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Hope
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MessageSujet: Re: C'est de la confiance que naît la trahison | Curare
Dim 22 Oct - 15:22

Trust can't be trust
curare feodor ostrov & matt ostrov
Oh que si, Curare imaginait très bien ce qu'il pouvait bien se passer dans le corps de Matt. Et dans sa tête. Il était certainement en train d'expérimenter exactement la même chose. Après tout, ils étaient des hommes tous les deux. Et ils partageaient bien plus en commun, à commencer par leur amour l'un pour l'autre, qui déréglait l'intégralité de leurs fonctions vitales. A commencer par leurs hormones, qui dansaient la salsa. Par leur cœur, qui pompait tellement vite et tellement fort qu'il menaçait à chaque instant de s'enrayer. Par leur sang, qui courrait tellement rapidement dans leurs veines qu'ils avaient l'impression que leurs globules rouges faisaient du rallye.
Ils étaient sérieusement atteints. Mais comme ils étaient deux, c'était déjà nettement moins flagrant. Ou juste nettement plus pardonnable. Car il aurait quand même être sourd et aveugle pour ne pas se rendre compte de l'amour que ces deux-là pouvaient se porter.

Matt grimpa sur le tatoué, qui retint à grand-peine un sourire ravi. Désireux de respecter le choix de son homme de rester tendre, le tatoué accepta de rester sur sa faim. Délicatement, il laissa son compagnon re-découvrir ses lèvres. Il s'imprégna quand à lui de la douceur de ses dernières. Il le laissa lui voler son souffle, et lorsque l'Australien décida de lui-même de rompre le baiser et de se redresser, le tatoué n'eut d'autre choix que d'afficher un grand sourire béat. Il était heureux. Indéniablement heureux.
Sans perdre davantage de temps, il attrapa les hanches de son compagnon pour le forcer à se baisser à nouveau. Plongeant la tête dans son cou, Curare enlaça fermement son mari. Les yeux fermés, immobile, il grava une fois de plus l'odeur de son amant dans sa mémoire. Ce savant mélange de fumée de cigarette, de menthol chimique, et de ce parfum si caractéristique qui semblait émaner naturellement de sa peau.
J'ai cru te perdre.
Lui qui n'avait pas voulu le dire à haute voix, c'était loupé. Mais tant pis ; après tout, ils étaient censés ne rien se cacher, n'est-ce pas ? Alors il ne lui cachait rien. Et il mettait des mots sur cette peur panique qui l'avait poussé à s'enfuir aujourd'hui. A pleurer ce main. Et à lever la voix sur son compagnon, lui pourtant incapable de la moindre violence. L'amour le changeait décidément. Et pas tout le temps en bien, malheureusement... La jalousie dont il faisait déjà preuve envers sa simple famille était décuplée à l'égard de Matt. Matt qui en faisait ensuite les frais.

Mais, refusant de se laisser aller à de telles pensées noires, Curare se mit à bouger pour arrêter de réfléchir trop intensément. Inversant les rôles, il fit rouler son compagnon pour le placer sur le dos, et lui il resta collé au-dessus de lui. Matt au-dessous, ils avaient à nouveau changé. En temps normal, c'était plutôt l'inverse, le tatoué n'aimant rien de plus que laisser son formidable merveilleux fantastique très talentueux amant gérer la situation lorsque tout devenait plus... dénudé.
Délaissant une fois de plus la bouche, il se redressa quelque peu pour s'attaquer au cou. A la clavicule, qu'il dénuda légèrement en poussant nonchalamment le Tee-Shirt d'un petit coup de nez. Il n'était plus trop sûr de ce qu'il avait le droit ou pas de faire, alors il s'attarda assez peu de ce côté-là. Certes, un suçon bien marqué aurait été du meilleur effet. Mais il avait peur que Matt ne prenne mal cet excès de jalousie. Quoique l'idée de marquer son territoire sonnait assez bien aux oreilles du letton.

Alors, un sourire presque innocent collé aux lèvres, le letton descendit plus bas. S'aventurant là où le Tee-Shirt faisait place à la ceinture du jean, il embrassa toujours aussi délicatement cette zone indécente. La barrière du tissu ne fut très vite qu'un vague souvenir, et Curare se délecta un instant de la chaleur qui émanait de cette partie du corps de son homme. Juste un instant.
Car, comme s'il avait repris ses esprits après une erreur monumentale, il se redressa, arrêta tous ses baisers et s'éloigna de son homme comme si un insecte l'avait piqué. Le regard illuminé à la fois par le rire et par ce désir qu'il ne pouvait plus cacher - encore moins en étant vêtu d'un simple boxer - il ne quitta pas un seul instant son compagnon des yeux. Curieux de voir comment ce dernier pouvait bien réagir à ce chaud/froid qu'il lui imposait depuis ce matin...
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MessageSujet: Re: C'est de la confiance que naît la trahison | Curare
Dim 22 Oct - 17:53

C'est de la confiance que naît la trahison

CURARE & MATT


Il manquait d'oxygène, il avait l'impression qu'il pouvait défaillir à chaque instant. Cette relation était semblable à l’ascension de l'Everest, c'était tortueux, difficile et pourtant si magnifique et si gratifiant. Plus le temps allait plus les poumons hurlait. Le sang peinait à atteindre le cerveau, le coeur battait la chamade, la crise cardiaque, la noyade, la rupture d'anévrisme, toutes ses choses paraissaient si proches de le faire sombrer, lorsqu'il se retrouva à nouveau douloureusement coincé entre Curare et le lit.

