »

Son meilleur ami sourit face à cette demande peu surprenante.
    Alex « Oui Casey, je m'en occupe. Tu peux partir l'esprit tranquille. »

Décembre 2016

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MessageSujet: Re: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.
Dim 8 Jan - 22:20

Teeest Cool
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MessageSujet: Re: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.
Dim 8 Jan - 22:20

Le membre 'Casey A. Forest-Wyatt' a effectué l'action suivante : Dès


'Test d'entrée ' :
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MessageSujet: Re: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.
Dim 8 Jan - 22:49


Validé !

Ta fiche est validée, tu peux à présent jouer sur San Francisco Stable, en espérant que tu t'amuseras autant que nous =D

Tu retrouvera les informations sur ton avancée dans le jeu ici, ta chambre vient d'être créée de ce côté-là et ton test d'entrée est ici !

Bon jeux chou
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MessageSujet: Re: Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux.

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 Casey 〉Si je t'aime, c'est comme de jouer avec le feu. Oui je sais, c'est dangereux. Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
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