Son homme jouait avec lui, avec se faibles nerfs. Il était amoureux désespérément amoureux. Il le savait tout simplement parcequ'il se répétait cette phrase en boucle, encore et encore : Tu seras aimé le jour où tu pourras montrer ta faiblesse, sans que l'autre s'en serve pour affirmer sa force. Peut être qu'en ce jour, il y avait un peu moins d'impact à cette phrase, puisque ces faiblesses adolescentes étaient exposées et utilisées par son homme. Un regain d'espoir à chaque fois, qu'il aille enfin jusqu'au bout. Il se raccrochait aux draps alors qu'il qu'un flot d'hormones contrôlait son cerveau. Il ne comprendrait jamais cette capacité de son homme à masquer si aisément ses émotions. Il sentait les lèvres descendre dans son cou, toucher un point sensible qui fit vibrer tout son corps - et ses cordes vocales- puis la clavicule. Les lèvres chaudes s'ajoutaient à son corps déjà en ébullition. Il les sentait descendre, il se laissa aller un instant à se dire qu'enfin il gagnait sur ce terrain là. Qu’égoïstement il pourrait profiter de son homme après un tel incident. Il murmura tout de même pour répondre à ses craintes : - Jamais...

Il dut se taire et s'interrompre dans sa phrase pour se contrôler et se contenir encore un peu. A un instant, l'idée de se mettre à gémir avec exagération et sans aucune retenue pour faire craquer le tatoué lui effleura l'esprit. Mais il se ravisa. Il garderait ça pour plus tard. Il sentait les lèvres si proches, il ferma les yeux, se résignant à ce que le combat soit inutile. Soudain le corps se détacha de lui et un grognement franchement indigné s'échappa d'entre ses lèvres. Il réagit presque au quart de tour en tentant de retrouver contact avec lui, les mains de chaque côté de son corps musclé, les lèvres qui vinrent épouser docilement la forme du pectoral et la langue qui entoura un instant le piercing en son centre. Complètement plongé dans son monde, l'australien était coupé du monde autour de lui. Quand soudain, on toqua à la porte : - Service d'étage.

Le brun comme brûlé vif se détacha du corps tatoué pour s'allonger dans les draps. Il fut un instant bouche bé mais eut tout de même le réflexe de dire assez fort :
- Une minute s'il vous plait.

Pris en fraude, encore. Un soupir frustré. Le soleil était déjà haut dans le ciel, et selon les règles de l’hôtel la chambre devait être évacué avant une certaines heure qui avait surement du être dépassée. Il tourna la regard vers son homme :
- Tu as gagné.

Il se permit tout de même d'ajouter d'une voix qui ne laissait aucun doute sur l'état de son esprit à cet instant :
- Cette fois ci.


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MessageSujet: Re: C'est de la confiance que naît la trahison | Curare
Dim 22 Oct - 20:14

Trust can't be trust
curare feodor ostrov & matt ostrov
Matt ne chercha même pas à cacher ce qui lui traversait l'esprit, et c'est plutôt rapidement - pour ne pas dire immédiatement - qu'il se rapprocha du tatoué. Curare, s'il tenta un instant de lui résister, ne fut pas particulièrement convainquant, malheureusement pour lui. En sentant les lèvres de son compagnon se poser sur lui, le bien trop sensible letton se sentit craquer. Il inclina la tête en arrière, les yeux fermés, en une vaine tentative de repousser toutes ces sensations bien trop délicieuses qui l'envahissaient. Il s'entendit gémir sans vraiment l'avoir voulu ; sa raison semblait s'être évaporée hors de son corps, et elle le regardait, consternée, depuis les cieux.
Et elle avait bien raison. Pour quelqu'un ayant pris la décision de torturer son compagnon, il avait vite cédé.

Heureusement, les cieux - et peut-être carrément sa raison - étaient de son côté ce jour-là. Des brefs coups frappés à la porte arrêtèrent net le trop gourmand Australien, qui s'enfuit à l'autre bout du lit. A son tour. Cet éloignement permit à Curare de reprendre quelque peu ses esprits, tout comme la phrase que réussit à prononcer son compagnon à l'intention de l'auteur des coups sur la porte.
Un fou rire menaça de terrasser le letton, et les remarques frustrées de son compagnon n'arrangeaient rien. Un grand sourire aux lèvres, il se leva du lit - enfin. Se dirigeant vers la porte, il ne fit attention à sa tenue plus que minime qu'en rencontrant le regard choqué de la femme de chambre, à qui il avait ouvert la porte. Retenant encore et toujours le rire qui menaçait de plus en plus d'éclater, il parvint à rester aussi professionnel que possible.
Désolé, nous avons eu des difficultés avec la douche et nous avons été retardés, d'ici dix minutes nous serons partis.
Sans même attendre de réponse - après tout, sa phrase n'en attendait aucune - il referma la porte et éclata enfin de rire. Ses yeux pétillaient en direction de son compagnon, qui lui semblait trouver ça nettement moins drôle vu la façon dont il avait été interrompu. Mais ce n'était pas bien grave. Ils auraient tout le temps de se rattraper... Quand Curare le voudrait bien  :trigg:

THE END
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MessageSujet: Re: C'est de la confiance que naît la trahison | Curare

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